Source : doula-services.com

Source : doula-services.com

En bonne future primipare, j’ai suivi les cours classiques de préparation à la naissance et à la parentalité : Huit cours pendant lesquels je me suis souvent ennuyée (excepté celui sur l’allaitement et le retour à la maison).

Le projet de Bébé2 n’est pas encore lancé, même si nous y pensons très régulièrement. Du coup, je pense forcément à ce que sera ma future grossesse, et si il y a bien une chose dont je suis sûre, c’est que je ne préparerai pas la naissance avec les cours que j’ai suivis pour Ouistiti.

Une mauvaise information m’a fait louper le bon moment pour commencer l’haptonomie, chose que je regrette énormément. Même si nous en avons fait à notre façon, ce n’est pas la même chose que d’être accompagnés par une personne qualifiée.

Il est clair pour moi que j’aurai un suivi beaucoup plus personnel et en très petit comité : c’est à dire moi, mon bidou et la personne que j’aurai choisie.

Après la naissance de Ouistiti, j’ai eu la chance de faire la connaissance d’une amie d’un ami de PapaDeOuistiti qui était en train de suivre une formation pour devenir Doula.

Je connaissais cette profession pour en avoir entendu parler pendant ma grossesse, mais je n’avais pas cherché à en savoir plus.

En rencontrant Tatiana, quelques semaines après mon accouchement, je me suis rendue compte qu’elle aurait pu m’être d’un grand soutien quand j’étais enceinte. Nous nous sommes vues plusieurs fois et j’ai toujours eu, en face de moi, une oreille attentive et avenante.

J’ai proposé à Tatiana de faire une petite interview pour qu’elle vous présente son métier, et je suis ravie qu’elle ait accepté ma proposition.

« 1/ Avant d’entrer dans le vif du sujet, peux tu nous en dire un peu plus sur toi ?

Avant tout je suis une maman de deux filles nées en 2004 et en 2006 : c’est cette expérience de la maternité qui au fur et à mesure  m’a permis de m’interroger sur l’accompagnement que pouvait espérer une future et nouvelle maman et ce qui existait en réalité.

Parisienne depuis toujours, j’ai une formation initiale de juriste, j’ai vécu en tant que mère au foyer expatriée quelques temps, puis j’ai occupé des fonctions commerciales que je qualifierais d’alimentaires.

 

2/ Que faisais tu avant de te lancer dans la formation pour devenir Doula  et qu’est ce qui t’a donné envie de la suivre ?

Justement je ne me sentais pas à ma place dans ses professions commerciales.

A l’occasion d’une rupture conventionnelle que j’ai négociée avec mon employeur, j’ai pris le temps à travers un bilan psychologique personnel et un bilan Cap Projet, proposé par Pole emploi, de réfléchir à mes compétences, mes envies, et de donner un sens à ma vie professionnelle.

Cette idée d’accompagnement péri natal a germé et je me suis renseignée sur les formations qui me permettraient avec une réelle légitimité d’exercer dans ce secteur : j’ai ainsi découvert le terme de doula (qui vient du grec et signifie servante/ « au service de ») et au-delà du terme la profession de Doula aujourd’hui telle qu’elle est exercée en France et dans le monde.

L’institut doula de France proposait un cursus complet de formation sur Paris et je l’ai suivi en 2014.

 

3/ En quoi consiste la formation pour devenir Doula ?

C’est une formation découpée en modules, tous indépendants les uns des autres et qui couvrent tous les sujets liés au péri natal.

Nous démarrons la formation par l’éthique propre aux doulasmembres de l’association doulas de France, qui nous permet de nous positionner par rapport aux professionnels du monde de la naissance. Puis nous travaillons beaucoup sur l’écoute qui est la clé et le cœur de notre métier.

Nous étudions les grands sujets de la maternité et la parentalité : la grossesse, le couple et la sexualité durant cette période, l’accouchement, l’allaitement, les difficultés maternelles d’un point de vue physiologique, anatomique et psychologique.

