Source : Freepik

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Après avoir écrit deux billets en duo (sur l’allaitement et sur le fait d’avoir ou pas une nounou), vous commencez à bien connaître ma copine Do, du blog Ma Bouille et moi.

Et comme on aime bien écrire en parallèle sur le même sujet, mais avec chacune nos différentes expériences, on s’est dit qu’on allait en faire un rendez-vous régulier (idéalement, tous les mois, sauf quand on est un boulet de l’organisation comme moi en ce moment et que je nous fais prendre deux semaines de retard) et voilà comment est née l’idée du « En duo avec La Bouille » que vous retrouverez ici, et « En duo avec Ouistiti » que vous retrouverez chez Do qui seront, c’est logique, publiés le même jour sur un même sujet.

Pour ce troisième rendez-vous, on a eu envie de comparer nos modes de vie du fait que La Bouille vit à la campagne et que Ouistiti vit en ville.

Comme vous le savez, nous habitons Paris. Nous avons emménagé avec PapaDeOuistiti en 2003 dans un 2 pièces, notre premier home Sweet home, et nous y sommes toujours.

J’adore notre quartier, nous avons tout à disposition, mais si un 2 pièces pour un jeune couple, c’est parfait, lorsque ce même couple devient une famille avec l’arrivée d’un Bébé, c’est beaucoup plus compliqué.

Deux pièces, c’est une cuisine, une salle de bains, un salon et une chambre : chez nous, tout ça tient dans 47 m2.

Si dans les 1ers mois de Ouistiti, nous arrivions à gérer la place, depuis quelques temps, c’est beauuuuuuuucoup plus compliqué !

Pendant ma grossesse, l’optimisation de l’espace a été l’un de nos principaux sujets de conversation : il s’agissait de faire rentrer un lit et une table à langer dans une chambre pas super grande et déjà bien remplie.

PapaDeOuistiti a même utilisé un logiciel pour faire un plan afin d’être sûr de ne pas perdre bêtement de la place. On a réussi à tout faire rentrer et on ne se prend pas les pieds dans les meubles.

Je vous assure que ça relève de l’exploit !

Cela a été très frustrant pour moi de ne pas avoir de chambre à préparer pour mon Tout-Petit qui allait naître. Nous n’avions qu’à rechercher ce lit et cette table à langer et le premier critère n’était pas l’esthétique mais le pratique.

On y a tellement réfléchi que rien n’était monté à la naissance de Ouistiti.

D’autant plus maintenant qu’il a un an, j’aimerais qu’il puisse profiter de son espace rien qu’à lui, de son univers qu’il se créerait avec ses jouets préférés qu’il pourrait trouver quand il en a envie, plutôt que d’avoir à attendre que je les lui sorte de la caisse qui trône dans le salon.

Au début, le salon, justement, n’a pas été concerné par l’optimisation de place, puisqu’il n’y a eu que le transat qui s’est ajouté au mobilier

Oui mais voilà, Ouistiti grandit et l’espace se réduit.

Comme nous n’avons pas encore réussi à pousser les murs, on camoufle et on vit dans le bazar, c’est étouffant !

On cache ce dont on ne sert pas, ou peu, derrière ce dont on se sert plus : derrière mon fauteuil d’allaitement, derrière le miroir, derrière le clic clac et tout ça dans cette pièce principale de vie. Dans la chambre, ça se cache sous le lit et dans le dressing qui est un véritable cafarnaüm.

Ouistiti s’éveille chaque jour un peu plus et nous lui réservons de plus en plus de place dans le salon.

Au début, il y avait le petit coin avec son tapis d’éveil.

Et puis il a appris à se retourner, puis à ramper, puis à faire du quatre pattes et maintenant il se met debout. Le tapis d’éveil a fait place au tapis malin, plus épais.

Depuis qu’il crapahute, nous avons tout enlevé pour qu’il puisse jouer sans être gêné au sol.

