Ça y est, on y est ! Ouf !

Oui, je dis « ouf » car j’ai bien cru, à un moment, que ces vacances à Fouras allaient nous passer sous le nez.

Depuis le mois de mai, on enchaine les rendez-vous médicaux pour Ouistitwo et les trucs pas sympas qui vont avec. PapaDeOuistiti n’est pas épargné non plus.

Bref, depuis bientôt 3 mois, on frôlait l’asphyxie et quand il a fallu annuler nos billets de train, j’ai cru que mon monde allait s’écrouler.

Fouras, c’est ma bulle d’oxygène.

Pendant ces semaines difficiles, je m’accrochais à la date de notre départ comme un coquillage à son rocher (on est dans le thème où on ne l’est pas ^^). M’imaginer retrouver notre maison, la plage et toutes les choses que nous avons l’habitude de faire là bas, m’aidait à encaisser les difficultés.

Alors, quand c’est devenu incertain, cela a été bien difficile à digérer. Surtout après avoir enchaîné 3 rendez-vous médicaux, trois jours de suite.

Cette année, j’avais tout organisé pour que les enfants et moi ne restions qu’une semaine à Paris. Au final, tout s’est compliqué et nous y avons passé pratiquement tout le mois de juillet.

En août, nous devions partir une semaine, et découvrir le concept de l’échange des maisons avec GuestToGuest. Mais nous avons dû renoncer.

La déception était grande, mais cette semaine n’était pas perdue puisqu’on l’a passerait à Fouras.

Si ça ne tenait qu’à moi, nous serions Fourasins depuis longtemps. Mais il y a plein de trucs à prendre en considération et, pour l’instant, je garde ce rêve bien au chaud en espérant très fort qu’il se réalise.

Je me console en me disant qu’on a déjà la chance de pouvoir y aller au minimum deux fois par an, et d’y rester le temps qu’on veut.

Devoir renoncer à venir aurait juste été un crève cœur.

Cela peut paraître excessif, mais Fouras n’est pas une simple station balnéaire pour moi.

C’est un petit coin de paradis qui abrite mes plus beaux souvenirs d’enfance : mon papy et ma mamie qui vivaient ici, les journées à la plage qui finissaient alors que les soirées étaient bien entamées, les picnics, les tours de manège, les balades à vélo, la pêche aux crevettes, aux palourdes et aux bigorneaux…

J’ai besoin de venir ici, ça fait partie de mon équilibre. C’est ce qui me permet de recharger mes batteries, de retrouver mon énergie.

Je suis parisienne sur le papier. Mais je suis fourasine dans mon cœur.

Heureusement, après avoir dû annuler notre départ, l’attente n’a pas été longue avant de savoir que ce n’était finalement qu’un report.

Ni une, ni deux, nous avons repris des billets de train et j’ai vite repris la préparation des valises.

On était tellement soulagé qu’on n’a même pas appréhendé le voyage. En même temps, depuis 3 ans, nous avons pris l’habitude de passer au minimum 6h en voiture avec un enfant. Et nous l’avons fait avec deux, lors des vacances de printemps.

Alors un voyage de 2h45 en TGV, sans avoir à s’inquiéter du trafic et des bouchons, des pauses et du moment où l’un ou l’autre commencerait à saturer et donc à s’énerver, nous paraissait hyper facile à vivre !

Et nous avons eu raison !

Bien sûr, il y a eu du stress au moment de prendre le chemin de la gare. J’ai réduit les bagages, mais nous étions quand même chargés : les valises, la poussette, le chat… Heureusement que ma Maman nous a accompagnés.

Il y a eu quelques minutes de flottement lorsque nous avons essayé de négocier, en vain, avec des passagers pour échanger nos places afin de pouvoir voyager tous les 4 ensemble.

Au final, nous avons eu bien mieux puisque PapaDeOuistiti est allé voir le contrôleur pour lui demander si nous pouvions nous installer en carré Famille, dans le wagon d’à côté qui était désert.

Quand il lui a annoncé qu’il n’y avait aucune réservation dessus jusque La Rochelle, c’est comme si il venait de lui annoncer qu’on avait gagné le gros lot !

On a pu garder la poussette près de nous. Ouistiti a pu s’amuser et se dégourdir les jambes, sans gêner personne.

Il s’est même reposé en s’allongeant sur les fauteuils, après avoir relevé l’accoudoir les séparant.

