Depuis lundi, j’ai mal

Depuis lundi, je n’arrive plus à m’occuper normalement de Ouistiti

Depuis lundi, j’ai le moral dans les chaussettes

Il a suffi d’un tout petit mauvais mouvement pour que notre rythme soit complètement perturbé, et que tout parte en vrille.

Pourtant, je n’ai pas fait d’acrobatie : j’ai juste voulu réconforter Ouistiti qui avait un chagrin que je le laisse à la garderie.

Je ne l’ai pas pris en me penchant vers lui, mais bien en m’accroupissant et je ne l’ai quasiment pas soulevé.

Mais ça a suffit pour me provoquer une douleur aiguë dans tout le bas du dos.

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J’ai toujours été fragile de ce côté là : ça m’a même pourri la vie, il y a une dizaine d’années.

J’ai donc tout de suite pris mes granules d’arnica, en espérant que ça serait suffisant.

Mais comme en ce moment, j’ai trop de chance, ça n’a absolument rien fait.

Que dalle, nada, macache !

Mardi, première heure, me voilà donc chez le médecin avec, évidemment, la remarque à demie culpabilisante sur l’allaitement, qui empêche de prescrire les anti-inflammatoires efficaces (j’aime pourtant beaucoup mon médecin, mais ça commence à me saouler le « mais tu vas l’allaiter jusqu’à quel âge » à chaque fois que je le vois, depuis que Ouistiti a passé le cap des 9 mois).

Depuis mardi matin, donc, je suis sous corticoïdes et doliprane, et j’ai passé une journée en enfer.

Hier, la douleur a commencé à diminuer à gauche, mais était toujours là, bien présente à droite.

Depuis ce matin, j’ai la désagréable sensation que ça va muter en sciatique à droite, vu que je suis gênée jusque dans le haut de la cuisse.

J’en arrive à un niveau d’hyper saturation, car j’ai l’impression que tout s’accumule depuis quelques  semaines.

Ouistiti a eu un rebond de son RGO pendant plus d’un mois, avec des nuits encore plus difficiles et bien sûr de la souffrance qu’on n’arrive pas toujours à soulager rapidement.

J’ai fait plusieurs malaises, à cause d’une grosse anémie.

On a appris une mauvaise nouvelle dans la famille de PapaDeOuistiti.

Et cette saloperie de lumbago a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, car elle m’empêche de m’occuper de Ouistiti comme d’habitude : je ne peux plus le porter, je n’arrive pas non plus à plier et déplier la poussette toute seule (pratique quand l’ascenseur trop petit, ne l’accueille pas ouverte), je ne suis pas confortable assise trop longtemps, de même pour la position allongée…

Donc les sorties sont quasi inexistantes, sauf pour aller a la garderie, mais là c’est PapaDeOuistiti qui l’y emmène (heureusement qu’il a la possibilité de faire du télétravail).

Mon petit garçon devient donc très difficile à canaliser : il ne comprend pas pourquoi je ne peux pas le prendre dans mes bras.

Il tourne en rond à la maison, et ça finit quasi systématiquement en larmes d’énervement et de frustration.

Pour le dodo, c’est pareil : je ne peux plus le coucher dans son lit, endormi après qu’il ait tété (cette situation me fait encore plus réaliser à quel point l’endormissement est devenu un réel problème…). C’est donc PapaDeOuistiti qui prend la relève.

Je supporte tout ça très difficilement, à cause de la douleur et de la fatigue.

Bref, on est tous au bord de l’implosion, et ça me mine

Et me dire qu’à la fin de la semaine prochaine, la garderie ferme : ça me file presque des angoisses, à me demander comment je vais réussir à gérer deux semaines complètes jusqu’à notre départ en vacances.

Je déteste me sentir comme ça, mais ça s’enchaine tellement que je n’arrive pas à me mettre un coup de pied aux fesses pour me rebooster.

J’attends vraiment ces quatre semaines de coupure dans ce rythme effréné que l’on a depuis plusieurs mois, comme une délivrance et j’espère, oh purée oui, j’espère vraiment qu’elles seront à la hauteur de mes espérances, et qu’on pourra vraiment se laisser vivre et récupérer.

Même si je sais qu’un enfant en vacances, ce n’est jamais très reposant, mais, au moins, pouvoir se défaire de ces contraintes qui nous bouffent bien en ce moment.

J’espère que vous ne m’en voudrez pas trop pour ce billet plombant, mais j’avais besoin d’ouvrir les vannes pour me débarrasser de ce poids, et m’aider à reprendre du poil de la bête.

Demain, promis, je vous réserve une surprise plus fun !

9 Thoughts on “Quand est-ce que ça s’arrête ???

  1. mimiette on 9 juillet 2015 at 17 h 00 min said:

    Bonjour,

    Et faire des séances de kiné ne vous soulagerait pas? ou voir un osteopathe?
    Je sais que pour ma part (fragile nuque/dos) les médicaments ne sont pas efficaces il n’y a pas que les séances de kiné qui me soulagent…
    Mon mari (fragile aussi nuque/dos etc…) c’est l’ostéo lui.

    bon courage, j’ai connu quand ma puce était petite c’est horrible…

  2. Plein de courage ma belle

  3. Ouch…pas drôle du tout! Plein de courage!

  4. Adeline WEISSE on 10 juillet 2015 at 13 h 12 min said:

    Dans ma famille, surtout du côté paternel, nous sommes fragiles du dos.

    Bien souvent, j’étais victime d’un « faux mouvement » sans même m’en rendre compte, je vivais cela comme une injustice.
    La fatigue bien sûr, n’arrange rien aux douleurs surtout de dos.

    Mais j’ai appris que mon nerf sciatique jouait un grand rôle : de mauvaises positions à répétition, manque d’hydratation, et le fait qu’il soit comprimé fait souffrir atrocement !

    Je te souhaite beaucoup de courage, car parfois bien qu’on soit entouré on a l’impression d’être seul(e) à mener un combat (contre soi-même).

    Le meilleur remède pour moi a été le lâcher-prise, du repos et revoir ma façon de me positionner.

    Ton billet est le reflet de ta souffrance, et il faut en parler, la vie n’est pas un conte de fée.

    Je pense bien à toi en ces moments difficiles et te souhaite le meilleur pour ce qui est à venir.

  5. J’espère que le moral et le dos vont mieux…
    Bon courage…

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