Sauf que le salon n’est pas grand et pour y installer son espace de jeu, nous devons mettre la table basse de côté.

Arrive alors le grand déballage de jouets que je laisse du matin où il y joue la première fois jusqu’au soir où je range, pendant que PapaDeOuistiti le prépare pour son dodo.

Et qui dit, petit espace dit que tout est à portée de mains. Du coup quand Ouistiti a commencé à se déplacer, et même encore maintenant qu’il prend appui sur les meubles, j’étais toujours derrière, à l’affût du moindre danger.

Je reste persuadée que je l’ai freiné.

La plus grande preuve en est que sa première échappée à 4 pattes, il ne l’a pas faite chez nous mais chez ma copine Cécile, pendant l’un de nos cafés/papotages.

J’étais en train de me préparer dans son entrée pour partir, Ouistiti était avec elle près de son canapé quand elle lui a dit « Tu vas voir Maman ? » Et d’un coup, j’ai vu mon bébé venir vers moi d’une allure très décidée sans jamais chuter, alors qu’il ne l’avait jamais fait auparavant.

Ca m’a époustouflée et, en même temps, je me suis dit qu‘il devait se sentir frustré, depuis un petit moment chez nous, à n’avoir que peu de liberté de mouvement.

Depuis, j’essaye d’être moins envahissante et je laisse, autant que possible, aller à sa guise (depuis une semaine, il se promène dans tout l’appartement. Là aussi, la première fois, il l’a fait la seule fois où je n’étais pas là de la journée depuis sa naissance. Et je me dis que c’est encore un signe…)

Mais, pour ma défense, tout est tellement serré que quasi tout est sa portée, surtout depuis qu’il se met debout.

Depuis quelques temps, je ne me mets plus systématiquement par terre avec lui quand il joue, je reste sur le canapé et je n’interviens que quand il va au devant de quelque chose de dangereux.

Je le vois s’amuser, découvrir des choses, me les montrer et c’est juste kiffant !

Nous avons commencé à regarder pour déménager dès l’annonce de ma grossesse, au début, très (trop) tranquillement.

On s’est plus activé ces derniers mois, au fur et à mesure de la diminution de l’espace vital.

Et de toute façon, même si on était assez fous pour rester dans nos 47 m2, ça ne serait pas possible puisque notre bail se termine en septembre prochain et que nous savons que notre propriétaire va vendre.

Alors bien sûr, vivre dans si peu d’espace ça nous mine de plus en plus. Et lorsque l’on rentre de vacances, je m’imagine toujours comment serait notre vie là-bas où pour le loyer que nous payons, nous aurions une belle maison avec un jardin (je ne décroche pas de l’idée que nous y arriverons un jour).

Mais la vie, ic,i a des avantages (heureusement, sinon nous serions maso) : nos familles sont ici, mes meilleures amies sont ici (l’une du haut de la liste a d’ailleurs les mêmes souhaits pour un déménagement sur les côtes rochelaises !), notre quartier est agréable à vivre, quand Ouistiti sera un peu plus grands, nous pourrons aller visiter plein de lieux extra pour les enfants, que ce soit un parc d’attraction ou des endroits plus culturels, de même pour le blog car la majeure partie des Sorties Blogo ont lieu sur la capitale.

Socialement parlant, je suis heureuse avec la vie que j’ai actuellement. Il ne nous manque plus qu’un cadre de vie plus grand et confortable pour que nous soyons parfaitement épanouis.

D’ailleurs, nous sommes actuellement dans la course pour un appartement de 3 pièces que nous connaissons, puisque nous le reprendrions à des amis.

Alors si ça vous dit de croiser les doigts avec nous, on prend toutes les bonnes ondes disponibles.

Vous vous imaginez que j’ai, bien plus d’une fois, envié ma Copine Dorothée qui a la chance d’avoir une belle maison à la campagne.

Vous avez envie de savoir comment vit un bébé des champs ? Allez vite faire un tour par , elle vous raconte tout !

