Deuxième bébé, deuxième allaitement. Et pourtant…

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Il y a quelques semaines, je suis tombée sur un post Facebook qui m’a fait bondir. Une étudiante partageait la photo d’un de ses bouquins qui mentionnait les deux rôles importants du sein. Accrochez vous, c’est coton ! Le sein a un rôle plastique et esthétique. On rigole les gars ! Vous n’avez pas oublié un truc essentiel ? Je sais pas moi, l’allaitement peut être ???

Cela fait un moment que je veux vous parler de mon deuxième allaitement. Je ne vais pas vous la faire à l’envers, c’est un sujet sensible car son démarrage a été chaotique.

Mais quand on voit une telle connerie présente dans un livre destiné à des étudiants, il ne faut pas s’étonner de voir que les jeunes Mamans sont si peu accompagnées.

Il faut bien sûr remettre les choses dans leur contexte. Ce livre n’est pas utilisé dans l’enseignement en France. Il y a des maternités qui possèdent du personnel qualifié, et tous les échecs ne sont pas forcément dûs a une carence humaine.

Mais, comme toujours, je vais évoquer une situation des plus personnelles, en vous donnant des astuces qui pourraient vous aider si vous êtes confrontées à une difficulté.

Je ne juge personne. Et je ne mets aucune profession au pilori. Je ne fais que constater une douleur intense et une profonde détresse qui m’ont accompagnée pendant 3 semaines. Et qui auraient pu tout faire basculer, si cela avait été mon premier allaitement…

Avant d’être Maman, je savais déjà que je voulais allaiter.

Mon premier allaitement a duré 25 mois 1/2.

Je me pensais donc rodée, et j’envisageais le second avec calme et sérénité. J’ai déchanté tout de suite.

Mon accouchement n’a pas été aussi serein que le premier. J’étais pourtant dans la même maternité. Mais trois ans après, les équipes avaient eu le temps de changer. Je n’ai pas non plus accouché à la même heure. On dérange sûrement moins à 17h36 qu’à 0h22…

Beaucoup de choses ont découlé de tout ceci, qui n’ont pas joué pour nous. Tétée de bienvenue de 2 minutes (autant donc dire nulle), sans contrôle de la prise du sein. Pas de peau à peau. Habillement du Bébé direct et retour en chambre quasi immédiat avec, youpi, la péridurale toujours présente dans mes jambes.

Ce n’est pas bon pour la mise en place du lien mère/enfant. Ni pour la mise en route de l’allaitement. Mais, comme c’était mon deuxième, tout le monde a peut être pensé que j’étais rodée et que je gérerais tout en chambre comme une grande.

Sauf que chaque Bébé est différent. Et que justement cette fausse croyance du « c’est le 2eme, tu sais faire » est une grosse fumisterie !

J’avais mes repères avec mon premier Bébé, en fonction de ses préférences.

Évidemment que ses préférences à lui, n’étaient pas celles de son frère ! Et qu’on a beau avoir déjà eu un Bébé, quand on remet ça, trois ans après, on a l’impression d’avoir perdu tous ses repères.

Gros scoop les gars, c’est normal ! Les repères ne peuvent pas être les mêmes, puisque les bébés ne sont pas les mêmes !

Mon premier Bébé m’a ouvert la voie de l’allaitement. Il m’a fait découvrir des petits obstacles que j’ai signalés, tout de suite, pour mon deuxième. Justement pour checker tout, tout de suite. Et faire le nécessaire si les difficultés se présentaient.

J’ai donc demandé une visite de l’ostéopathe pour corriger d’éventuels blocages ou tensions dûs à sa position dans mon ventre, ou à cause de l’accouchement.

J’ai demandé au pédiatre de vérifier son frein de langue, qui peut jouer sur la prise du sein si il est trop court (et le faire zozoter plus tard).

Il a été manipulé par l’ostéopathe (qui, soit dit en passant, n’avait pas vu le blocage de sa hanche…). En y repensant, il était ultra bavard pendant la séance alors qu’habituellement, ils sont hyper concentrés sur les manipulations qu’ils sont en train de faire.

Le pédiatre lui a regardé la bouche. Deux secondes après il m’a dit qu’il n’avait pas de frein.

Portée par la confiance que j’avais eue en l’équipe qui m’avait accompagnée après la naissance de Ouistiti, je l’ai à nouveau accordée aux personnes qui s’occupaient de Ouistitwo et moi.

