photo(93)

Il y a quelques temps de cela, dans un billet pour lequel vous m’aviez beaucoup soutenue (merci !), je partageais avec vous la fatigue qui m’envahissait depuis un moment et qui m’avait fait réfléchir sur cette situation qui ne pouvait plus durer.

Jusque-là, je refusais l’idée mais j’avais fini par admettre que quelques heures à la halte garderie serait une bonne chose, aussi bien pour moi que pour Ouistiti.

Je ne vous dévoilerai pas un scoop en vous disant que les places sont chères dans ces structures, mais la chance a enfin souri lors d’une de mes vagues de coups de fil réguliers aux garderies de mon quartier, pour confirmer mon souhait pour une place et savoir si une s’était libérée.

A ce moment là, je me suis rendue compte qu’il y en avait une que je n’avais jamais contactée. J’ai aussitôt rattrapé le coup en l’appelant en même temps que les autres et j’ai été bien inspirée puisque la Directrice de l’établissement m’a aussitôt répondu que des places étaient toujours disponibles.

J’ai aussitôt pris rendez-vous pour voir les lieux et discuter avec elle, plus en détails, de l’éventuel accueil de Ouistiti.

Le jour dudit rendez-vous, j’ai découvert une petite structure très bien équipée pour des enfants dès l’âge de Ouistiti. La Directrice m’a expliqué le fonctionnement de la garderie : un minimum de 2 demies-journées par semaine sur le matin ou l’après-midi, avec la possibilité d’avoir des jours de garde supplémentaires en dépannage.

J’ai senti une approche qui correspondait à l’idée que je me faisais si je confiais mon fils à des personnes qui ne sont pas des proches (famille ou amis).

Une fois, les détails administratifs réglés, nous avons convenu de la mise en place de l’adaptation : Elle s’est passée sur cinq jours (avec une pause car Ouistiti était tombé à nouveau malade).

Le premier jour, je suis restée avec lui une demie-heure : il s’est tout de suite senti très à l’aise et a repéré quelques jouets avec lesquels il a passé le temps que nous y sommes restés. Au moment de partir, il n’était pas d’accord puisqu’il a pleuré quand je l’ai installé dans la poussette.

Cette demie-heure m’a donné l’occasion de discuter avec l’éducateur qui m’a présenté l’auxiliaire de puéricultrice et la stagiaire-éducatrice avec qui il s’occupait des enfants chaque jour. J’ai beaucoup aimé ce contact qui m’a permis de voir des professionnels à l’écoute des enfants dont ils ont la responsabilité.

L’éducateur est toujours dans l’accompagnement des petits, il parle toujours posément et les enfants vont en permanence à son contact. La jeune stagiaire est dans le réconfort des enfants qui ont un chagrin et l’auxiliaire de puéricultrice répond à leurs demandes tout en les structurant pour les guider vers un début d’autonomie.

Je me sens en confiance avec eux trois.

Le lendemain, Ouistiti est resté une demie-heure tout seul. Nous sonnes arrivés dans la salle et l’éducateur avait déjà sorti les jouets qui lui avaient plu la veille. J’ai été sensible à cette attention. Ouistiti est donc tout de suite allé jouer et n’a pas sourcillé quand je lui ai dit que je partais, ni quand j’ai quitté la pièce. Tout s’est très bien passé pendant mon absence et comme la veille, il a pleuré au moment de partir.

C’est à partir du 3ème jour que les choses se sont compliquées

Comme les fois précédentes, au moment où je l’ai laissé, aucun souci.

Mais pendant l’heure qu’il y est resté, il a dû réaliser que je n’étais plus là et un chagrin est arrivé. Je l’ai compris aussitôt en revenant puisque je l’ai vu à travers la vitre, assis sur les genoux de l’éducateur et il semblait perdu. Dès qu’il m’a vue, il s’est précipité vers moi en commençant à pleurer de panique. L’éducateur m’a confirmé que les choses avaient été plus difficiles mais qu’il avait réussi à se réconforter avec lui et la jeune éducatrice et qu’après il était reparti jouer. Mais là, il était fatigué.

J’ai donc eu mon cœur de maman qui s’est serré là-bas pour la première fois.

Le 4ème jour fut après le week-end puisque Ouistiti a été malade le vendredi (poussée de fièvre et une mystérieuse éruption cutanée sur les genoux jusqu’aux pieds).

