18 mois, déjà !

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Encore un cap auquel j’ai pensé, bien avant qu’il n’arrive : les 18 mois de Ouistiti.

C’était il y a quelques jours, et je trouve ça fou qu’un an et demi soit déjà passé depuis que je l’ai eu, dans mes bras, pour la première fois.

Il s’en est passé des choses, surtout ces dernières semaines avec le déménagement, et tout ce qu’il reste encore à faire niveau aménagement.

Les vacances m’ont permis de prendre plus de temps pour observer mon bébé qui est, maintenant, un petit garçon.

Quand je serai grand, je serai DJ !
Quand je serai grand, je serai DJ !

Les progrès, il y en a à foison : la marche depuis mars; sa compréhension de tout ce qu’on lui dit; son plaisir (retrouvé) d’aller à la garderie et l’interaction avec certains enfants là-bas; son affection pour le chat envers lequel il n’a pas de gestes brusques; son envie de faire comme nous; la précision de ses gestes quand il manipule quelque chose; les premiers signes de conscience de la propreté (ça, par contre, c’est moi que ça commence à stresser sur le « comment faire »…); son intérêt doucement grandissant pour jouer seul; sa passion pour certaines choses qu’il nous montre à chaque fois qu’il les croise (poubelles, camions, moto, oiseaux, canards…).

Il y a toujours ses câlins, ses sourires et ses éclats de rire (il a conscience d’être un petit clown et il aime que ça nous fasse rire).

C’est un petit malicieux : je ne me doutais pas à quel point son surnom « Ouistiti « lui irait aussi bien !

L’allaitement fait toujours partie de l’aventure, même si je sens que les choses évoluent : il réclame à des moments de la journée où il ne tétait  plus depuis un moment, et il saute des tétées ou il les diminue de façon très remarquable.

Mais 18 mois, c’est aussi la mise en bouche des 24 mois, le fameux terrible Two !

Et on l’a bien senti aussi depuis quelques semaines, car notre petit coquin rentre souvent dans de grosses colères, quand il n’obtient pas ce qu’il veut.

Et ça peut prendre des proportions franchement déstabilisantes dont j’ai déjà eu l’occasion de vous parler (il crie en tapant, en pinçant, et/ou en tirant les cheveux).

On n’a pas encore trouvé de parade pour arriver à ce qu’il gère ses frustrations, sans accès de colère (d’ailleurs si vous avez des conseils, je suis preneuse !).

On fait notre maximum pour prendre sur nous, mais quand il met toute sa hargne, le ton monte et la colère peut nous attraper à notre tour.

La fatigue ne nous aide pas à garder notre calme dans ces circonstances, car, oui, à 18 mois, les nuits sont toujours entrecoupées de 3 ou 4, voire 5 réveils…

Je vais au plus facile, sur le moment, puisqu’au premier réveil, très souvent, il reste avec nous.

Je sais que ce n’est pas la solution (ceci dit, ce n’est pas ça qui l’empêche de se réveiller 3 ou 4 fois après, dans la même nuit… Si il se réveillait parce qu’il me cherche, comme il dort près de moi, logiquement, il ne devrait pas se réveiller…), mais je suis crevée.

J’accuse une réelle baisse de forme physique et morale, alors me lever plusieurs fois, risquer qu’il ne se rendorme pas parce que je n’aurais pas réagi assez vite, en ce moment, c’est trop me demander !

C’est comme quand on perd patience quand il nous fait mal, s’énerver n’est pas la solution. Ca alimente même, sûrement, ses colères de nous voir le faire nous aussi.

Mais comment arriver à rester bienveillant sans hausser le ton quand on se fait tirer les cheveux, on prend un gros coup de pied dans le ventre ou quand il pince avec ses ongles ?

A côté de ça, il est toujours très « Maman ». Parfois, trop ! Car dès qu’il ne me voit pas, il peut très vite se mettre à pleurer.

Il n’a d’ailleurs que ce mot dans son « vocabulaire de grand », même si depuis la semaine dernière est arrivé « Chacha » pour le chat.

Là aussi, comment l’aider à se rassurer « sans moi », et comment parvenir à ce qu’il s’équilibre et sollicite plus son Papa : il dit tellement rarement Papa que quand on l’entend, on est surpris et on essaye d’exploiter ce moment.

Au bout d’un an et demi, on se rend compte très vite que les préoccupations ne sont plus les mêmes que l’année dernière, à la même époque.

Ça me fait peur par moment, car je me demande si j’accompagne bien mon fils.

Y a-t-il des choses que je fais mal, que je devrais arrêter ?

D’autres que je ne fais pas et que je devrais faire ?

En fait, je n’ai pas fini de tâtonner dans ma vie de Maman !