Sauf que je n’ai pas eu une seule mise au sein paisible. Très rapidement les crevasses sont apparues. Moi qui n’en avais jamais eu la première fois, j’ai été servie… A chaque tétée, je vrillais de douleur. J’avais l’impression qu’on me plantait un oursin sur les mamelons.

J’étais comme une louve enragée. Je voulais absolument allaiter mon petit, donc j’encaissais. Quitte à en pleurer… J’ai prévenu plusieurs membres de l’équipe. Sage femme, puéricultrice, pédiatre…

La réponse était la même. «ll faut le temps qu’il prenne ses marques. Faites attention à bien l’installer».

Je voyais bien qu’il ne prenait pas correctement le mamelon. Mais je savais aussi qu’il était installé du mieux que je pouvais : nez légèrement remonté, ventre contre ventre, contrôler sa déglutition…

allaitement maternel

Je l’ai déjà dit : je ne suis pas du genre à me vanter. Mais 25 mois 1/2 pour un premier allaitement, ça donne quelques bases.

Je savais que les bouts de sein n’étaient pas conseillés. Mais une nuit, en larmes à cause de la douleur, j’ai cédé. Grosse boulette !

Certes, la douleur de l’oursin ne s’est pas faite sentir quand Ouistitwo a pris le sein, mais je n’ai pas fait gaffe à cette prise. J’étais fatiguée. On était dans la pénombre. Pour une fois, je n’avais pas mal. J’ai laissé faire.

Sauf que je n’ai pas vu qu’en prenant le bout de sein, mon bébé l’avait en fait recourbé. Ce qui, associé à sa succion, m’a littéralement fait une entaille alors que je dormais… Le lendemain, au réveil, je me suis retrouvée avec une crevasse de l’espace, et mon bébé avait du sang séché sur les lèvres…

C’est dans ces conditions que nous sommes rentrés chez nous…

Aux crevasses, ce sont ajoutés une production de lait hyper efficace et, donc, un réflexe d’éjection fort… On avait tout pour nous…

Vous dire que j’en ai bavé, est un mot bien faible. L’idée d’abandonner m’a traversé l’esprit à de nombreuses reprises. Le seul truc qui me faisait tenir, c’était ma volonté d’offrir à mon nourrisson les mêmes bénéfices qu’avait eus son frère.

J’ai tenu aussi, et surtout, grâce à PapaDeOuistiti. Si il était présent lors des tétées, il me donnait la main quand j’installais Ouistitwo. J’ai failli lui broyer les doigts bien plus d’une fois. Surtout qu’avec le réflexe d’éjection fort, mon tout petit décrochait plusieurs fois lors d’une même tétée. Il fallait donc l’y remettre à chaque fois. Et souffrir à chaque fois…

Ne me demandez pas pourquoi j’ai laissé cette situation s’embourber pendant trois semaines. Les hormones, la fatigue, la tristesse d’un accouchement qui ne s’est pas déroulé comme le premier, l’impression d’être la plus mauvaise des mamans pour ce deuxième bébé… Bref, un petit cocktail bien explosif qui m’a faite sombrer…

Et puis, un jour, étincelle ! Je me suis souvenue que ce premier allaitement, que j’étais en train de sur-idéaliser, avait aussi eu ses petits coups de mou.

Et que, pendant ces coups de mou, un livre m’avait été d’un grand secours.

Ce livre, c’est l’allaitement malin de Véronique Darmangeat. Vous la connaissez sans doute si vous regardez « La maison des Maternelles », puisqu’elle y est intervenue cette année. Veronique Darmangeat est consultante en lactation, et son livre est ultra accessible et rassurant.

Il s’avère que son cabinet est tout proche de chez moi. Vu les difficultés que je rencontrais, il était vital pour mon allaitement que je fasse plus que parcourir son livre. Il m’a toujours redonné confiance en mon rôle de maman allaitante. Mais là, j’avais besoin que quelqu’un d’expérimenté contrôle que tout allait bien. Du côté de la maman, comme celui du bébé.

Lors de mon rendez-vous, j’ai mis Ouistitwo au sein. Aussitôt, elle a su ce qui n’allait pas. Sa mâchoire était bloquée, son cou raide. Quant à sa langue, elle était tellement serrée qu’il ne savait pas la tirer… Autant vous dire que la succion était juste pourrie…

Véronique Darmangeat ne propose pas qu’une simple consultation lactation.

