Source Venezuelatina.com

Source Venezuelatina.com

Cela faisait trois mois que nous attendions cette journée et pourtant je n’étais pas sereine ce matin quand je me suis levée : sûrement à force de répéter toujours la même chose et de ne jamais voir d’amélioration malgré les espoirs qu’on met dans ces gens que l’on consulte.

Ce rendez-vous chez cette gastro-entérologue, je l’avais depuis début juin. A l’époque ça me paraissait une éternité. 3 mois à le voir souffrir comme ça, il était hors de question d’attendre. Nous sommes donc aller voir un autre gastro conseillé par un médecin que je connaissais.

Mais au cas où, j’ai gardé le rendez-vous d’aujourd’hui : mon expérience (mauvaise) a fait que j’ai préféré ne pas l’annuler au cas où les choses ne s’arrangeraient pas malgré les consultations avec la première gastro.

Ouistiti ne va pas mieux, les nuits sont toujours avec des réveils toutes les deux heures où je sens bien qu’il a mal : nous y sommes donc allés cet après-midi.

Contrairement à la première gastro, nous n’avons pas pu faire un topo de la situation depuis la naissance de Ouistiti, nous n’en avons pas eu l’opportunité.

Ce médecin nous a balancé ses questions, limite sans nous laisser le temps de réfléchir, en me donnant même l’impression que je racontais n’importe quoi puisqu’au début elle comprenait de travers. Il a fallu qu’elle reçoive un coup de téléphone pour que je puisse mettre mon esprit au calme et que je récapitule dans ma tête ce que j’allais lui dire une fois qu’elle aurait raccroché (si je vous dis qu’au début je ne savais plus quels signes nous ont alertés pour le RGO en février…).

Même encore au moment où j’écris ce billet, je suis incapable de me souvenir dans quel ordre les choses ont été dites, ne m’en voulez pas si je vous parais brouillonne…

Avec ce qu’on lui a dit et les examens que Ouistiti a déjà passés, elle confirme le RGO et ne le trouve pas aussi modéré que la première gastro. Elle est d’accord aussi avec le fait que des douleurs intestinales entrent en jeu. Elle lui a donc fait faire un test pour vérifier si une bactérie y est présente et si sa flore pourrait en être perturbée : le test est négatif mais le résultat a pu être faussé car il n’était pas à jeun.

Jusque là j’étais confiante, enfin on pensait comme moi : son ventre est aussi en cause.

Le problème c’est qu’une fois le test revenu négatif, j’ai tout de suite eu le même sentiment : on nous mettait encore une fois de côté (attention, je ne dis pas que j’aurais préféré que le test soit positif).

Elle nous dit donc que le test est négatif mais que ça peut être un faux négatif mais que ça veut quand même dire que si il y a une bactérie, elle n’est pas forte car sinon elle aurait été révélée.

Donc le traitement qu’elle envisageait, elle ne le donne pas.

A ce moment là, elle revient (je ne sais plus comment) sur le RGO et commence un discours qui va me faire pleurer quand elle s’absentera quelques instants juste après : « le RGO c’est très compliqué à traiter avec le lait de mère » et sa solution c’est le sevrage. Elle voit que je le prend mal donc elle part sur une semaine pendant laquelle je devrais tirer mon lait et l’épaissir.

Si ça solutionne, c’est bien on reste comme ça.

Si ça ne solutionne pas, je devrais progressivement remplacer mon lait par du lait de riz, donc sevrer Ouistiti.

Et si ça ne solutionne encore pas, elle m’a mis ce que j’ai pris comme une menace au-dessus de la tête à savoir faire passer une fibroscopie à mon bébé de 9 mois. Si je dis « menace » c’est qu’elle a vu ma réticence à sevrer Ouistiti et elle m’a dit « oui mais c’est le seul moyen de savoir car tout peut être problématique dans le lait de mère sinon après c’est une fibroscopie »

J’ai eu l’impression de passer pour la mère qui préfère s’accrocher a son allaitement plutôt que de lui éviter cet examen douloureux, ce qui est absolument faux.

On est ressorti de là avec une ordonnance pour un tire-lait, du lait de riz et de l’épaississant, mais plus rien pour traiter le RGO alors qu’elle nous l’a confirmé.

Et moi ce soir, je me retrouve avec toutes mes interrogations.

Elle ne peut pas me confirmer que le sevrage va être la solution (alors que jusque là il n’y a que ça qui l’apaise…), et malgré ça je dois tenter un coup de poker et mettre un terme à notre allaitement de bientôt 9 mois et demi alors qu’on peut se retrouver dans quinze jours dans la même situation, mais encore plus stressés.

  • lui que j’aurais forcé à ne plus prendre ce qui le calme et l’endort,
  • et moi à devoir gérer des tirages de mon lait, et toute une procédure pour l’épaissir et lui donner, donc épuisée

Si j’étais sûre a 100% que ça allait être enfin la solution du problème, je foncerais tête baissée mais j’ai l’impression qu’on va juste nous enlever la seule chose qui adoucit toutes ces souffrances

Et pour l’instant, je n’y arrive pas.

J’ai toujours pensé que Ouistiti se sèvrerait tout seul alors devoir passer par quelque chose d’aussi violent, je trouve que c’est risqué de foutre en l’air tout ce que j’ai réussi à obtenir jusque-là (j’avais prévu de vous parler de ma victoire de cet été, mais j’ai eu besoin d’écrire sur ce rendez-vous avant).

