A bientôt 6 mois de grossesse révolus, je pense pouvoir dire que la fameuse phrase « aucune grossesse ne se ressemble » est vraie !

Physiquement déjà, c’est le jour et la nuit ! Loin de moi, l’idée de me plaindre car ce ne sont que de petits désagréments. Mais je me sens bien plus diminuée que lorsque j’attendais Ouistiti.

La fatigue ne m’avait fait ralentir le rythme que pendant le dernier mois. Alors que là, il me reste encore un trimestre, et j’ai l’impression de me traîner depuis le retour des vacances.

La relation avec mon Bidou est, elle aussi, complètement différente. Je ne sais pas si c’était parce que c’était mon premier enfant, mais j’étais beaucoup plus attentive au moindre signe (ou absence de signe) pour Ouistiti, que je ne le suis pour BébéFrère.

Peut-être qu’avec 3 ans de plus, je fais preuve de plus de sagesse (c’est beau de rêver, uh, uh, uh…). Pour Ouistiti, j’angoissais facilement une semaine à l’avance, avant chaque rendez-vous avec ma Gynéco.

Je ne dis pas que je n’ai aucune appréhension avant mes rendez-vous, mais je suis beaucoup plus calme.

Mais du coup, je me trouve plus détachée de mon Bidou. Lorsque j’attendais Ouistiti, je passais de longs moments dans mon canapé à le regarder, le caresser, et à lui parler dans ma tête.

Je ne sais pas si c’est parce que c’est ma deuxième grossesse ou si c’est parce que j’ai moins de temps pour buller, mais je me reproche régulièrement ce détachement.

Attention, je ne dis pas que je ne suis complètement gaga à l’idée de devenir Maman pour la deuxième fois, bien au contraire ! Mais j’ai l’impression de consacrer moins de temps à mon Bidou.

Il y a pourtant une chose commune à mes deux grossesses : l’attente fébrile des premiers coups.

Pour Ouistiti, chaque semaine, je lisais des bouquins sur son évolution dans mon ventre. Et quand est venue la page « vous allez sentir les premières petites bulles« , alors que je ne les sentais pas, ça a été une source de grand stress.

Quand ils sont enfin arrivés, je les scrutais chaque jour, jusqu’à m’assoir sur le canapé et attendre le premier de la journée (imaginez ma tête quand il ne bougeait que le soir quand j’allais me coucher…).

J’ai complètement abandonné mes lectures semaine par semaine pour BébéFrère (j’ouvre parfois ces bouquins quand j’ai une question ou un doute, rien de plus), et je suis beaucoup moins dans l’attente de telle ou telle évolution.

Pourtant, au début de l’été, je n’ai pas pu m’empêcher de commencer à trouver le temps long. A partir du moment où ma Gynéco m’a demandé si je sentais des petits coups et que ce n’était pas le cas, j’ai commencé à me mettre la rate au court bouillon.

Surtout que j’ai toujours entendu que les petits coups d’une deuxième grossesse arrivent plus tôt (un jour, j’arrêterai d’écouter les on-dit…).

Ouistiti et BébéFrère sont pratiquement de la même période, je peux donc faire facilement la comparaison de tel ou tel petit évènement.

J’ai commencé à sentir Ouistiti au mois d’août. Je m’attendais donc à sentir BébéFrère au mois de juillet. Et même si mon inquiétude devant ces petits coups qui n’arrivaient pas aurait été beaucoup plus importante il y a trois ans, j’ai vraiment commencé à ne pas en mener large au fur et à mesure que les jours passaient sans aucun petit signe.

Là dessus, on pourra dire que j’ai eu les deux mêmes grossesses, puisque BébéFrère s’est manifesté au même stade de ma grossesse que Ouistiti.

Mais le point commun s’arrêtera là, car si Ouistiti a toujours été timide (car il dormait beaucoup… Uh, Uh, Uh…), son frère est un véritable acrobate !