7 Commentaires

  1. Bonjour
    Ma fille a 18 mois et demi, donc j’aurai quasiment pu écrire le même billet!
    Si ça peut te rassurer, elle commence juste à faire ses nuits depuis quelques semaines (contre 2/3 réveils avec tétée avant), et une seule TT le soir. (chez nous, on a profité des vacances pour que son papa s’en occupe exclusivement la nuit, je ne me levais plus du tout-pas toujours facile- et ça a aidé)

    Mais idem pour les crises, les coups…elle crie de plus en plus…je sens sa frustration de ne pas pouvoir exprimer ce qu’elle aimerait dire…je crois que la patience et la douceur sont les meilleures réponses à ces crises…mais plus facile à dire qu’à faire!
    Et quant à son Papa et sa grande soeur, elles les appellent « Maman »…(et ne dit plus papa depuis plusieurs mois, alors qu’elle le disait très bien avant!).

    Bon demi-anniversaire à Ouistiti!

  2. Pas toujours simple on fait de notre mieux, la crise ne pouvoir rien faire je trouve ça dure je n’arrive encore pas à gerer celle de mon presque 3 ans le terrible two continue.

  3. Ravie d’avoir fait ta connaissance en vrai de vrai! j’ai trouvé ton oustiti trop beau. Je suis maman depuis 7 ans avec mon grand et je ne sais toujours pas si je fais bien ou pas mais je fais de mon mieux et surtout plus ils grandissent plus ils communiquent et expriment leurs émotions, leurs attentes et plus c’est facile ☺ Bises

    • Merci, ca m’a fait plaisir de te voir aussi. J’espère qu’on aura plus de temps la prochaine fois.
      J’étais speed car Ouistiti allait a la garderie cet après-midi et je voulais qu’il dorme avant

  4. oh je me lis dans ton article il y a quelques mois!!!
    Paul a bientôt 2 ans, depuis 1 semaine, il ne vient plus dans notre lit, sinon avant c’était pareil… on entendait ses petits pas sur le parquet, il arrivait un grand sourire aux lèvres, grimpait avec mon aide, se blotissait contre moi et me faisait un calin pour dormir.
    Quant à son père, il avait le droit à des coups de pieds et des griffures si il tentait de lui faire un bisou!
    A ses 20 mois je devais partir à la maternité 5 jours pour ma césarienne, il allait être grand frère et j’avais peur car était encore très (trop) « maman ».
    Et puis cela s’est bien passé… contrairement à ce que je pensais. Il y a eu juste quelques pleures accompagnés de « maman » mais il a dormi avec son père en lui faisant des câlins…
    Aujourd’hui encore, je dois aller dans son lit et m’allonger à ses côtés pour qu’il dorme (et ça, il y a encore 2 mois, ça se passait dans notre lit)…

    fait comme ton coeur de maman te dicte de faire. prends les conseils des uns et des autres, mais n’applique que ce qui ne te contrarie pas.
    il n’y a que toi et ton conjoint qui peuvent savoir ce qui est bon pour votre fils, et je n’ai jamais vu un enfant être malheureux parcequ’il aime sa maman!

    qu’il soit proche du papa… ça va venir… Paul a commencé quand il a trouvé l’intérêt de jouer avec son père (moi ne pouvant plus déjà à cause de mon gros ventre, et ensuite à cause de ma césarienne). je lui laisse donc certains jeux qu’avec papa, ceux qu’il aime. et il se balade souvent au parc avec lui.

    pour les coups, je connais ça aussi. Paul tape quand il n’a pas ce qu’il veut.
    Je le laisse faire et je lui dis que cela me fait mal, avec ses mots à lui « aillou – bobo » en montrant où il a tapé et mon coeur, pour dire que je suis triste et que j’ai envie de pleurer. souvent il me fait un calin après, et je lui explique que son geste est vilain. mais bon, soyons honnêtes, cela ne marche pas tout le temps, et très souvent je crie pour qu’il arrête. je sais que ce n’est pas bien, je ne cesse de lire des articles de bons sens prônant le fait de ne pas crier, ou ne pas mettre au coin, j’aimerai y arriver. mais à part de la théorie je n’ai pas eu de solutions concrètes! faudrait peut-être que je revisionne les « supers nannys » (les vrais) peut-être aurais-je la solution??

    en tout état de cause, déculpabilise, il va grandir et changer.
    fais au mieux. teste et vois si ça marche. mais jamais quand cela va à contre-sens de tes idées et envies. (je n’ai jamais laissé pleurer mon fils + de 5 minutes pour qu’il dorme, je déteste cela au plus profond de moi – mais je ne juge pas ceux qui le font avec leurs enfants, chaque parent fait comme il peut et comme il veut avec ses enfants)(personne ne sait ce qui est mieux ou pas)

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