Depuis cet après-midi, je suis perdue, triste.

Heureusement, parler avec PapaDeOuistiti et mes copines m’a permis de réagir un minimum et j’ai contacté ma sage-femme. Je la vois demain après-midi.

Je sais qu’elle, elle m’écoutera et qu’elle prendra tout en compte dans mon allaitement : le médical et l’émotionnel, qu’elle sera avenante et qu’elle ne me demandera pas sèchement comme la gastro : « Vous avez tout saisi, c’est bon ? »

Et patatra !

Cette année, les vacances m'ont joué un sacré tour : outre le fait que les températures n'aient jamais dépassé les 23 degrés et que je ne me sois pas baignée en 4 semaines, j'ai dû passer un peu moins de la dernière quinzaine avec un accessoire dont je me serais bien passée !

Je vous plante le décor :

Nous allions faire des courses. On aurait dû y aller la veille mais un détour vers un point relay fermé a contrarié nos projets et vis à vis du repas de Ouistiti, ça faisait trop court (si j'avais su !).

Contrairement à la fois d'avant, Ouistiti n'avait pas envie de rester sur le "siège" du caddie : je l'ai donc pris dans l'ErgoBaby. Comme à notre habitude, histoire que ça prenne moins de temps, PapaDeOuistiti est allé dans certains rayons et moi dans d'autres.

Tout est arrivé après que je sois allée chercher des compotes au rayon bébé : je me dirigeais vers le caddie avec mes deux paquets, Ouistiti bien installé et comme d'habitude à l'affût de tout, et là, d'un coup, j'ai glissé. Mais pas la petite glissade, non, une glissade qui m'a tout fait lâcher parce qu'en 1/4 de seconde, il a fallu que je capte que nous étions en train de tomber, que le caddie est trop prêt de nous et que la tête de Ouistiti se dirigeait droit vers lui. Alors que le réflexe m'aurait fait essayer de me raccrocher à ce caddie, je l'ai poussé, je me suis enroulée sur Ouistiti et je me suis étalée sur le côté droit.

Je venais de glisser sur une flaque d'eau en plein milieu du magasin

Sur le coup, je n'ai rien senti, tout ce qui m'importait c'était comment allait mon Bébé. Pendant la chute, bien que très rapide, je ne l'ai pas quitté des yeux, j'ai vu qu'il ne s'était pas cogné au caddie qui avait roulé plus loin mais je l'ai serré tellement fort que j'ai eu peur de lui avoir fait mal.

J'ai tout de suite détaché l'ErgoBaby (heureusement que je l'avais car sans lui, la chute aurait été bien plus catastrophique…) et je l'ai donné à son père pour qu'il vérifie. Il semblait perdu : plusieurs personnes avaient accouru vers nous, tout le monde demandait comment il allait et on était au sol. Bref, il sentait bien que quelque chose clochait mais il n'a jamais pleuré.

Nous l'avons rassuré. PapaDeOuistiti l'a regardé sous toutes les coutures, il n'avait rien.

Et c'est à ce moment que j'ai senti une douleur aiguë dans mon genou et une chaleur piquante sur mon coude. Je pensais que je m'étais arrachée la peau et je m'attendais à voir une plaie en relevant mon jean, mais non ! Par contre mon coude était bien amoché.

Nous sommes allés faire une déclaration à l'accueil. La personne qui s'en est occupée n'a montré aucun signe d'embêtement. Je n'ai même pas eu droit à un "je suis désolée".

Nous sommes partis et j'ai rejoint la voiture en boitant.

De retour chez nous, j'ai appelé un médecin : pas de place avant le lendemain matin. Je me rappelle avoir dit que je prenais le rendez-vous mais que si la douleur passait, j'annulerai. Elle est encore là, j'y suis donc allée.

A l'examen, le médecin a détecté un hématome et un épanchement : résultat, une ordonnance pour une radio et une échographie.

Sauf qu'en plein mois d'août, ce genre de rendez-vous, c'est la galère. J'ai pu aller faire une radio (qui n'a rien montré d'anormal) mais j'ai dû attendre notre retour à Paris pour l'écho. Et en attendant, je me suis traînée une genouillère ligamentaire. Autant vous dire, que j'ai terminé les vacances avec le moral bien atteint : j'avais mal (j'ai toujours), j'avais le genou compressé, et surtout j'étais amoindrie pour m'occuper de Ouistiti.

J'ai terminé le mois d'août tant bien que mal avec régulièrement des crises d'angoisse en pensant à ce qui aurait pu arriver à Ouistiti si il n'avait pas été dans l'Ergo, si je n'avais pas poussé le caddie ou si j'étais tombée en avant.

J'ai passé l'écho cette semaine et alors que je pensais que la douleur était liée au choc (oui même au bout de deux semaines, j'y croyais sincèrement), le couperet est tombé : hématome et déchirure du ligament avec IRM à suivre, car le radiologue craint que le ménisque ait été touché.

Autant vous dire que j'ai la rage et que j'ai bien du mal à garder la positive attitude : comme si on n'avait pas assez enduré depuis tous ces mois, il y a maintenant une probable opération qui me pend au nez sur un genou déjà fragilisé par une opération il y a plus de 20 ans.