Le lundi donc, je l’ai déposé pour 2 heures sauf que dès que nous sommes entrés dans la pièce, il a senti le coup arriver : il  s’est agrippé à mon coup et il s’est mis à pleurer dès qu’il m’a vue partir. J’avais des choses à voir avec la directrice ce qui m’a permis de me rendre compte qu’il n’a pas pleuré longtemps.

En revenant le chercher, la puéricultrice m’a dit qu’il avait encore pleuré et chercher les bras et qu’il avait fini par s’endormir. Elle a pu le coucher dans la petite salle de repos. Pour moi c’était positif car il ne s’endort qu’avec moi, pas forcément à la tétée mais toujours en câlins, et ça me préoccupe beaucoup avec la garderie où je ne suis pas là.

L’après-midi de 3 heures a été la plus dure : comme la veille, il a pleuré dès notre arrivée et hurlé quand je suis partie. Quant à moi, j’ai craqué dans le couloir. Il a beaucoup pleuré et n’a quasiment pas quitté les bras de l’un ou de l’autre adulte.

Quand nous sommes rentrés chez nous, il a fait comme depuis la séance d’une heure à la garderie : s’installer en mode koala et ne plus bouger jusqu’à ce son père rentre. Sauf que là en plus, il a soulevé mon pull pour se mettre en peau à peau. Autant vous dire que je n’étais pas sereine du tout de le voir si abattu.

Le lendemain, comme la veille avait été compliquée, nous avons convenu de ne faire que 3h30 au lieu des 4 heures. Là encore agrippage au cou, pleurs à mon départ et cœur très gros pour moi.

A mon retour, il jouait et ça, ça m’a rassurée. Il ne semblait pas abattu. Bien sûr, il n’a plus rien calculé quand il m’a vue (pas même la petite fille qui était devant lui et sur qui il aurait marché à quatre pattes si je ne l’avais pas pris dans mes bras avant !).

La puéricultrice m’a alors dit que le début avait été compliqué mais que contrairement à la veille, après un petit moment passé dans ses bras, il est allé jouer avec les autres enfants. Pour elle, c’était très bon signe et donc pour moi aussi.

Cette semaine, on prend le rythme normal à savoir deux demies-journées : pour l’instant il ira l’après-midi des mardi et mercredi : j’ai demandé à passer au jeudi dès qu’une place se libérerait, je trouve que deux jours d’affilée, c’est beaucoup pour ensuite ne plus y aller 6 jours de suite. Et cette semaine, j’ai pu échanger le mercredi avec le jeudi. Une chouette après-midi nous attend et je ne voulais pas qu’il manque ça (je vous en parlerai d’ailleurs bientôt).

Du coup, il y va aujourd’hui tout l’après-midi.

Bien sûr, je me demande comment ça va se passer. Je m’attends à un chagrin (il ne faudrait pas mais je n’arrive pas à me contenir pour l’instant), malgré tout je ne le lui montre pas et je lui parle de son après-midi positivement, comme je le fais à chaque fois. Pour ma part, je compte bien en profiter pour ne rien faire car avec le retour des microbes, je suis juste KO.

Je m’attendais à ce que les choses soient compliquées : nous avons passé chaque jour ensemble depuis 14 mois et nous sommes hyper fusionnels : ce changement le perturbe, forcément.

J’espère qu’il y prendra vite goût car je sais que ça va lui apporter beaucoup : le contact régulier avec d’autres enfants, d’autres adultes, de l’espace pour jouer et faire plein de découvertes.

C’est le début d’une nouvelle aventure et je vais l’y accompagner comme je le fais toujours, sauf que là ça veut dire m’effacer un peu, pendant quelques heures

Macaron FamiliJe participe au concours Famili « Blog Parents 2015″. Si le coeur vous en dit, vous pouvez me soutenir chaque jour en cliquant ici, puis sur le « Je Vote » qui apparait sur l’image du blog et de vous laisser guider. Merci !!!

3 Thoughts on “Le début d’une nouvelle aventure…

  1. bravo de tenir !! courage au pti loup ça va venir… il lui faut un peu de temps.
    bon repos 😉

    Cécile

  2. C’est normal que ça le tracasse un peu. Il lui faut du temps, mais il semble bien s’y faire et vu comme il est sociable, je suis sûre qu’il va se faire plein de copains et copines cet après-midi.
    Repose toi bien du coup !!!! Ça va te faire le plus grand bien <3

  3. Pingback: La semaine en images de la Ouistiti Family #7Maman de Ouistiti | Maman de Ouistiti

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Post Navigation