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Depuis que j’ai publié mon billet où j’évoquais mon projet de mettre un peu Ouistiti en halte-garderie, ça a donné l’idée à ma copine Dorothée du blog Ma Bouille et Moi de faire un billet duo comparant nos journées, du fait que sa Bouille va chez la Nounou et que je garde Ouistiti.

J’ai adoré l’idée et c’est ce dont je vais vous parler aujourd’hui.

Comme vous le savez maintenant, j’ai toujours gardé Ouistiti depuis sa naissance et contrairement à ce que certaines personnes peuvent encore le penser, c’est loin d’être de tout repos.

Le déroulement de mes journées évoluent en fonction de l’âge de Ouistiti. Et en ce moment, je suis dans une phase que je pourrais appeler « sportive » !

Parce que c’est bien simple en fait, je ne peux rien planifier et je ne sais jamais de quoi va être faite ma journée quand elle commence.

Il y a bien que ce qui revient chaque jour et il y a le reste

Déjà, je ne sais pas à quelle heure ma journée va démarrer : Ouistiti se réveille encore 3 à 4 fois pas nuit. Si j’ai de la chance, j’arrive à le rendormir à chaque fois et le réveil officiel se fait vers 7h30. En ce moment, ma fatigue est telle que je le garde avec nous au bout du 2ème réveil donc le matin on traine un peu au lit, histoire que j’arrive à émerger.

Puis la journée commence avec sa toilette. Depuis cet été, régulièrement, Ouistiti n’aime pas quand je l’allonge donc il faut que je ruse en trouvant le jouet qui va l’amuser, sinon je fais tout pour le faire rigoler (chatouilles, grimaces…).

Une fois la toilette terminée, je l’installe sur sa chaise haute et lui donne une petite galette de riz pendant que je prends mon petit dej’.

C’est ensuite à mon tour de me préparer, après avoir installé Ouistiti dans son transat près de moi. C’est une des premières choses que je ne peux pas faire : laisser Ouistiti dans son lit pendant que je suis dans la salle de bain, surtout depuis qu’il se met debout tout seul. Depuis le mois de juillet, avec des périodes d’accalmie quand même, dès qu’il ne me voit plus, il pleure et rien ne l’apaise donc, maintenant, j’anticipe.

Une fois que tout le monde est prêt, c’est parti pour la balade du matin car Ouistiti ne dort pas le matin. J’essaye de varier les parcours chaque jour.

La plupart du temps, nous rentrons à l’heure du repas. Ouistiti est un bon mangeur, à part ma purée de panais, il mange de tout, donc les repas se passent bien même si parfois la fatigue se fait un peu plus sentir que d’autres jours.

C’est après le déjeuner que commence l’inconnu : sieste ou pas sieste ?

Idéalement, il s’endort assez facilement, je le couche et même si il se réveille souvent au bout d’une heure, il se rendort pour une heure encore. Je profite de la sieste pour préparer quelques purées et faire du rangement. A son réveil, on joue un peu en attendant de prendre le goûter.

Mais ça ne se passe pas toujours comme ça, surtout en ce moment : soit il s’endort très difficilement, soit il se réveille très peu de temps après ou, et ça arrive de plus en plus, il ne dort pas du tout.

Et c’est là que ça se complique car cela veut dire que je n’aurai pas de pause jusqu’au coucher du soir et que plus l’après-midi va passer, plus il y a de risque qu’il soit chonchon et qu’il va falloir que je ruse d’ingéniosité pour l’occuper pour qu’il ne s’agace pas justement.

Si un adulte faiblit quand il manque de sommeil, Ouistiti PAS DU TOUT !!!

Surtout que maintenant il crapahute à 4 pattes et se lève tout seul, je dois être hyper vigilante même quand je suis claquée, ce qui arrive souvent en ce moment.

Mais le voir s’amuser et rigoler, et même commencer à interagir avec moi (on se lance son ballon depuis quelques jours pendant de longs moments) me redonnent de l’énergie.