Je lui avais préparé un sac avec de quoi grignoter et boire, des feutres et quelques feuilles de coloriage, ses voitures préférées du moment. J’avais anticipé les moments d’impatience en y glissant également ma tablette, qu’il n’a pas tant que regardé que ça au final.

On était loin d’imaginer que nous voyagerions dans un wagon rien que pour nous. Du coup, je m’étais mise en quête d’un casque audio quelques jours avant le départ.

J’avais deux critères non négociables : la qualité du son et, surtout, un réducteur de décibel.

Ils étaient tous les deux réunis dans le casque Tinyphones de JVC : résistant aux manipulations parfois un peu brusques de mon mini-ado, il est aussi ultra léger et confortable grâce aux coussinets souples et bien épais. Il se règle facilement pour s’adapter à sa tête. Pour ce qui est du son, même si il l’augmente sur la tablette (ce qu’il ne fait pas avec le casque, preuve que le volume lui convient), il n’aura jamais plus de 85 décibels dans les oreilles.

Je l’ai essayé et le son, tout en étant doux, permet d’entendre parfaitement les vidéos (moi qui souffre d’acouphènes, je ne ressens aucune gêne quand je le porte). PapaDeOuistiti a même regardé un match de foot avec, samedi soir, et il a été bluffé par la qualité sonore.

Le fil est suffisamment long pour ne pas qu’il ait à se coller le nez sur l’écran.

Petit détail bien fun, il est possible de le customiser avec des autocollants : je ne les lui ai pas encore donnés (Merci tête de linotte), mais je ne doute pas que cela va beaucoup l’amuser !

Finalement, c’est pour Ouistitwo que ça a été « plus compliqué« .

Cette petite personne de 7 mois 1/2 aime bien les câlins de sa Maman, mais il a des envies d’escapade depuis qu’il maîtrise les déplacements en mode toupie. Passer tout ce temps sur mes genoux et dans mes bras a été parfois agaçant pour lui. Heureusement que les tétées apaisent vite les petites tensions dans ces cas là.

Au bout de 2h45, nous avons foulé le sol rochelais. Ma tante nous attendait sur le quai  : quitter la gare a été plutôt épique avec les différents escaliers à parcourir, chargés comme des baudets mais, 40 Minutes plus tard, nous avions retrouvé notre terre promise.

Depuis, c’est, comme à chaque fois, cette impression de n’être jamais parti de Fouras.

Retrouver ses petites habitudes en deux temps trois mouvements : la pizza du dîner d’arrivée avec la balade sur le front de mer en allant les chercher, le manège (et maintenant les jeux que Ouistiti a découverts aux vacances de printemps), le marché et ses commerçants qui nous accueillent avec le sourire et nous demandent des nouvelles…

Et bien sûr, la plage ! Ouistiti a retrouvé tout son attirail de seaux, pelles, râteaux, ballons… Avec une claque pour moi de le voir désormais si grand (mais où a-t-il trouvé l’idée de mettre sa casquette à l’envers ?!)

Ouistitwo, lui, s’est tout de suite senti à l’aise sous sa tente (tellement grande que je peux m’allonger avec lui : je vous la présentais ici).

On ne se bride pas par un quelconque rythme, même si on fait attention à ne pas trop perturber Ouistitwo (les siestes sont encore au petit bonheur la chance. Mais globalement, il y a du mieux puisqu’il ne l’a zappée qu’une seule fois depuis que nous sommes arrivés. Du coup, je sieste avec lui !).

On prend le temps, et on savoure d’être ensemble.

On n’a pas laissé toutes les difficultés à Paris mais, à Fouras, on a toujours l’esprit plus léger. Et on voit, surtout, qu’on va pouvoir profiter les uns des autres pendant plus d’un mois.

Quel bonheur d’observer la complicité de nos garçons et l’amour qui les unit, de voir notre Bébé évoluer à une vitesse folle et quelle fierté de regarder son grand frère si attentionné envers lui.

Le blog va se mettre en pause. Je partagerai peut-être un ou deux petits billets sur notre séjour. Mais tout dépendra si j’ai le temps de m’installer derrière mon écran, car je veux avant tout profiter de ma Famille.

Là où vous pouvez être sûres de me retrouver, c’est sur Instagram (en photos et en story ), car c’est bien le meilleur endroit pour vous montrer à quel point Fouras est jolie. Qui sait, je vais peut-être vous donner envie de venir 🙂

Je vous souhaite un merveilleux été !

 

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