En y réfléchissant (attention, séance psy à deux balles), je me dis que BébéFrère est peut-être si actif parce que je fais moins attention à lui. Et Ouistiti était hyper calme parce que j’étais toujours focalisée sur mon Bidou…

Bref, c’est la fiesta tous les jours et il n’attend pas le soir pour se manifester. J’arrive à me le représenter dans mon ventre en fonction de ses coups, et je peux vous dire que ses petits poings sont aussi énergiques que ses petits pieds.

Les horaires de PapaDeOuistiti ne nous ont pas permis de faire des séances d’haptonomie, mais même si je suis moins scotchée à mon Bidou, je le papouille tous les jours et je « joue » avec BébéFrère, comme je le faisais avec Ouistiti.

Je sens lorsqu’il est plus d’un côté que de l’autre, ou un peu avant qu’il ne me donne un petit coup. Je pose ma main sur mon ventre, et il vient se coller tout contre elle. Ça donne de bien drôles de bosses !

J’ai beau me poser des questions sur ma façon d’être avec mon Bidou (cela va de paire avec toutes mes interrogations sur mes capacités à être Maman de deux enfants), il y a quand même des similitudes que je recréé naturellement !

C’est d’ailleurs tout naturellement que j’ai eu envie d’avoir un nouveau bola.

J’ai déjà eu l’occasion de vous parler de ce bijou sur le blog : il s’agit d’un sautoir sur lequel est attaché un pendentif qui cache un grelot. A chaque mouvement de la Maman, le pendentif rebondit sur le ventre permettant ainsi au grelot d’émettre un son doux et léger.

Bébé l’entend donc régulièrement et cela devient un son de son quotidien, comme la voix de sa Maman et de son Papa. Après sa naissance, il le reconnaîtra et ça l’apaisera quand il l’entendra, lui rappelant sa vie in utero pendant laquelle il était protégé de tout.

J’ai pu constater cet apaisement avec Ouistiti quand il avait une crise de RGO : je l’ai gardé longtemps autour de mon cou après sa naissance, et je le faisais sonner quand il n’était pas bien. Le grelot le captivait et il s’est endormi plus d’une fois dans mes bras, le bola serré dans une de ses petites mains.

Son bola est désormais dans sa chambre près de son lit, et il m’arrive de l’agiter lorsque Ouistiti a des nuits compliquées (depuis la rentrée scolaire, il m’a été d’une grande aide plus d’une fois…).

Il n’était pas question pour moi d’utiliser le bola de Ouistiti pour BébéFrère. C’était mon bola tant qu’il était dans mon ventre mais, depuis sa naissance, c’est devenu le sien. Et je voulais que BébéFrère ait son bola à lui.

Une fois encore, c’est grâce aux réseaux sociaux que j’ai pu faire une belle découverte après le follow de Bijoux de Grossesse sur Twitter.

Sur son joli site, Fabienne propose un large choix de bolas (accrochés, au choix, à un cordon ou à une chaîne argentée) à des prix vraiment raisonnables. Argentés, dorés, colorés, lisses ou à motifs, il y en a pour les goûts de toutes les futures Mamans !

Ma pierre préférée étant l’ambre, je me suis laissée séduire par un modèle cuivré*.

grossesse - bola

J’ai retrouvé son joli son qui m’accompagnait, il y a trois ans, avec tendresse. Lorsque BébéFrère me donne des petits coups, je le fais rebondir sur mon ventre. J’ai l’impression que ça lui plait bien, car il me répond en tapant à l’endroit où je fais sonner mon bola. On se lance alors dans une « discussion » qui peut durer plusieurs minutes : moi en musique avec le bola, lui avec ses petits pieds ou ses petites mains.

Si il est vrai que je me prends beaucoup la tête sur la façon dont je vais réussir à gérer mes deux fils sans qu’aucun ne se sente négliger, je me rassure avec ses petits liens qui existent entre BébéFrère et moi. Certes, ils me paraissent encore moins intenses que ceux qui se sont créés dès que j’ai appris ma première grossesse, mais ils sont là et ne cesseront de grandir au fil des prochains mois.