Et dans tout ça, ce n'est pas à moi que je pense. J'ai déjà annoncé la couleur : si l'IRM montre que le ménisque est touché mais qu'on me dit que ça peut attendre et bien ça attendra !

Comment gérer une opération avec un allaitement ? Avec un Ouistiti qui ne s'endort qu'à la tétée ? Tout simplement avec un bébé de 9 mois dont je m'occupe H24 depuis sa naissance ?

Comme accepter que je vais peut-être devoir arrêter un allaitement bien installé à cause d'une satanée flaque d'eau en plein milieu d'un magasin ? La négligence de ces personnes est en train de menacer tout ce que nous avons construit depuis le 30 novembre 2013 et ça je ne l'accepte pas. C'est ça qui me fait le plus souffrir dans toute cette histoire.

Et bien sur, il faut encore attendre car les places sont chères pour les IRM ! Mais en fait, je ne suis pas pressée de savoir

Heureusement, ces vacances m'ont aussi amené une belle victoire dont je vous parle très vite !

Petit clin d'œil à mon copain Valpareiso dont un tweet m'a donné le titre de ce billet 😉

9 mois, déjà !!!

Et voilà ça y est, cela fait plus longtemps que tu es avec nous que tu as passé de temps dans mon bidou : tu es né à J-15 et je n'ai su que tu étais là que 4 semaines après que tu ais pris possession de ton home sweet home provisoire !

Aujourd'hui tu as 9 mois et même si tu es toujours un bébé, moi je trouve que le temps file bien vite et que tu as déjà bien grandi.

Nous te voyons faire des progrès tous les jours :

– tu adores faire des cabrioles passant du dos au ventre et du ventre au dos,

– depuis quelques jours, tu commences à ramper pour aller chercher le jouet qui t'intéresse,

– tu te tiens assis (même si tu ne t'assois pas tout seul) et tu adores trôner dans ta chaise haute

– tu savoures tout seul ton petit biscuit au goûter,

– tu dis de plus en plus "Mama" (parfois même tu vas jusqu'au MamAN) et Papa

– tu fais tes siestes dans ton lit (ça je vous en parlerai plus en détails dans un prochain billet),

– tu recherches l'attention de Léo, notre chat,

– tu reconnais instantanément notre petite chanson le soir avant le dodo,

– tu admires chaque objet que tu saisis, le tournant dans tous les sens avec délicatesse jusqu'à ce que tu le laisses tomber pour qu'on te le ramasse encore et encore !

– tu souris à chaque personne que tu croises. Du coup j'ai régulièrement des compliments "quel bébé gracieux", "il est trop mignon", "il est cool"…

Alors oui, il y a encore ce RGO qui te fait souffrir et dont nous n'arrivons pas à te soulager. Il me donne souvent l'impression d'être une maman en carton, mais je n'ai pas dit mon dernier mot et je ne lâcherai pas tant que tu ne passeras pas des nuits paisibles.

Mais ça ne me fait pas oublier que nous fêtons aussi nos 9 mois d'allaitement (et ça je n'aurais jamais osé espérer aller si loin, et je ne compte pas arrêter de si tôt, ça je l'ai déjà dit c'est toi qui choisiras !), ni tes éclats de rire que tu nous offres chaque jour.

Je n'ai jamais été aussi heureuse que depuis que tu es entré dans nos vies. Tu as fait de moi une Maman, tu m'as rendue forte même si je suis souvent remplie de doutes.

Tu es la plus belle chose qui nous soit arrivée à ton Papa et à moi, nous t'aimons plus que tout mon Ouistiti !

Crédit Photo : sarai.centerblog.net

Crédit Photo : sarai.centerblog.net

Même en vacances, au bord de la mer, on peut voir des choses qui font monter la moutarde au nez.

Ça a été mon cas, avant-hier, alors que nous promenions sur le front de mer. Je regardais des seaux de plage devant un magasin de plage quand une petite fille est arrivée avec sa maman. Tout à coup, quelque chose n'allait pas et elle est partie dans une petite colère : quel enfant n'a jamais fait ça devant un magasin vendant des jouets ?

Au même moment, deux femmes ont croisé cette petite fille avec sa maman et l'une d'entre elle s'est permise de lancer : "non mais qu'est ce que c'est que ça ! Elle peut pas lui coller une gifle !"

En un quart de seconde, j'ai vu la Maman désemparée par cette remarque et gênée car sa fille ne se calmait pas.

Cette remarque tout ce qu'il y a de plus méchant et déplacée m'a fait bondir et tout de suite fait penser à ce qui est arrivé à Mère Débordée la semaine dernière er qu'elle raconte ici.

Sans réfléchir, je lui ai lancé bien haut et bien fort : "Non mais de quoi je me mêle, occupez vous de vos fesses vieille bique !".

Bien sur, elle m'a regardé d'un air choqué. Et comme je la fixais avec aplomb, elle a continué son chemin vexée comme un pou !

La Maman, elle, m'a adressé un sourire de remerciement.

Si il y a bien quelque chose que je ne comprends pas dans la nature humaine c'est ce besoin systématique de juger et critiquer alors que la personne n'est pas concernée. Ça me donne juste envie de hurler !

Et vous, ça vous est déjà arrivé ? Comment avez vous réagi ?

 

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DME or not DME ? That is the question !!!