Après votre rendez-vous, il y a un suivi. Elle est joignable par téléphone. Si elle ne peut pas vous répondre, elle vous rappelle dans les meilleurs délais.

C’est un véritable centre dédié à l’allaitement qu’elle a crée. Elle s’est entourée de professionnels qui ont un rôle majeur dans la gestion d’un allaitement compliqué.

J’ai ainsi pu voir l’ORL et l’ostéopathe qui travaillent avec elle, ultra rapidement.

Ouistiti ayant déjà eu son frein de langue sectionné, je savais que l’acte serait éprouvant, mais rapide. L’ORL a été d’une bienveillance incroyable en me rassurant à chacun de ses gestes. Et en réconfortant Ouistitwo, une fois son frein coupé.

Même constat pour l’ostéopathe qui a pris le soin de discuter avec moi avant de le manipuler pour connaitre toutes les infos utiles sur nous deux. Lorsque j’ai vu mon bébé s’abandonner comme une poupée en chiffon, j’ai su qu’il était entre de bonnes mains.

J’ai souffert le martyre pendant 3 semaines. Trois semaines pendant lesquelles mon bébé n’était pas serein, vu que je ne l’étais pas moi même.

En quelques jours, après trois rendez-vous, tout est rentré dans l’ordre. J’ai senti tout de suite la différence.

J’avais encore des crevasses, mais la mise au sein ne me faisait plus mal. J’ai pu avoir du répit pour me soigner correctement et les faire disparaitre. Merci le baume d’allaitement !

Alors, bien sûr, ces consultations représentent un certain budget. Mais je ne regrette aucun centime dépensé pour chacun de ses rendez-vous. Ces trois personnes ont sauvé mon allaitement et c’est grâce à elles si notre allaitement est toujours en cours, presque 19 mois plus tard !

Lorsque je poste une photo de Ouistitwo au sein sur Instagram, je reçois presque toujours des demandes de conseils. Je réponds à chaque fois, car je sais que derrière ces questions se trouve surement une toute jeune Maman, qui doute ou souffre comme cela a été mon cas.

Je vais vous dire, ici, ce que je réponds à chaque fois : allez voir une consultante en lactation. Une vraie, une certifiée IBCLC.

N’attendez même pas de rencontrer des difficultés. Faites le dès votre sortie de la maternité pour, justement, éviter ces difficultés.

Pour ce qui est du confort de l’allaitement qui se passe bien, et pour le rendre encore plus confortable, j’ai quand même quelques astuces à partager.

Choisissez votre lingerie et vos vêtements avec précaution.

Surtout pas de soutien-gorges à baleine, et évitez le plus possible les coutures. Votre poitrine fournit un travail pour lequel elle est fait, mais qu’elle n’a pas l’habitude de faire. Il faut la dorloter.

Si je n’avais qu’une seule marque à vos conseiller, ce serait Boob Design. Aussi bien pour les vêtements que pour les sous-vêtements.

J’en ai plusieurs de chaque. Certains depuis ma première grossesse et je les utilise toujours. Ces vêtements sont aussi cocoon avec un gros bidon. Que pendant une tétée (le système d’ouverture est tellement confortable) ou un câlin !

allaitement maternel - boob design - grossesse

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Là encore, c’est un budget. Mais, soyons honnêtes, on sait toutes que la qualité, ça se paye ! Par contre, mon billet publié avec trois plombes de retard vous permet de profiter des soldes. J’ai déjà commandé plusieurs fois sur leur site, sans aucun souci.

Cela va peut-être vous étonner mais pour chacun de mes allaitements, je n’ai que très peu utilisé de tire-lait.

Un tire-lait manuel pour Ouistiti lorsque j’avais eu une mastite. Un tire-lait électrique pour Ouistitwo pour désamorcer le reflux d’éjection fort, avant de le faire téter. Cela a toujours été de l’appoint et du provisoire. Si vous avez un réel besoin de tire-lait, je ne peux que vous conseiller de louer un medela.