Puis arrive l’heure du goûter qui, sieste ou pas sieste, se passe toujours bien, il faut juste que je prenne soin de lui donner sa compote avec une gourde car il veut la manger tout seul (#InstantChamallow et #MamanFière !).

Jusque là nous sortions après le goûter (balade dans le quartier ou on allait jouer en se posant au parc) mais avec l’automne qui s’est installé et l’hiver qui va suivre, je doute en ma motivation à sortir les jours où il pleuvra ou lorsque les températures seront bien basses.

Et je vous avoue que ces balades sont aussi pour moi le meilleur moyen de souffler car même si je marche, ce n’est pas des heures durant comme les premiers mois et Ouistiti est tranquillement installé dans la poussette ou dans le porte-bébé. Comme il s’intéresse à tout, on passe de bons moments.

Et si c’est un jour sans sieste, ça évite qu’il ne s’agace.

Mais plus ça va aller et moins le temps sera au beau fixe pour sortir et plus je vais avoir la flemme, comme il y a deux jours, où nous sommes restés à la maison et où on a joué de la fin de sa sieste jusqu’au retour de PapaDeOuistiti avec une pause pour le goûter, soit 3h30 !

Ça peut paraître cool comme ça, et je ne dis pas que je n’aime pas jouer avec Ouistiti, bien au contraire mais on ne s’arrête pas un instant, et ça demande de l’énergie, à renouveler chaque jour.

Lorsque PapaDeOuistiti rentre du boulot, c’est le moment du bain (je vous rassure, je lui laisse le temps de souffler quand même !), puis arrive le moment du repas qui se complique depuis quelques temps et pour lequel il faut que je ruse pour trouver ce dont il aura envie.

Nous passons ensuite un moment tous les trois, dans la chambre, avant la tétée du coucher.

En écrivant ces lignes, je me demande moi-même comment je peux être aussi fatiguée car, sur le papier, ça ne paraît pas si éreintant comme journées mais je peux vous assurer qu’avec ce rythme depuis plusieurs mois, j’accuse régulièrement des baisses d’énergie car je suis au taquet toute la journée, avec peu/pas de temps de pause.

C’est en fait cette accumulation qui rend les choses compliquées.

Heureusement pour que les choses se passent bien, il suffit, la plupart du temps, d’occuper Ouistiti, il s’amuse et rigole, même si il est fatigué donc j’ai conscience que ça pourrait être plus dur.

C’est juste que bientôt 11 mois sans nuit complète, ça use un chouia quand même !

Voici donc comment se passent mes journées « classiques », mais vous le savez maintenant il y aussi les déjeuners et les goûters avec mes copines, les après-midi où je participe à des événements avec le blog, les visites de MamieDeOuistiti et TatieDeOuistiti, ça change le rythme et ça me permet de recharger les batteries et comme Ouistiti adore voir du monde, il profite lui aussi de ces sorties !

Maintenant que vous savez tout sur mes journées sans nounou, que diriez-vous de découvrir ici comment se passent celles de ma copine Dorothee qui confie sa Bouille à sa voisine, assistante maternelle ?

Et vous alors, dites moi tout, c’est nounou or not nounou ?

Source MamanNaturelle.com

Source MamanNaturelle.com

Avant même d’être enceinte, je savais que je voulais allaiter.

En fait la question ne s’est jamais posée, pour moi ça tombait sous le sens, je voulais apporter ce qu’il y avait de meilleur a mon bébé, et ce meilleur c’était le lait maternel.

Oui mais voilà aussi naturel que ça puisse être, ce n’est pas ce qu’il y a de plus facile.

Je me suis donc beaucoup renseignée et documentée.