Loin de moi l'idée de lancer un débat ou provoquer une polémique sur la Diversification Menée par l'Enfant (DME) mais depuis quelques jours, cette question me trotte dans la tête.

Avant de commencer la diversification, je trouvais l'idée séduisante. Après tout je suis pour que Ouistiti découvre les choses par lui-même : il est passé de lui-même du plat dos à plat ventre. Je ne le force pas à s'assoir. Quand je vois qu'il cherche à s'y mettre, je l'encourage avec enthousiasme pour qu'il comprenne qu'il est sur la bonne voie et je pense qu'il commence à piger le truc. Du coup, la DME me paraissait complètement logique.

Seulement voilà, je bloque, j'ai peur.

Peur de ne pas lui proposer correctement les aliments dont il pourrait avoir envie, peur qu'il s'étouffe en prenant un trop gros morceau.

Mais je suis frustrée par cette incapacité à passer le cap.

Frustrée, car je vois mon Ouistiti avoir envie de découvrir les choses autrement qu'en purée dans son assiette. Hier il s'est énervé pendant son repas. Comme d'habitude, je n'ai pas insisté car comme en plus sa 2ème quenotte venait de percer, je pensais qu'il était chonchon à cause de ça. Sauf que quand il m'a vu manger mon brugnon, il ne l'a pas lâché du regard et il se contorsionnait pour essayer de me le prendre des mains.

Alors voilà, ce petit billet est en fait un appel à vos conseils, vous qui avez franchi le pas de la DME : comment avez vous su que c'était le bon moment, que votre bout'chou était prêt non seulement parce qu'il montrait de l'intérêt pour vos assiettes comme Ouistiti avec mon brugnon mais aussi que les risques étaient "contrôlables" ?

Je suis preneuse de toutes vos expériences, astuces en commentaires et d'avance, je vous en remercie très sincèrement !

 

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Une méchante frayeur...

Je ne sais pas si c'est parce que j'habite Paris mais depuis quelques temps, je trouve que le comportement de personnes inconnues à l'égard de Ouistiti sont ahurissantes et me donnent envie, la plupart du temps, de hurler (ce que j'ai d'ailleurs fini par faire !)

Je sais qu'un bébé, ça attire l'œil mais quand même ça commence à faire beaucoup. Un petit florilège des plus marquants depuis 7 mois 1/2 ?

Accrochez vous bien, c'est corsé !

Lors des premières sorties en poussettes, il y avait toujours une ou deux personnes pour se pencher au-dessus de Ouistiti : "c'est une fille ou un garçon" "qu'est ce qu'il est mignon", "il a quel âge" ? Ça part souvent d'un bon sentiment mais j'ai toujours du mal à ce qu'on vienne déranger mon bébé, surtout quand il dort.

Du coup, j'ai fini par mettre un lange sur la capotte du cosy. Mais non, une grand-mère a trouvé le moyen de tendre la main vers le lange "pour voir ce qu'il y avait dedans""Comment dire : un lange sur un cosy, c'est quasi certain que c'est un bébé en dessous." Ce fut ma réponse qui n'a pas semblé lui convenir puisqu'elle a trouvé bon de me redire qu'elle voulait le voir… Oui mais moi je ne voulais pas !

Il y a aussi les personnes qui ont un avis sur le Portage : c'est pas bien, ça leur fait mal (à quoi je leur réponds de se renseigner avec des infos de 2014, que c'est justement tout le contraire), ou alors je suis folle, contre moi, je vais l'étouffer.

Il y a aussi celles que les poussettes dérangent : "vous faites ch… avec vos poussettes". Et bien merci et bonne journée fut ma réponse !

Donc en gros si j'écoute ces 2 catégories de personnes, mon bébé n'a plus le droit de sortir…

Et il y a le métro.

Bien sûr la plupart du temps, Ouistiti amène de la bonne humeur : il sourit, du coup les gens lui sourient en retour. Si vous connaissez le métro parisien, vous savez que ça relève de l'exploit de voir des voyageurs souriants.

Sauf qu'à deux reprises, moi je n'ai pas du tout souri.

La première fois, c'est une dame, au départ charmante qui s'amusait avec Ouistiti à échanger ces fameux sourires. Sauf qu'elle s'est laissée emporter la petite dame et a cru que ça lui donnait la permission de lui toucher le nez. Et là, comment dire, le métro, les microbes, elle que je ne connais pas. Et bien non, stop, j'ai juste eu le temps de le décaler pour qu'elle ne l'atteigne pas et c'est moi en plus qui me suit faite recevoir :"Non mais il me sourit, laissez moi jouer avec lui". Bien sûr Madame, mon fils est un objet juste présent pour ton bon plaisir".

Mais il y a eu pire, la semaine dernière !