Je suis fainéante et je n’ai jamais eu besoin d’avoir de réserve de lait au congelo, puisque je ne travaille pas. Par contre, pour de l’occasionnel (ou lorsque ma lactation n’était pas encore rodée, et que la tétée d’un côté faisait travailler l’autre), j’avais un petit accessoire bien pratique : le recueil lait manuel.

Grâce à son effet ventouse, il recueille le lait lorsque bébé tète sur l’autre sein. Il n’y aucun mouvement extérieur. C’est le réflexe d’éjection qui fait le travail. Autant vous dire que lorsque le mien était fort, ça m’a évité bien des désagréments vestimentaires.

allaitement - recueil lait
source : mon allaitement.fr
Et comme j’aurai vraiment tout vu avec cet allaitement, j’ai aussi connu une baisse de lactation quelques mois plus tard.

J’ai donc sorti mon kit d’urgence : Tourtel sans alcool, tisanes d’allaitement, fénugrec et homéopathie (Ricinus communis 5CH).

***

Cet allaitement m’a demandé plus d’investissement physique et psychologique, mais je l’aime tout autant que mon premier. A bientôt 19 mois, tout roule comme sur des roulettes.

Les tétées sont, bien sûr, moins nombreuses. Je n’ai plus de pic de croissance à gérer. Et je n’ai pas eu d’autres petits bobos après les crevasses du début. Un petit engorgement a tenté une percée, mais je lui ai vite fait sa fête en mettant, sans modération, Ouistitwo au sein incriminé.

Ce démarrage sportif derrière nous, ce second allaitement a été aussi paisible que le premier.

Il l’est toujours, et j’en suis fière. Surtout lorsque je vois ma crevette de 9,5kgs, et son appétit de moineau. Ou lorsqu’un coup de chaud le met ko.

Il a pris ses petits tics de tétées : il passe sa main sous mon t-shirt pour jouer avec la bretelle de mon soutien gorge, ou se papouille l’oreille. C’est plus calme maintenant qu’il a grandi ! Lorsqu’il a commencé à attraper des choses avec ses mains, il cherchait à tout choper. Pour que cela ne se transforme pas en numéro acrobatique, j’ai eu vite fait de dégainer le collier d’allaitement que je m’étais commandé pendant ma grossesse.

En me relisant, je m’aperçois que ce billet pourrait vous faire peur si vous êtes enceintes avec l’envie d’allaiter.
Mais vraiment, c’est tout le contraire que je souhaite !

J’ai voulu partager avec vous mes galères de démarrage pour que vous ayez des aides afin de les éviter.

L’allaitement est l’une des choses les plus naturelles au monde. Le corps de la femme est fait pour ça.

Pour autant, il faut avoir conscience que cela peut être compliqué au départ. C’est en ayant conscience et en ayant les atouts pour balayer les difficultés que l’on peut en faire une merveilleuse aventure.

Une consultante en lactation sera votre meilleure guide et soutien pour la vivre le plus paisiblement possible.

N’hésitez pas à faire voyager ce billet pour montrer l’importance de cette profession encore trop peu connue !

juin - allaitement - allaiter un bambin

39 Commentaires

  1. Coucou
    Il n’y a pas à dire, il est souvent préférable d’aller voir un vrai spécialiste et dépenser un peu plus. J’ai eu à plusieurs reprises de mauvaises expériences avec les médecins alors, je suis toujours en mode « suspicion ». ^^
    En tout cas, ton article apportera surement aux jeunes maman qui allaite une aide précieuse. C’est une beau partage d’expérience.
    Passe une belle journée

  2. Hello!
    Wahou cette expérience que tu as vécu. Ce courage que tu as eu de persévérer c’est fou. Mais aussi cette chance d’avoir la possibilité de rencontrer cette spécialiste juste à côté de chez toi….
    Pour ma part je sais que je n’allaiterai pas. A cause de soucis de santé ce sera impossible, mais quand je te lis je me dis que de toute manière j’en aurais été incapable……

  3. Coucou, waou merci de partager autant sur toi, j’ai allaité mes 2 enfants, ma fille 9 mois et mon fils 15 mois, ce n’était absolument pas facile, ils ont arrêté par eux même. J’ai adoré c’est une belle expérience même si elle était difficile. Le truc c’est qu’on nous parle peu des difficultés , le douleurs, le manque de sommeil, les seins abîmés par l’allaitement. C’est un peu dommage! Merci pour en parler sans tabou!

