Quand l’inquiétude refait surface

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Vous le savez, ces deux dernières semaines n’ont pas été de tout repos.

Comme ça arrive souvent chez Ouistiti, il a été malade après son coucher, alors que la journée s’était passée le plus normalement du monde.

Vu les symptômes et la période de l’année, on a pensé « gastro » et on s’est armé pour une nuit compliquée.

Visite chez le pédiatre et traitement classique.

Très vite, des signes, qu’on connaissait malheureusement trop bien, sont réapparus : de violentes douleurs qui sortent Ouistiti de son sommeil en hurlant, des spasmes qui le font se raidir, tout en gémissant les lèvres pincées.

En une soirée, on s’est retrouvé faire un bond de deux ans en arrière. Machinalement, j’ai repris mes réflexes pour le soulager mais un petit garçon de 13 kgs et 92cms, ça ne se manipule pas aussi facilement qu’un bébé.

Je l’ai forcément ramené chez le pédiatre le lendemain. La gastro n’était plus d’actualité, puisqu’en plus des douleurs, son transit s’était arrêté.

On a retrouvé le classique Débridat associé au spasfon. A peine rentrés à la maison, il a été pris de vomissements juste après avoir les médicaments.

A partir de là, il a perdu toute son énergie. Lui qui ne fait plus de sieste depuis un moment, s’est endormi sur moi d’un coup.

Il a été amorphe tout le week-end : il s’endormait pour se réveiller en pleurant à cause de la douleur.

Il y a eu du mieux en début de semaine dernière mais un vomissement en plein repas, qu’il m’avait réclamé, m’a fait rappelé le pédiatre.

Avec une perte de 600g en même pas une semaine, des douleurs et un petit garçon amorphe, il a décidé de lui faire faire une prise de sang et une échographie.

J’avais évoqué les soucis que Ouistiti avait eu petit lorsque nous avons vu ce pédiatre la première fois, mais je n’étais jamais rentrée dans les détails de ce qui nous avait, à chaque fois, fait changé de praticien.

Celui-ci est le quatrième qui suit Ouistiti, car pendant sa première année, pendant laquelle il souffrait presque quotidiennement, les trois premiers nous avaient, tour à tour, fait sortir de nos gonds.

Entre celle qui nous avait dit que ces douleurs étaient normales parce qu’il n’avait pas encore trois mois, et que son organisme se formait… L’autre qui m’avait balancé, à ses 4 mois, qu’il y avait trop de fusion entre nous et qu’il fallait qu’il apprenne à se calmer tout seul, avant de nous envoyer voir un pédopsy…Et le troisième qui lui avait dit qu’il allait avoir des raisons de pleurer la nuit suivante, parce qu’il venait de lui faire son vaccin… Et je ne vous parle pas de deux premiers gastro-entérologues qu’on a consultés.

J’ai fini par me méfier de chaque nouveau praticien que je consultais. Heureusement, notre pharmacien qui nous connaît bien, nous a orienté vers quelqu’un de compétent.

Lorsque je lui ai résumé toutes ces péripéties, la semaine dernière, ça l’a mis dans une colère noire et il a sorti son bloc d’ordonnances pour y écrire les examens qu’il voulait que Ouistiti passe parce qu’on allait « pas le laisser comme ça à souffrir« 

L’echo n’a rien montré d’anormal, mais on ne voit pas les intestins avec cet examen.

Plusieurs résultats de la prise de sang ne sont pas dans les valeurs de référence, et le pédiatre nous envoie voir un hématologue pour savoir ce qu’il en est.

Cela faisait un an que Ouistiti n’avait plus de douleur au ventre : nous étions allés voir une troisième gastro-entérologue qui l’avait soigné et soulagé, sans que l’on sache la cause de ses douleurs.

Je le pensais débarrassé de tout ça. Mais depuis 15 jours, mon inquiétude est à nouveau très présente.

Ces douleurs, je les connais bien, car j’ai moi-même des problèmes à ce niveau là. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai, à chaque fois, alerté les différents médecins que nous avons vus. Je n’ai eu que des réflexions blessantes me faisant passer pour une primipare névrosée (et je ne parle pas de celui qui m’a dit que je fantasmais que mon enfant ait hérité de mes problèmes… MAIS BIEN SÛR !).

Heureusement, depuis ce week-end, les choses se sont apaisées. Je vous avoue que j’ai vite eu peur que tout recommence et qu’il ait à nouveau mal tous les jours, alors je suis déjà un peu soulagée.

Mais comme on ne sait pas ce qui a ravivé ces douleurs, je reste sur le qui-vive. J’ai hâte de voir l’hématologue, et j’espère qu’elle va nous dire que notre inquiétude n’a pas lieu d’être.

Je me sens rassurée car je sens le pédiatre de Ouistiti décidé à faire ce qu’il faut pour non seulement le soulager, mais aussi arriver à trouver ce qui en est à l’origine.

Nous sommes en pleine période des virus intestinaux, et c’est peut être ce qui a ravivé la fragilité qu’a Ouistiti au niveau de son ventre. Mais quand je vois les douleurs que j’ai toujours à mon âge, j’espère que nous allons réussir à l’en débarrasser définitivement.

Ma colère envers les premiers pédiatres s’était atténuée, à mesure que Ouistiti ne souffrait plus, l’année dernière. Mais ces derniers jours l’ont réveillée en même temps que mon inquiétude : je ne comprendrai jamais comment quelqu’un qui se spécialise pour soigner des enfants puisse prendre autant les choses à la légère, devant un bébé qui souffre et des parents inquiets que ça ne se calme pas.

J’avoue que je me suis sentie découragée de voir que tout ça n’est en fait pas réglé, mais avec un pédiatre qui nous soutient et mon expérience de deux ans à être sa Maman, je me sens finalement plus forte !

On ne lâchera pas et on trouvera !

rôle du médecin - inquiétude des parents

14 Commentaires

  1. C’est vrai, c’est important de trouver le pédiatre qui nous va, celui qui nous prend au sérieux et ne traite pas la douleur de l’enfant comme quantité négligeable!!

  2. L’incertitude et le fait de ne pas trouver de cause est sans doute le plus difficile à vivre.
    La douleur et de voir souffrir son enfant reste intolérable.
    Je t’apporte soutien et beaucoup de pensées, plein de calins pour affronter ce combat.

  3. Accroche toi bien à ce nouveau pédiatre qui te comprend enfin, je ne sais que trop bien ce que tu vis quand on a un enfant malade… Même si chez nous c’était en continu pendant les 18 premiers mois. Chaque moment de tendresse que tu lui apportes l’aide inconsciemment à faire face à ses douleurs, et toi à te construire pour les autres soucis à venir. Mais je comprends la détresse et l’angoisse quand on se sent impuissant face à leur douleur, qu’ils ne savent en plus pas exprimer clairement à cet âge… Courage courage 🙂 <3

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