Je rentrais chez moi avec Ouistiti installé dans le Manduca. Une femme était assise à côté de moi et elle le cherchait du regard après qu'il lui ait fait une risette mais qu'il s'intéressait à d'autres personnes juste après. Elle s'est levée et s'est mise derrière moi (J'étais sur un strapontin). Son attitude m'a interpellée car si on a une place assise dans le métro, on se lève quand on arrive à sa station mais pas pour se mettre dans le couloir pour se tasser avec les personnes qui y sont déjà. Et d'un coup j'entends le bruit de l'appareil photo de son téléphone qu'elle tenait à la main. La rame de métro fait une petite embardée, cette femme est déséquilibrée par le mouvement ce qui me permet d'avoir un angle de vue sur son téléphone. Et là, stupeur, je vois Ouistiti en photo. Autant vous dire que j'ai tout suite tapé un scandale en exigeant qu'elle me la montre. Là elle s'est mise à bafouiller, à dire que ce n'est rien. Un monsieur intervient en lui disant que si elle ne me donne pas son téléphone, on descend tous les 3 à la prochaine station et on appelle la sécurité de la RATP. Forcément elle finit par me le tendre et je vois la photo. Bien sûr je l'efface, je vérifie qu'il n'y en a pas d'autres. Tout ça va très vite, Ouistiti sent que quelque chose ne va pas, il commence à pleurer. Je rends donc le téléphone pour m'occuper de lui et je ne cherche pas plus loin quand elle descend à la station d'après.

Je ne sais pas quelles étaient ses intentions : juste naïvement croire qu'elle pouvait prendre un bébé qu'elle trouvait mignon, ou un acte cinglé pour traquer un bébé ? Car oui, vous allez peut être trouver ça excessif mais après coup j'ai eu très peur : avec tout ce qu'on voit sur les rapts d'enfants, l'idée n'a pas tardé à germer qu'elle nous avait repérés, qu'elle avait pris Ouistiti en photo pour le montrer et qu'elle comptait me suivre pour voir où j'habitais. Bref, je préfère ne pas aller plus loin dans ma description car rien que d'y penser ça me glace le sang.

Autant vous dire que maintenant que ce soit dans la rue ou dans le métro, je suis en mode lionne et je suis sur le qui-vive dès qu'une personne l'approche.

Je me doute que notre mésaventure de la photo dans le métro est un extrême, mais vous, avez vous été confronté à des remarques ou des actes bizarres de la part d'inconnus quand vous êtes dehors avec votre bébé ? Comment réagissez vous ? Dites moi tout en commentaire.

 

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Source : dolo-soins.fr

Source : dolo-soins.fr

Tout a commencé le 1er week-end de mars. La veille, Ouistiti avait été ronchon l'après-midi. Je me souviens, je l'avais pris en photo car c'est à cette période qu'il cherchait à sucer son pouce et là il avait réussi. Mais en regardant la photo, je me suis rendue compte à quel point il avait le visage marqué, les yeux fatigués. Ce n'était pas mon petit Ouistiti qui nous faisait de grands sourires éclatants depuis plusieurs semaines. Quelque chose le gênait.

J'ai compris le lendemain quand je lui ai mis mon petit doigt dans la bouche à un moment où il pleurait : ses gencives avaient doublé !

Le dimanche a également été très dur. J'ai passé ma journée à harceler ma copine Juliette pour savoir quand donner le doliprane et jusqu'à quelle dose de camilia je pouvais aller. La pauvre a été submergée de textos plus paniqués les uns que les autres (pardon Chouchou !)

Étant donné qu'il s'était beaucoup touché l'oreille, le lundi, je l'ai emmené voir sa pédiatre. Je découvre beaucoup de choses depuis que je suis Maman, mais les otites pendant les poussées dentaires, ça je connaissais et je ne voulais pas prendre le risque d'en voir une s'installer.

Verdict : début d'otite et donc traitement. Elle lui regarde ensuite les gencives et m'annonce qu'une des incisives du bas devrait sortir dans les 48h. Hein, quoi, comment ??? Mais il vient d'avoir 3 mois et je l'allaite !!!!!

Une fois sortie de son cabinet, j'appelle PapaDeOuistiti, ma Maman, ma soeur, je textote mes copines, je "Facebook-ise", je tweet. Bref, je claironne à qui veut l'entendre : Ouistiti va avoir sa première dent !!!!

Seulement voilà, 24h, 36h, 48h, 72h plus tard toujours rien. La semaine a été très dure, on y a cru mais non cette coquine ne voulait pas percer.

Les rendez-vous suivants, la pédiatre m'assurait que ce n'était pas très loin. La dernière fois qu'on l'a vue, elle l'a ausculté et, sans me prévenir, lui a frotté la gencive avec une spatule en bois "pour l'aider à sortir". Cela faisait un mois qu'elle m'avait annoncé la soi-disante percée. Je sais que ça se fait, j'aurais voulu qu'elle me prévienne car je ne l'aurais pas laissé faire, pour moi c'est de la mutilation.

Depuis, vous le savez, nous avons changé de pédiatre. Et la première chose que nous a dit le nouveau en regardant ses gencives a été : "bon les dents, c'est pas pour tout de suite". Et une chose de plus à rajouter aux doléances de l'ancienne pédiatre, une !

D'un point de vue "dentaire", les choses se sont calmées sauf pour nos doigts que Ouistiti mordait avec un peu plus de force chaque jour.

Il y a 3 jours, au moment de la toilette, j'ai remarqué un petit trait blanc sur sa gencive en bas. Ah, ah, ah, cette fois-il se passait quelque chose.

Et aujourd'hui, 10 juillet, en passant mon doigt pour vérifier, j'ai senti une petite pointe saillante. Et hop une nouvelle vague d'émotion qui m'envahit : mon bébé grandit (oui, je sais, j'ai pas fini !)

Une dent qui perce, en général (je connais des exceptions), ça fait mal mais cette filoute a décidé de se pointer en pleine angoisse de la séparation.