  4. Moi je te tire mon chapeau !!!! Je ne savais même pas qu’un tel centre existait. J’en aurai bien eu besoin il y a 10 ans à la naissance de ma fille.. Je l’ai allaité à peine un mois. Tout allait bien à la maternité elle était régulière et j’avais du lait. En revenant le baby blues et tout et tout je n’avais plus de lait (je prenais des tisanes, j’avais acheté un tire lait puis j’avais loué un électrique à la pharmacie etc…) rien n’y a fait, seule, j’ai du prendre du lait en poudre… bref, elle a super bien allaité une semaine c’est déjà ça de pris. J’aurai aimé moi aussi être accompagnée pour l’allaiter le + longtemps possible. Le lait maternel est ce qu »il y a de meilleur pour un bébé.. Je te félicite car ça va aider beaucoup de mamans

  5. j’ai eu pas mal de difficulté à allaiter mes jumeaux mais plus à cause la douleur qu’autre chose. Les deux ne prenaient pas le sein de la même façon et je me souviens encore des premières nuits où je pleurai lorsque je les attendais pleurer et que je savais qu’ils avaient faim… heureusement que cela n’a pas duré très longtemps (les douleurs)
    et quant au tire lait, ma premiere experience fut desastreuse et je n’ai jamais plus pu en utiliser

    • Je me rappelle un matin à la maternité, où je lui en ai presque voulu de réclamer tellement j’avais mal…
      Le tire lait, je sais que si j’avais dû m’en servir pour allaiter malgré une reprise de travail, j’aurais lâché l’affaire. C’est vraiment pas cool cet engin !

  6. coucou

    suis admirative par ton parcours mais aussi par ta ténacité.
    Moi à l’inverse je ne voulais pas allaiter et donc à la mater j’ai eu une visite de la leche ligue pour me dire que j’étais une mauvaise mère …

    Bref peu importe les choix que tu fais il y a toujours des gens pour te juger !

    • Dans un sens comme dans l’autre, je trouve autant aberrant de mal accompagner une maman qui souhaite allaiter, que de culpabiliser une maman qui ne le souhaite pas. C’est une décision des plus personnelle, et personne n’a le droit de se permettre d’intervenir !

  7. Hello, perso je pense que je ne testerais pas l’allaitement ^^ J’ai trop peur en fait, ma mère avait galéré elle était obligée de tirer son lait pour me le donner ensuite haha grosse galère.
    Mais félicitations si tu as réussi à allaiter tes bouts de chou !

    • Je comprends que ça puisse faire peur. C’est beaucoup d’investissement, mais tellement de bonheur (une fois qu’on a plus mal dans mon cas :p)
      Dis toi, dans tous les cas, que ta décision sera la meilleure pour ton bébé car tu seras sa maman !

  8. C’est vraiment super que le cabinet soit juste à côté ça t’as permis de régler rapidement le problème.
    En tout cas les professionnels de la maternité étaient franchement pas compétents !

  9. Ton témoignage est magnifique, tu as une telle volonté ! Cela pousse à l’admiration. En te lisant, l’émotion m’a envahi… Merci pour tous ces astuces que tu partage avec nous. Ce centre de l’allaitement, près de chez toi c’est incroyable ! Ce qui est sure c’est qu’il faut toujours s’entourer de maman qui ont les mêmes convictions que toi en termes d’allaitement maternelle sinon c’est difficile de s’en sortir seule. J’ai allaité mon fils jusqu’à ses 18 mois, il a arrêté 2 jours avant la naissance de sa petite soeur que j’ai allaité jusqu’à ses 3ans et demi. Le premier a été très difficile et le deuxième ca a roulé tout seul ! Ce fut difficile de décider d’arrêter, au bout de 5 ans, il fallait quand même que je me retrouve… Ce lien si fort qui nous unit ensuite à nos enfants est ce qu’il y a de plus merveilleux au monde !

