Jeudi dernier, j’ai accompagné Ouistiti à la garderie, pour la dernière fois de cette année scolaire.

Si on m’avait dit, au mois de février, que je serais emplie d’autant de nostalgie, je ne l’aurais pas cru.

J’aurais mis plusieurs mois à me faire à l’idée que l’inscrire était ce qu’il nous fallait, à tous les deux.

Cela a été dur de le déposer pendant un mois et demi, et puis, un jour, alors que je m’inquiétais de l’y laisser car il n’y avait pas été la semaine précédente à cause d’une otite/laryngite, il est entré dans la salle et s’est dirigé d’un pas vaillant vers sa kitchenette préférée.

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Les premiers temps, j’ai fait une erreur de débutante : je ne m’occupais que de mon ménage. Résultat, je ne me reposais pas.

Petit à petit, j’ai lâché du lest et je me suis autorisée à ne rien faire. En fait, j’ai réussi quand Ouistiti ne pleurait plus quand je partais.

M’occuper évitait de me faire penser à comment il pouvait être là-bas, alors que je le laissais en pleurs. J’ai culpabilisé pendant un mois et demi d’avoir besoin de souffler, alors que lui n’aimait pas y rester.

Mais à chaque fois, l’équipe l’accueillait avec douceur et l’accompagnait au mieux.

Ils savaient me rassurer quand je leur laissais, et me détaillaient dans les moindres détails comment il avait passé son après-midi.

Petit à petit, il s’y est fait et s’y est plu, et à partir de là, j’ai vraiment réussi à apprécier ces 4 heures pour moi, deux fois par semaine.

Honnêtement, je pensais que je sortirai plus, mais j’avais surtout besoin de me retrouver au calme et pouvoir juste glander devant la télé, voire même dormir les rares fois où j’y arrivais.

La fatigue est mon pire ennemi : ma grossesse m’a rendue plus patiente que je ne l’ai jamais été, mais l’épuisement rendait mes journées plus que compliquées.

Ouistiti a pris ses petites habitudes : le goûter est son moment préféré, concurrencé de près par les jeux d’eau pendant la canicule.

Il y a appris à faire ses siestes en s’endormant seul. Au début, il s’endormait dans les bras d’une des puéricultrices. Mais ces dernières semaines, après quelques tentatives pour y échapper, il s’endormait sur un des petits matelas de la salle de repos, toujours sous l’œil bienveillant de la puéricultrice.

Il y a pris en assurance niveau motricité, car tout est pensé pour qu’il ne se fasse pas mal avec ce qui l’entoure : le sol n’est pas dur comme notre parquet, il n’y a pas de table basse, ni d’autres obstacles où il peut se cogner la tête.

Alors qu’à la maison, il ne s’occupe pas plus de 5 minutes avec un jouet, là-bas il y passait facilement 45 minutes. Les espaces sont bien délimités, alors que nous n’avons toujours pas commencé la réelle décoration et surtout l’organisation de son espace de jeu : tout est dans des caisses et il n’y trouve pas d’intérêt.

Ca c’est le gros chantier de la rentrée !

Au fil des mois où je dis que Ouistiti est allaité et qu’on me voit le porter, j’ai entendu à des nombreuses reprises que j’allais en faire un sauvage capricieux qui n’irait pas vers les autres.

A toutes ces personnes, je vous confirme mes réponses : vous êtes à côté de la plaque !

Il a très vite été au contact des autres enfants. Quand je venais le chercher, il était quasiment tout le temps avec la même petite fille. Je suis triste qu’elle change de structure l’année prochaine, et j’espère qu’il sera content de retrouver ses deux autres copains.

Comme nous étions 24h/24 ensemble avant qu’il n’aille a la garderie, j’avais peur qu’il ne se sente perdu. Mais l’éducateur m’a tout de suite apaisée en me disant qu‘il leur faisait confiance et se rassurait, si besoin, à leur contact, pour ensuite aller rejoindre les autres enfants.