La peur de négliger Ouistiti pour m’occuper de son petit frère qui sera dépendant, et celle de ne pas être aussi disponible pour BébéFrère que je l’ai été pour Ouistiti puisqu’il était mon seul enfant, va sûrement me triturer les méninges encore un certain temps.

Mais, j’ai conscience qu’il va falloir que j’arrête de me mettre une telle pression pour ne pas m’ajouter des difficultés supplémentaires. Ça ne sera sans doute pas chose facile, vu ma nature quelque peu névrosée parfois, et je vais faire mon maximum pour m’alléger les épaules.

Vous avez connu ces sentiments et ces craintes ? Vous avez géré comment l’arrivée du deuxième enfant ?

grossesse bola

 

 

 

*Produit offert

8 Thoughts on “Bola et compagnie, ces petits liens entre toi et moi

  1. Coucou,
    Courage pour les derniers mois qui sont longs et éprouvants.
    J’ai beaucoup ressenti et culpabilisé ce sentiment de « détachement » pour la grossesse de Petit Bébé, c’est surtout pour ça que j’ai apprécié de refaire moins de 2 ans après les cours de préparation à l’accouchement. Pour avoir un moment juste consacré à ce deuxième bébé.
    A la naissance, j’avais vraiment peur de délaisser Grand Bébé et on a peut-être trop accentué nos attentions envers lui. Il en est devenu insupportable…et je culpabilisais pour Petit Bébé qui manquait d’attention. Et puis on a remis les choses en place, accordé plus de temps à Petit Bébé et je dois dire que même Grand Bébé s’en est mieux porté

    • MamanDeOuistiti on 23 septembre 2016 at 13 h 43 min said:

      J’ai choisi une prépa 100% sophro avec ma sage femme, pour m’aider à lâcher prise. Et came fait beaucoup de bien.
      Le bon dosage entre les deux, c’est ça qui j’ai peur de pas trouver.
      Merci pour ton témoignage <3

  2. Moi aussi je me sens moins centrée et beaucoup plus fatiguée ! Clairement à certains moment j’en ch** et j’ai l’impression de délaisser mon fils. Bref pas évident d’être enceinte et déjà maman.

    • MamanDeOuistiti on 23 septembre 2016 at 14 h 19 min said:

      Je me posais beaucoup de questions « physiques » pour ma première grossesse. Là c’est 100% psychologique. Dans les deux cas, ça nous fait bien cogiter !
      J’espère que la fatigue va te laisser un peu (beaucoup) de répit.
      Courage !

  3. angelique joyeux on 23 septembre 2016 at 15 h 11 min said:

    Ici bébé 4 et pareil j’étais pas au top en attendant les premiers coup!
    ma dpa étant pour le 4 janvier, j’avais si hâte, mais c’est pendant un match de foot en juillet que bébé c’est manifesté, faut dire que j’étais tellement excité qu’il a voulu profiter de l’occasion 🙂
    Bon pour le coup il ou elle c’est pas arrêter de gigoter, c’est du matin au soir la zumba, mais je profite 🙂
    Pas utiliser de bola mais j’y pense 🙂

  4. Pingback: Une Semaine Chez la Ouistiti Family #S38-2016 - Maman de Ouistiti

  5. Lucile de Guinzan on 11 octobre 2016 at 12 h 45 min said:

    Je ne suis pas enceinte mais je me reconnais totalement dans tes inquiétudes que j’éprouve déjà par avance à l’idée de me lancer dans l’aventure de bébé 2 un jour ! J’avais un bola mais je ne l’ai pas beaucoup porté. Je le regrette un peu maintenant surtout que ça aurait pu nous aider pour apaiser mon petit chat RGO aussi ! J’étais tellement prise dans le truc et la fatigue que je n’ai jamais repensé au bola après sa naissance ! Bon eh bien voilà, grâce à toi j’y penserai pour le prochain 😉

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