Lundi dernier, Ouistiti est retourné à la garderie après une absence de 3 semaines. Je ne peux pas vous cacher que j’avais une certaine appréhension.

Depuis la rentrée, c’était redevenu un peu difficile de l’y déposer. Alors qu’il y allait sans difficulté avant les vacances, là, il versait souvent quelques larmes.

Ca ne durait jamais longtemps : là aussi, j’avoue que je laissais traîner mes oreilles quand je repartais, pour m’assurer qu’il ne pleurait plus. Je n’étais pas arrivée au bout du couloir qu’il s’était déjà arrêté.

Je vous l’ai déjà dit, j’ai toute confiance envers le personnel de la garderie, et Ouistiti les aime beaucoup. Il se console très vite à leurs côtés, et ça me rassure. Mais je suis sa Maman, donc je ne peux pas m’empêcher de vouloir en être sûre.

Le voir s’amuser et rigoler à plein poumons, et limite ne pas me voir quand je venais le chercher, me confirmait que ces quelques larmes n’étaient pas inquiétantes.

Par contre, cette pause imposée de trois semaines me contrariait beaucoup vis à vis des liens qu’il avait commencé à tisser avec un des petits garçons de son groupe.

Déjà l’année dernière, ils jouaient ensemble, mais depuis la rentrée on sentait un lien encore plus fort entre eux.

J’avais peur qu’avec l’absence de Ouistiti, les choses changent. J’aurais dû être rassurée en me disant qu’ils s’étaient retrouvés après les congés d’été mais là, la coupure n’était que pour Ouistiti. Le groupe allait continuer ses petites habitudes.

La veille de son opération, il y était allé et quand nous sommes partis, le papa de ce petit garçon lui avait donné un petit marron qu’ils avaient ramassé ensemble pour qu’il l’offre à Ouistiti. Cette attention m’avait beaucoup touchée : il n’a pas quitté ma poche pendant toute cette période difficile.

Ils s’étaient dit au revoir en se faisant un câlin. C’était trop choupi !

C’était cette complicité que j’avais peur qu’il n’y ait plus entre eux.

Quand je suis venue le chercher lundi dernier, je les ai vus tous les deux jouant avec un camion. Ils se faisaient même des blagues, puisqu’ils jouaient, à tour de rôle, à cacher un œuf dans la benne du camion. Quand l’un cachait l’œuf, l’autre le cherchait en éclatant de rire.

L’animatrice m’a tout de suite dit qu’entre eux, c’est comme si Ouistiti n’était jamais parti : ils ont tout de suite retrouvé leurs habitudes pour le dodo, le jeu et le goûter.

Cette semaine, j’ai aussi eu l’occasion de parler avec la maman de « Ato » (c’est comme ça que Ouistiti l’appelle), et elle m’a dit qu’il parlait souvent de Ouistiti quand elle lui demande de raconter ses après-midis. Ça avait été aussi le cas pendant son absence. Il arrivait en le réclamant, et les animatrices devaient lui expliquer qu’il n’était pas encore revenu.

Je trouve ça tellement touchant cette amitié, à même pas deux ans. Et la Maman de Ato trouve, elle aussi, attendrissant que son fils ait un copain.

J’ai souvent entendu qu’à cet âge, ils sont trop petits pour se rappeler de telle ou telle chose mais voir que des deux là aiment toujours autant être ensemble après cette coupure, me fait tellement chaud au cœur.

J’avais peur qu’après avoir passé 3 semaines en étant en mode ultra câlins pour l’apaiser, ce soit aussi dur qu’au début de son adaptation. Mais le voir reprendre ses marques, et que ça aille même mieux qu’avant cette pause, puisque maintenant il y va de nouveau presqu’en courant, me soulage tellement.

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Le voir créer des liens avec une autre petite personne et partager d’aussi bons moments, est aussi un signe, parmi tant d’autres, que mon bébé grandit. Certains de ces signes me rendent nostalgique, mais pas celui-là car je le vois heureux sans être avec moi. On pourrait penser que je trouve ça dur, mais ce serait de le savoir triste dès que je ne suis pas là qui me rendrait malheureuse.

En grandissant, avec l’approche de l’école maternelle, il va de plus en plus être « sans moi » et savoir qu’il le vit bien, me rassure énormément.

Ce qui serait parfait c’est que Ouistiti soit avec son copain à l’école, mais avec le découpage de la carte scolaire à Paris, ce n’est pas gagné.

Autant vous dire que je vais vite poser la question à la maman de Ato, pour savoir où il ira.

One Thought on “Son premier copain

  1. Galathée on 2 novembre 2015 at 13 h 26 min said:

    C’est trop mignon 😉

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