Je ne pouvais pas m’empêcher, quand je revenais le chercher, de l’observer à travers la vitre, sans qu’il s’en aperçoive. Et je voyais mon petit garçon au milieu d’autres enfants, parfaitement à l’aise et passant un bon moment.

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Nos retrouvailles sont se font toujours avec des câlins. Au début, il se précipitait dans mes bras et commençait à sangloter. Et au même moment où je pouvais le déposer sans qu’il ne pleure, je le récupérai, toujours en me demandant les bras, mais avec un grand sourire.

Cette année, il y sera allé 5 mois. En septembre, il fera une année complète en y allant 3 fois par semaine, un jour sur deux.

Cela m’a vraiment  fait drôle d’aller le chercher pour cette dernière fois.

L’inscrire l’a fait passer de « mon bébé » à « mon petit garçon« , mais c’était le plus jeune à ce moment là. L’année prochaine, il sera chez les grands, avant d’entrer l’année suivante à la maternelle.

J’ai toujours pensé que le temps passait trop vite, aussi bien pendant ma grossesse que depuis sa naissance, et avoir des étapes comme celle-ci me donnent l’impression que ça file encore plus vite.

Une chose est sûre, c’est que ça nous aura fait, à tous les deux, beaucoup de bien et j’ai beaucoup d’affection pour cette équipe .

J’aurais d’ailleurs pu faire une demande dans une autre garderie plus proche de chez nous, mais je préfère que Ouistiti continue d’aller dans celle-ci qu’il connaît bien, avec des personnes qui ont toujours su être à son écoute. Je suis d’autant plus ravie que l’éducateur avec qui il a fait son adaptation, et vers qui il se tourne quand il a besoin d’être rassuré, sera dans l’équipe des « grands » l’année prochaine (j’avoue que j’avais un pincement de ne plus l’avoir avec le changement de groupe de Ouistiti, mais comme c’est lui le référent du groupe des petits, l’année prochaine il les suit).

Ce contact avec d’autres enfants et d’autres adultes lui permettront, j’en suis sûre, d’aborder la maternelle avec plus de confiance.

Quant à moi, je continuerai, pendant ces 3 demies-journées par semaine, à prendre soin de moi. J’espère que les vacances qui approchent, vont me permettre de recharger les batteries pour que je puisse également concrétiser certains projets qui me trottent dans la tête.

Jeudi, je suis arrivée avec quelques douceurs pour les remercier d’avoir été si attentifs au rythme de mon petit garçon.

Ils font maintenant partie de notre quotidien qui est devenu plus facile grâce à eux, et je crois que je ne les remercierai jamais assez pour ça.

5 Thoughts on “Tout simplement, merci !

  1. J’en ai les larmes aux yeux de lire tout ça (et je ne suis pas enceinte !! Haha, il faut se justifier à chaque fois je crois bien :p). C’est tellement important de suivre le rythme de chaque enfant !!

  2. très joli !!
    suis tout à fait d’accord avec toi concernant l’allaitement … elles faisaient comment les mamans avant l’arrivée du biberon??

    • MamanDeOuistiti on 24 juillet 2015 at 11 h 05 min said:

      ❤️ Allaitement ou bib, le principal c’est de se sentir bien avec son Bébé et qu’on ne vienne pas nous critiquer/juger/embêter sur nos choix

  3. Adeline WEISSE on 24 juillet 2015 at 12 h 53 min said:

    De nombreuses émotions ressortent de ce billet. On ne peut s’empêcher de s’attendrir en lisant ces lignes si poignantes et pleines d’amour.

    Je pratique le télétravail et donc je garde ma fille H24, j’avoue que je suis d’un naturel Zen. Mais quand elle rencontre des enfants, elle oublie complément que je suis là et quand quelqu’un vient la garder, elle ne dit jamais rien.

    Aujourd’hui, on fait grand cas de la sociabilisation des petits. Mais je crois que tout dépend du caractère de l’enfant, et il me semble important de leur inculquer des valeurs de tolérance, d’ouverture d’esprit qui leur permettront d’apprécier chaque situation.

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