Depuis environ 2 semaines, Ouistiti est passé en mode petit pot de glue : dès qu'il ne me voit pas même si je suis dans la même pièce, que je le pose ou que son père le prend, il pleure. Je le laisse dans son lit pour me préparer, il pleure (hurle) aussitôt. Il ne veut que les bras ou si j'arrive à le poser, il faut qu'il me voit et que je fasse la mariole en même temps pour qu'il oublie que ça ne va pas lui plaire et se mette à rigoler.

Mon manduca et son transat qui se trimballe partout sont mes fidèles alliés :

– Le manduca pour faire la vaisselle, étendre et ranger le linge, préparer ses petits pots, faire réchauffer son repas, préparer mes petit dej' et déjeuners,

– et le transat dans la salle de bain pendant que je fais ma toilette.

Voilà donc mes journées depuis 15 jours.

Mais aujourd'hui, à tout ceci, s'est donc ajoutée la dent qui pousse et là autant vous dire que je suis lessivée, ratatinée, sur les rotules. L'angoisse de la séparation couplée à la douleur, j'ai l'impression que je n'ai jamais réussi à l'apaiser de la journée. J'en ai même perdu patience à un moment donné en commençant à lever le ton. C'est la première fois en bientôt 7 mois et demi, et je m'en veux terriblement car j'ai flanché alors qu'il avait mal. Il n'a pas compris ma réaction et je l'ai vu dans ses yeux.

Je m'étais préparée à une période un peu rude où il ne voudrait avoir que moi, je sais que ça fait partie de son développement et quelque part ça me plait qu'il ait autant besoin de moi. En revanche, je ne m'attendais pas à devoir gérer une douleur en plus de tout ça.

Car calmer cette angoisse, c'est rapide, il suffit qu'il me voit et que je le prenne. Ce n'est pas facile car c'est toute la journée et physiquement je commence à accuser le coup, mais j'ai les éléments pour arranger sa peur. En revanche calmer cette douleur qui doit très certainement irradier dans toute sa mâchoire et sa tête, ça c'est beaucoup moins évident même quand je lui donne ce qu'il faut pour.

Je pense que j'aurais beaucoup mieux géré cette douleur si elle n'était pas arrivée maintenant car encore une fois même si je supportais jusque là tout ce que demande l'angoisse de la séparation, ça ne veut pas dire que je n'y laisse pas des plumes, surtout quand PapaDeOuistiti se bloque le dos et ne peut plus m'aider comme, il le fait habituellement.

Bref, je sais à quoi m'attendre demain et je vais essayer de recharger mes batteries à bloc pour mieux assurer.

Comme je lui ai dit tout à l'heure pour l'apaiser, le plus dur est passé maintenant que la dent a percé. Vous allez me dire "oui mais ce n'est que la première". Mais je suis toujours en train d'espérer quand quelque chose ne se passe pas facilement que la suite sera meilleure, donc j'espère que :

– les suivantes ne seront pas aussi douloureuses,

– que PapaDeOuistiti ne sera pas bloqué du dos,

– que je serai moins fatiguée,

– et que l'angoisse de la séparation sera moins forte ou que j'aurai trouvé d'autres astuces pour être plus libre de mes mouvements.

La positive attitude quoi !!!

 

Et vous, l'arrivée des dents, l'angoisse de la séparation, vous connaissez ? Vous êtes en plein dedans ? Des astuces à me souffler à l'oreille ?

Comme d'habitude, dites moi tout !!!

 

 

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Comme des Papas, des Hommes en cuisine pour Bébé

Les réseaux sociaux permettent de belles rencontres. Je le découvre un peu plus chaque jour. Parmi celles que j’ai pu faire depuis la création du blog, il en est une qui me tient à cœur car non seulement je connais maintenant 3 Papas géniaux mais aussi le beau projet, un peu fou, qu’ils mènent à bout de bras.

Ce projet c’est leur petite entreprise « Comme des Papas – Des petits plats HomMe Made pour bébés ».

Avant même que Ouistiti ne soit diversifié, je vous en ai déjà parlé, je tenais absolument à lui faire ses petites purées. Mais après un mois et demi de petites purées, je dois bien avouer que, par moment, je suis dépassée par le temps et la logistique. Il m’est donc arrivé de lui donner des petits pots mais je les choisis avec soin, toujours bio (Hipp Biologique ou Baby Bio).

Voilà pourquoi, j’ai été séduite par le projet de Comme des Papas puisque Édouard, Arthur et Clément, leurs créateurs, véhiculent une philosophie qui colle complètement avec ma vision des choses concernant l’alimentation de Ouistiti :

des ingrédients provenant de producteurs locaux, issus de l’agriculture biologique,

une production des petits plats à l’échelle locale gage de qualité, sécurité et transparence,

pas d’additif ni vitamines dans le respect des recommandations spécifiques a l’alimentation infantile,

des recettes variées et de saison comme par exemple pour le salé, dès 6 mois une purée fine de butternut, dès 8 mois une mousseline de céleri et de limande, et pour le sucré dès 6 mois une douceur de pomme et banane.

Le tout avec une DLC de 6 semaines, à garder au frais entre 0 et 4 degrés.

Comme des Papas proposera à ses clients, en Île de France, de recevoir les petits plats directement chez soi, sur son lieu de travail ou dans un point relais.

Une distribution nationale sera aussi possible via un transporteur express grâce à un système de colis isotherme.