Je suis allée au cours de préparation a l’accouchement dédié a l’allaitement et comme je voulais avoir toutes les chances de mon côté, j’ai choisi le cours de 3h donné par une sage-femme conseillère en lactation. Ça peut paraître long mais comme elle était très pédagogue, c’est ce cours qui m’a paru le plus rapide de tous ceux auxquels j’ai assisté alors que les autres duraient moitié moins de temps !

J’ai aussi lu, plusieurs bouquins, tous ne m’ont pas plu (l’allaitement peut réveiller des instincts extrémistes et ça, très peu pour moi !).

Par contre, j’ai beaucoup aimé « L’allaitement Malin » de Véronique DARMANGEAT, là encore pour le côté très pédagogue de cette sage-femme, elle aussi conseillère en lactation, qui ne culpabilise jamais ses lectrices et essaye de leur donner des pistes pour réussir leur allaitement en fonction de son expérience.

Mais la théorie c’est bien, jusqu’à ce qu’arrive la pratique…

Après la naissance de Ouistiti, il y a eu la tétée de bienvenue, là je ne me suis occupée de rien. Il a cherché lui-même mon sein et la sage-femme a juste corrigé sa position car il l’avait mal pris et j’aurais pu avoir une crevasse dès la première tétée, oups !

Dans ses premières heures de vie, il a beaucoup dormi (faut pas croire, pour lui aussi ça a été une sacrée aventure cet accouchement), donc ses tétées n’ont pas été très nombreuses et comme il est né en fin d’après-midi, on est arrivé dans notre chambre alors que la soirée était bien entamée, c’était donc l’équipe de nuit, moins sollicitée que l’équipe de jour, qui était en place.

Comme je venais d’accoucher, cela faisait deux éléments en ma faveur pour que la puéricultrice de garde soit attentionnée. Elle était donc présente à chaque tétée et m’a bien aidée.

Le lendemain matin, première visite a la pouponnière, c’est là où la nouvelle maman que j’étais, allais apprendre a faire les soins à son bébé.

Une puéricultrice m’a guidée pour le changement de la couche, la toilette de ses yeux, de son nez, du visage, comment donner les vitamines…

Après tout ça est venu le moment de la tétée sauf que question calme et intimité, il fallait repasser.

On se serait cru dans le métro à l’heure de pointe : toutes les mamans étaient là avec leurs bébés, ça parlait fort, ça pleurait même parfois et j’ai dû m’assoir sur un fauteuil au milieu de tout ce monde, pour avoir mes premiers vrais conseils en allaitement.

Il a donc fallu que je me mette mentalement dans ma bulle avec mon bébé et son papa, avec à côté de nous la puéricultrice m’indiquant les différentes positions dans lesquelles je pouvais nous installer.

Je vous avoue que je n’étais pas franchement à l’aise.

Jje comprends qu’on était trop nombreuses pour qu’une puéricultrice passe nous voir individuellement afin de nous épauler dans cette découverte, mais je trouve que le premier jour, il serait plus confortable pour les mamans, et du coup pour leurs bébés, de faire tout ça dans leur chambre et que l’on vienne à la pouponnière les jours suivants.

Il a donc fallu que je passe par dessus ce désagrément et que je ne pense qu’à mon bébé et à ce que je voulais lui apporter.

Les autres tétées de la journée se passaient dans la chambre, mais j’ai pu profiter du calme de l’après midi pour retourner à la pouponnière. Nous y sommes restés jusqu’au changement d’équipe. Cette fois ce fut agréable car il n’y avait que nous et la puéricultrice qui a pu prendre le temps de discuter et bien m’expliquer les positions et les repères à prendre.

Mais si cette première journée et la nuit précédente s’étaient bien passées, la deuxième nuit allait tout remettre en question car, contrairement à la première où la puéricultrice avait été présente et attentionnée, ça n’a plus du tout été le cas à la suivante.

Est-ce parce que je n’étais plus nouvelle arrivante ou juste parce que ce n’était pas la même personne que la veille ? (Je penche pour le choix numéro 2).