    • Ca me touche beaucoup, merci <3 Je me suis accrochée à ce lien pour pouvoir l'offrir à mon deuxième bébé. Je devais avoir l'air possédée à certains moments (et je crois que je l'étais en fait ^^)

  10. Coucou,
    Oh quel article touchant, j’avoue ne pas être tentée par l’allaitement mais ce qui m’agace à chaque fois, c’est que qu’importe tes choix, on te critique toujours, on te regarde toujours de travers. Tu as bien fait de persévérer et je ne connaissais pas du tout ces professionnels qui doivent aider tellement plus effectivement ! Je suis contente que tout aille mieux désormais et je suis persuadée que ton article pourra aider beaucoup de femmes !
    Des bisous 🙂

    • Je suis complètement d’accord avec toi. On allaite, ça va pas si on dépasse un certain laps de temps. On n’allaite pas, ça ne va pas non plus… On travaille, ça ne va pas. On ne travaille pas, ça ne va pas non plus.
      Bref, on est jugé en permanence et ça n’aide pas tout à être une maman sereine…

  11. Perso, je n’ai pas pu allaiter mais, ce que tu dis sur les accouchements, c’est vrai… Aucun ne se ressemble, ni l’accouchement en lui même, ni l’hôpital, ni les personnes qui normalement doivent t’accompagner … malheureusement, on se retrouve souvent seule…

    • Oui, et quand on connait les ravages du baby blues et du burn out maternel… C’est quand même dingue de laisser une jeune maman qui découvre tout dans cette solitude…

  12. Clairement l’info sur l’allaitement est manquante. Autant on incite les femmes à allaiter (en tout cas, en tant que maman biberon j’ai été culpabilisé plus d’une fois) mais il n’y a aucune aide derrière. En tout cas, ces ressources méritent en effet d’être plus connues. Et remboursées pour que toutes y aient accès

  13. Je vais être très honnête, en lisant ton article, je découvre tout un monde que je ne connais pas, n’ayant pas d’enfants….
    Par contre, je suis heureuse de savoir qu’il existe des centres qui prennent bien mieux soin des jeunes mamans….ça aurait peut-être aider ma belle-soeur si elle avait su!
    Merci pour ce témoignage

    • Je n’ai pas fait d’autres recherches mais je pense que ce genre de centre est encre assez rare. J’espère vraiment que chaque jeune maman y aura accès un jour (le plus tôt sera le mieux !)

  14. J’aurais tellement voulu lire un tel article il y a cinq mois avant la naissance de ma fille . 3 semaines d’allaitement , des crevasses cette douleur dont tu parles je me retrouve tellement ! Sauf que je n’ai pas eu le courage dont tu as fait preuve , de continuer à allaiter comme tu le fais , bravo ! Mais j’essaye de voir le bon côté des choses : cette expérience négative me boost pour le deuxième dans quelques années ! Je serai plus documentée et à la sortie de la maternité je prendrai directement rdv avec une consultante pour vérifier la position du bebe , sa succion et tout ce qui suit . Merci pour ce bel article !

    • Oh 🙁 j’ai repoussé ce billet trop longtemps… Tu sais, je l’ai dit et te le redis, si ça avait été mon premier allaitement, je n’aurais rien eu à quoi m’accrocher pour avoir ce courage (je ne suis pas sûre que ça en soit. Parfois, je me dis que j’étais complètement folle pour souffrir à ce point :p). Sans l’allaitement de Ouistiti, il n’y aurait pas eu d’allaitement de Ousititwo…
      Je te souhaite un merveilleux second allaitement et si jamais, tu as besoin, n’hésite pas 😉

  15. Coucou, pour ma part, je n’ai pas eu la chance d’allaiter mes deux filles. Elles sont nées prématurément toutes les deux. La première était trop faible pour tirer sur le sein donc il a fallu passer au biberon. La seconde a fait une allergie au lait maternel et a failli mourir, c’est une terrible expérience qui m’a traumatisé à vie (je te passe les détails). Je comprends ce besoin d’allaitement parce que j’aurai aimé pouvoir le faire aussi mais dire que le sein est qu’esthétique, cela me hérisse le poil !
    Bonne journée ma belle 🙂

  16. C’est vrai qu’on peut en lire des bêtises sur l’allaitement, ou en entendre de mes proches en ce qui me concerne… Contrairement à toi, mon 2nd accouchement s’est bcp mieux passé que le 1er. Mes 2 allaitements ont été identiques, mes garçons prenaient bien le sein. C’est du mon côté que c’était plus difficile : très fatiguée, irritable,… Comme je l’ai dit dans un article, je trouve mon équilibre dans l’allaitement mixte. Mais je ne regrette pas du tout d’avoir allaité mes deux enfants, car cela crée un lien unique

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