L’idée que Ouistiti pourra déguster des petits plats variés, originaux et préparés dans les conditions du « fait-maison » m’a tout de suite donné envie de soutenir cette belle aventure.

Pour la mener à bien ces 3 Papas ont besoin de nous, c‘est pourquoi ils ont ouvert une page sur le site participatif de crowdfunding Kisskissbankbank avec des cadeaux de remerciement pour vos dons allant d’un calendrier à un cours de cuisine donné à domicile par l’un des chefs.

Alors si l’envie vous en dit de les soutenir et de faire partie de l’aventure, il vous suffit de cliquer ici pour faire votre don.

D’avance, merci pour eux !!!

Pour plus de renseignements : commedespapas.fr

Retrouvez également ces 3 Papas sur Facebook et Twitter

Comme des Papas, des Hommes en cuisine pour Bébé
Aller de l'avant...

Lundi, Ouistiti a passé l'examen que nous "attendions" depuis le premier rendez-vous chez la gastro-entérologue. Cette PHmetrie, je l'attendais avec autant d'impatience que d'appréhension.

Impatience car nous espérions enfin avoir des réponses et des solutions.

Appréhension car je savais que cet examen n'allait pas être une partie de plaisir : une sonde nasale, scotchée au visage, à supporter pendant 24h, avec un boîtier prenant les mesures des acidités autour du ventre, ce n'est pas ce que j'avais imaginépour lle jour de ses 7 mois, ni pour aucun autre jour d'ailleurs.

La pose ne s'est pas faite sans pleurs mais malgré tout, elle s'est assez bien passée en comparaison avec la petite fille qui est passée avant Ouistiti (j'en ai eu les larmes aux yeux de l'entendre hurler).

Une fois la pose terminée et les consignes données, nous sommes rentrés avec notre feuille à remplir à chaque repas, chaque pleur, chaque dodo et réveil (j'ai eu l'impression d'être à la maternité où je devais noter chaque heure de tétée, le nombre de pipis et de caca). Ça promettait d'être fastidieux.

La soirée s'est relativement bien passée jusqu'à la tétée : le boîtier autour de sa taille nous a gênés, je n'arrivais pas à le positionner correctement, du coup il prenait mal au sein et donc me faisait mal (bonjour la crevasse qui a menacé de pointer le bout de son nez), j'ai même eu mal au dos…

La nuit a été un vrai calvaire, même si nous l'avons pris avec nous dès le début avec nous. Je ne me souviens même plus du nombre de réveils, juste ses petits "mamaman" tellement significatifs quand il n'est pas bien.

La journée de mardi aurait pu être plus compliquée sans pour autant dire que ça s'est bien passé. Ouistiti a rattrapé un peu sa nuit sur le matin et nous nous sommes baladés avec la poussette quand j'ai vu que la sieste s'annonçait compliquée. Ce jour là, je n'avais aucunement envie de l'embêter à essayer de le faire dormir à la maison. Du coup, il s'est endormi très vite dès que nous sommes sortis après le déjeuner.

J'avais peur qu'il cherche à enlever le scotch qu'il avait sur le visage ou qu'il cherche à attraper le fil qui dépassait de la sacoche qu'il avait sur le ventre, puisqu'en ce moment il attrape tout ce qu'il a à portée de main. Mais non, il n'a jamais touché ni le scotch, ni le fil, heureusement !

Je suis restée en balade jusqu'au moment de partir au rendez-vous. Il dormait, c'était beaucoup plus simple que de gérer l'après-midi à la maison où il aurait forcément fini par ne pas être bien comme la veille au soir.

Vint donc l'heure de retourner chez la gastro et de connaître enfin les résultats. Ces derniers n'ont fait que confirmer ce que je cherche à faire entendre depuis janvier/février : Ouistiti a bien un RGO.

Donc après, l'impatience et l'appréhension pré-examen, je dois maintenant gérer une énorme colère, je peux même appeler ça de la rage.

Depuis le début, je parle de ce RGO aux deux premières pédiatres que nous avons vues, ce qui veut dire que toutes ses souffrances de ces cinq derniers mois auraient pu être évitées si on m'avait simplement écoutée au lieu de me dire que ça allait passé quand il aurait 3 mois puisque c'était soi-disant des coliques ou bien alors que c'était émotionnel parce que j'avais eu des chocs pendant ma grossesse et qu'il fallait qu'il apprenne à se consoler tout seul.

Si ces deux "professionnelles" m'avaient juste prise au sérieux au lieu de me donner l'impression de n'être à leurs yeux qu'une primipare névrosée, mon bébé n'aurait pas eu à endurer tout ça.

Maintenant, en plus du traitement que nous a donné la gastro, ce qui va finir par solutionner tout ça, normalement, c'est l'acquisition de la position assise, puis de la marche. Et là je devrais me "rassurer car ça n'a jamais été aussi proche d'arriver". Sauf que non, je ne suis pas satisfaite car là encore on me demande d'attendre impatiemment que Ouistiti grandisse encore plus vite qu'il ne grandit déjà.

A ceci s'ajoute le fait que pour moi, on lui a volé ses premiers mois. Toute cette souffrance endurée quasi dès le début de sa vie, je trouve ça tellement injuste et là aussi je devrais me consoler car il ne s'en souviendra pas, et bien non désolée mais je ne suis pas d'accord avec ça !