Toujours est-il que lorsque je l’ai appelée car je n’y arrivais pas, elle m’a collé un bout de sein et a écrasé la tête de Ouistiti sur mon sein en me disant « il va falloir être autonome maintenant »

Euh, comment dire c’est ma deuxième nuit de Maman, un peu de tolérance, merci !

Et cette unique phrase a failli tout remettre en question. J’ai paniqué, perdu toute confiance en moi. On était en plein milieu de la nuit, j’étais toute seule avec mon bébé qui avait faim et je n’arrivais pas à le nourrir correctement.

Et j’ai eu cette immense chance d’avoir des copines (dont la Maman de la bouille fait partie) futures ou très jeunes mamans comme moi puisque nous devions toutes accoucher au mois de décembre qui. parce qu’elles ont un tout jeune bébé qui réclame la nuit ou parce que les insomnies de fin de grossesse les tiennent éveillées, étaient pour certaines connectées à l’heure où ça s’est passé. J’ai donc pu vider mon sac et elles m’ont rattrapé aux branches et encouragé aussitôt !!!! Et pour ça je n’aurai jamais assez de mercis et de bisous à leur envoyer !!!!

C’est pour cette raison que je reste persuadée que l’allaitement ne peut fonctionner que si l’on est bien entourée.

Et la rencontre avec une autre puéricultrice les deux derniers jours de notre séjour a terminé de m’en convaincre.

J’ai tout de suite accroché avec elle, même si il y avait d’autres mamans dont elle devait s’occuper, elle a pris le temps, quand elle était avec moi, de tout me ré-expliquer : comment m’installer, comment positionner Ouistiti pour éviter les crevasses, les soigner si malgré tout je venais à en avoir, les massages à faire pour me soulager, comment stimuler la lactation…

Et c’est elle qui m’a permis de quitter la maternité sans aucune appréhension, alors que si j’étais restée sur l’impression laissée par la puéricultrice de nuit, je reste presque persuadée que j’aurais arrêté l’allaitement dès mon retour a la maison.

Ouistiti a bientôt 12 semaines et cela fait 12 semaines que nous sommes en allaitement exclusif.

Tout n’est pas toujours facile, il m’arrive encore d’avoir des doutes et des interrogations et là aussi je vais chercher des conseils et du soutien auprès de mes copines décembrettes (Dorothée alias Maman de la Bouille, Jenny, Emily, Clémentine, Jessica, Déborah, Sophie, Sandrine, les deux Adeline, Lucile, Gaëlle, Kétline, Estelle et Nathalie), ma Kopinette Charlotte, Lauriane avec qui je me découvre de plus en plus de points communs en plus de celui d’être très attachée à la région Rochelaise, et bien sur PapadeOuistiti, mon soutien numéro un, qui m’encourage et me soulage énormément à la maison ce qui me permet de me reposer aussi souvent que possible.

Tout ce soutien est absolument primordial pour moi car j’ai tendance à vite perdre confiance, à avoir peur de mal faire, surtout quand de fichues coliques viennent s’ajouter au tableau.

Je ne me suis pas mise de date limite à mon allaitement : nous sommes bien partis pour aller vers les 4 mois recommandés, je me vois bien aller jusqu’à 6 mois mais mon véritable idéal serait d’aller jusqu’au sevrage naturel de Ouistiti. J’aime beaucoup l’idée que ce soit lui qui choisisse le moment où il souhaite s’arrêter.

Le principal pour moi est que Ouistiti profite au maximum de ces moments privilégiés.

Tout ceci est mon vécu, mon ressenti.

L’allaitement reste quelque chose de très personnel et je pense qu’il y a autant d’allaitements que de « couples maman/bébé ».

J’ai la chance que mon allaitement se déroule comme je le souhaitais, mais que se passe-t-il quand tout ne se passe pas comme on l’imaginait ?

C’est ce que je vous laisse découvrir en allant lire l’histoire de ma copine, Dorothée, Maman de Ma Bouille, ici.