Lors de cette année de formation nous travaillons en petit groupe sur un thème choisi, car la future doula doit prendre l’habitude de travailler en réseau, que ce soit  avec ses pairs, au sein de la famille du couple qu’elle accompagne, mais aussi évidemment par rapport au corps médical et para médical. En ce qui me concerne, j’ai travaillé l’an passé avec deux de mes consœurs sur le sommeil de la mère et de l’enfant.

 

4/ Peux-tu nous dire quel est le rôle de la Doula et en quoi il diffère de celui de la sage-femme pendant la grossesse, pendant l’accouchement et en post-natal) ?

C’est très simple, en réalité il n’y a pas de confusion possible : la doula n’a aucun rôle médical. Chacun son métier !

Elle soutient la mère et le couple et elle aide dans le quotidien. Elle peut répondre et transmettre des informations objectives à la demande des parents. Elle offre un accompagnement personnalisé, à la carte, selon les demandes mais ne pratique aucun diagnostic, aucun geste technique.

Pendant la grossesse, elle peut nous contacter si la future maman a un mauvais sommeil, qu’elle ne trouve plus de position confortable pour s’assoir, si elle a des problèmes avec ses beaux-parents, si elle a des angoisses sur les transformations de son corps, si elle a oublié à quoi correspondait l’analyse qu’elle doit effectuer le lendemain au laboratoire.

Lors de la grossesse, nous sommes là pour soutenir la mère et le couple dans leur projet de naissance, essayer de préserver leur intimité, relayer le père s’il est fatigué, mais il est à noter que, par méconnaissance, notre présence n’est pas encore acceptée dans toutes les maternités.

Pour le cas des AAD (accouchement à domicile) bien évidemment nous ne pouvons pas être présentes si une sage-femme n’est pas sur place.

En post natal, le plus souvent, les mamans se retrouvent seules, débordées avec des conseils contradictoires, nous sommes là pour les conforter dans leur compétence de mère et les soutenir dans ce bouleversement du quotidien.

 

5/ Que conseillerais-tu aux futures Mamans qui nous lisent et qui seraient intéressées de voir une Doula mais qui hésitent à franchir le pas.

Je leur conseillerai de se rendre sur le site figurent énormément d’informations, de consulter l’annuaire des doulas et de contacter les doulas de leur région.

Après un entretien téléphonique et un premier rendez-vous qui n’engagent à rien, elles pourraient avoir une idée plus précise de la richesse d’un accompagnement personnalisé, avec des réponses à leurs questions, une disponibilité, des renseignements objectifs et une qualité d’écoute que seule une doula peut offrir. »

Si faire appel à une Doula vous intéresse et que vous avez d’autres questions que je n’aurais pas posées à Tatiana dans ce billet, je ne peux que vous encourager à la contacter sur sa page Facebook. Elle vous répondra avec autant de gentillesse qu’elle l’a fait dans cette interview.

Si vous avez été soutenue par une Doula pendant votre grossesse, n’hésitez pas à me laisser votre témoignage en commentaire.

Et si ce billet vous a donné envie de vous lancer, dites le moi aussi !

 

Macaron Famili

Je participe au concours Famili « Blog Parents 2015″. Si le coeur vous en dit, vous pouvez me soutenir chaque jour en cliquant ici, puis sur le « Je Vote » qui apparait sur l’image du blog et de vous laisser guider. Merci !!!

    

3 Thoughts on “A la découverte du métier de Doula

  1. Ce métier a l’air formidable et doit être d’une grande aide pour les parents notamment en terme de bienveillance envers les parents (j’avais rédigé un billet à ce sujet). Je crois que je me renseignerai davantage si j’ai la chance d’avoir un jour un deuxième enfant.

  2. très jolie interview ! merci

  3. je veux une doula!!
    quoi suis pas enceinte mince…
    nan sinon ça fait longtemps aussi que je trouve cela super ce role et dans le cadre d un aad ça doit etre encoreplus top.
    et si la doula est la le jour J meme a la mater et te soutient et t’écoutes encore plus

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