Malgré tout, je ne peux pas, ni pour lui, ni pour moi, continuer indéfiniment à ressasser cette rancœur. Je vais donc après avoir terminé ce billet commencer une lettre bien épicée que je vais adresser aux deux personnes qui ont laissé tout cela arriver.

J'ai besoin de me décharger de toute cette négativité, pas sûre que ça leur fasse quoique ce soit au moment où elles la liront mais au moins moi je vais m'en débarrasser car maintenant il faut aller de l'avant et profiter au maximum de toutes les belles choses qui nous attendent.

Car croyez moi, son beau sourire, je vais tout faire pour qu'il illumine son petit visage aussi souvent que possible !!!

 

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Enfin... Une lumière au bout du tunnel ?

Ça y est nous avons enfin vu le gastro-pédiatre aujourd'hui. Ce rendez-vous que nous attendions depuis 3 semaines et qu'au début nous aurions dû encore attendre jusqu'en septembre puisque le spécialiste que nous envoyait voir le pédiatre de Ouistiti n'avait pas de place avant le 11 septembre. Gloups !

Il était bien sûr hors de question d'attendre aussi longtemps. Je me suis donc débrouillée pour avoir le nom d'un autre médecin et grâce à un désistement, j'ai pu obtenir un rendez-vous pour aujourd'hui.

Autant vous dire qu'avec tout ce que nous avons encaissé jusque là, je l'attendais avec autant d'impatience que d'appréhension : impatiente car Ouistiti souffre de plus en plus et on voyait ce rendez-vous comme la solution a tout, mais appréhension car nous ne la connaissions pas et rien ne nous disait qu'elle saurait nous écouter puisque jusque là personne, à part le pédiatre actuel de Ouistiti, ne nous prenait au sérieux.

C'est donc la boule au ventre que je suis allée au rendez-vous (Heureusement que PapaDeOuistiti était là, pour une fois la grève a servi à quelque chose).

A peine installés dans la salle d'attente, elle est venue nous chercher. Une consultation avec un spécialiste, on s'attendait à du retard, même pas ! Ne me demandez pas pourquoi mais j'ai pris ça pour un signe positif.

Assise à son bureau, elle a pris les renseignements d'usage et nous a ensuite demandé de lui raconter tout ce que subissait Ouistiti depuis l'apparition des premiers symptômes.

Comme avant de passer un examen (logique on est en pleine période du Bac), on avait tout répété dans la voiture (et j'ai même dit "là j'ai tout bien en tête mais je sais que je ne le raconterai pas aussi bien tout à l'heure puisque je n'en aurai pas l'occasion. Tu la sens la nana traumatisée par les médecins qui n'ecoutent pas ou les urgentistes qui te prenne de haut…)

Et bien si, elle nous a écoutés du début à la fin, sans nous interrompre, c'est à dire des 6 jours de Ouistiti à aujourd'hui. On s'est tout de suite senti en confiance. Elle a confirmé tous nos doutes depuis tous ces mois, contredit tous les "Ce sont des coliques. Un bébé jusqu'à 3 mois, ça se forme. C'est un goulu, il mange trop donc il a des diarrhées et il régurgite le trop plein. C'est émotionnel, il faut qu'il apprenne à se consoler tout seul…"

Car oui, nous sommes peut être de jeunes parents d'un premier enfant mais ça ne nous empêche pas de savoir que quelque chose cloche depuis tous ces mois !

Nous avons su reconnaître les signes et les quelques petits traitements donnés jusque là sans succès, sont bien la preuve que ce n'était pas de simples coliques.

De tout ça il ressort donc que oui Ouistiti a de sévères douleurs intestinales qui ne sont pas normales et que oui Ouistiti a de signes "en faveur" d'un RGO. Le tout maintenant est de savoir si l'un agit sur l'autre ou si ce sont deux choses distinctes (étant donné que j'ai moi-même des problèmes sur le "terrain du ventre" [d'où mon insistance auprès des médecins car je m'y connais un peu quand même au niveau de ces douleurs]).

Ouistiti va donc passer dans un premier temps une PHmetrie pour mesurer l'acidité de son œsophage pendant 24h et voir si, et comment, ça perturbe son organisme pendant les tétées, les dodos et en dehors). Je sais déjà que ça ne va pas être une partie de plaisir et que je vais mal le vivre car il s'agit de lui insérer une sonde par le nez qui sera relié à un boîtier et qu'il devrait supporter jusqu'au lendemain même heure que la pose. La sonde sera scotchée à sa joue pour ne pas qu'il puisse l'enlever, et ça promet d'être dur a gérer, mais il est indispensable de le faire pour pouvoir un diagnostic et un traitement efficace, et maintenant que nous sommes écoutés et entendus, nous n'allons pas faire machine arrière parce que cet examen me fait peur.

Nous attendons demain que la gastro-pédiatre nous rappelle pour nous donner le jour du rendez-vous, normalement en début de semaine prochaine et j'ai hâte, vraiment hâte que ces 24h se passent car et d'une, Ouistiti sera débarrassé d'un examen désagréable et de deux, nous pourrons alors commencer un traitement adapté aux résultats et qui donc, je l'espère, sera être efficace rapidement !

Comme vous vous imaginez, je ne suis pas encore complètement soulagée mais j'ose enfin croire que nous allons bientôt voir une lumière au bout du tunnel !