Source : ssbwiki.com

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Il y a quelques temps je vous disais qu’on en avait fini avec les pédiatres. Notre expérience avec trois différents nous avait juste écœurés.

Après y avoir bien réfléchi, on avait décidé de consulter le généraliste qui nous suit depuis que nous sommes installés à Paris, et qui a toujours été d’un grand soutien.

Il nous a d’ailleurs orientés vers une gastro-entérologue pour Ouistiti qui a été la seule à nous demander, en premier lieu, si il y avait un terrain familial au niveau de ses problèmes.

Quelle n’a pas été ma surprise ! D’ailleurs, à force de le dire et le redire à chaque rendez-vous, que ce soit avec les pédiatres ou les spécialistes et de ne pas être écoutée, je n’avais même plus pensé à lui en parler

Un bon médecin nous a orienté vers un bon spécialiste ! Le premier traitement qu’elle lui a donné a été efficace, puisqu’il n’a plus toutes ces douleurs à cause des violents gaz qui le gênaient au quotidien. C’est une première étape, même si tout n’est pas réglé.

Seulement voilà qui dit bon médecin, dit médecin surchargé et c’est là que ça coince…

Car si pour nous, adultes, ça n’est pas plus dérangeant que ça d’attendre souvent longtemps en salle d’attente même en ayant un rendez-vous. Avec un bébé, c’est plus compliqué.

De même pour le suivi mensuel : on a fait une visite avec notre généraliste et il faut bien admettre que ce n’était pas le confort d’un pédiatre qui a l’habitude de faire ça tous les jours, et qui programme le temps de ses rendez-vous en fonction.

Notre généraliste n’a pas de balance pédiatrique. Du coup, pour la pesée, j’ai dû monter une première fois sur sa balance, retenir le poids affiché, descendre pour prendre Ouistiti, remonter avec lui et son « poids » a donc été : (le mien seule – le poids de nous deux). Pour la précision, on repassera

Il ne l’a pas mesuré non plus et il n’a pas vérifié les petites choses qu’un pédiatre contrôle régulièrement.

Cela ne change pas notre sentiment envers lui.

Quand on a besoin, il est là. Il n’y a que lui qui nous a entendus quand on lui disait que Ouistiti souffrait. Il est le seul à lui avoir palper le ventre et m’avoir dit direct « il a un réflexe de douleur. Bien sûr qu’il a mal ».

Mais le fait est là, il est débordé et il ne peut pas nous accorder le temps nécessaire pour le suivi de notre fils.

On a donc pris la décision de consulter un autre pédiatre, mais cette fois-ci on a demandé conseil à une autre personne en qui on a confiance et qui lui aussi fait tout ce qu’il peut depuis des mois pour essayer de soulager Ouistiti : notre pharmacien.

Il nous a conseillé quelqu’un de notre quartier en nous disant qu’il le connaissait bien, et qu’il avait toujours eu de bons retours des parents à qu’il avait conseillé d’aller le consulter.

J’ai donc pris un premier rendez-vous pour refaire la visite mensuelle qui n’avait pas été faite correctement chez notre généraliste.

Premier bon point : Ouistiti n’a jamais pleuré même quand il lui a regardé les oreilles, ce qui a toujours été un problème avec les autres.

Deuxième bon point : Il ne m’a fait aucune remarque désobligeante quand je lui ai dit que je l’allaitais toujours. Il m’a même dit « si vous pouvez, c’est parfait ! Continuez, il n’y a rien de mieux ».

Avouez que ça change de « Ouistiti a déjà une maîtresse, c’est sa Maman » gentiment balancé par le troisième pédiatre.

Il a même pensé à des pistes pour les douleurs de Ouistiti que même la nouvelle gastro, vue après, n’a pas évoqué.

Sortie du rendez-vous, je me suis dit qu’on aurait dû demander conseil au pharmacien bien avant (ne me demandez pas pourquoi on n’y a pas pensé avant, je n’en sais rien. Et je m’en veux !).

De l’idée de ne le consulter que pour les visites de routine est vite apparue l’évidence que ce serait désormais LE médecin de Ouistiti car après cela il y a eu la vague des microbes qui nous a fait aller le voir un certain nombre de fois.

Troisième bon point : je ne l’a jamais senti lassé de nous voir à répétition alors que ça finissait par arriver avec les autres, à cause de ses douleurs au ventre..

Ouistiti nous a fait en une semaine une rhino, une gastro, une laryngite et une otite. Pour cette série, on est allé le voir trois fois en une semaine.

Quelques jours après l’otite, il a refait une rhino avec une toux qui lui faisait très mal. Encore après, une poussée de fièvre avec éruption cutanée sur les genoux et les pieds.

A chaque fois que je l’appelais, j’étais toujours bien accueillie et il me proposait de venir le voir. A chaque fois qu’on y allait, il auscultait Ouistiti intégralement, même si il l’avait fait quelques jours auparavant.

Quand je m’inquiétais car Ouistiti ne mangeait pas beaucoup, il me rassurait en me disant : « Proposez lui des tétées régulièrement, il y a peu de chance que ça le fasse vomir et c’est ce qu’il y a de mieux pour lui »

La dernière fois de cette série de rendez-vous, je lui ai dit en partant « j’espère que la prochaine fois, je vous appelle pour le rendez-vous mensuel et qu’on va arrêter de vous embêter tous les deux jours ».

Il m’a juste répondu : « Mais vous ne m’embêtez pas, je suis là pour ça, c’est mon métier !« . Il venait de s’officialiser lui-même « pédiatre de Ouistiti ».

Et la semaine qui se termine aujourd’hui nous a montré que nous ne nous étions pas trompés à son sujet.

A la fin de la semaine dernière, Ouistiti s’est réveillé un soir avec des quintes de toux terribles. On le sentait s’étouffer. Il ne nous a pas fallu longtemps pour décider d‘aller aux urgences.

Après l’attente traditionnelle, un discours à la « je te prends de haut parce que t’es parent et pas médecin« , on lui a diagnostiqué une nouvelle laryngite et mis sous corticoïdes pendant trois jours.

Sauf qu’au bout de ses trois jours, ça n’allait pas mieux. Lundi matin, j’ai appelé le secrétariat du pédiatre à la première heure, et même pas une heure plus tard, on était dans son cabinet.

Comme toujours, il l’a regardé sous toutes les coutures et j’ai senti que quelque chose clochait quand l’examen au stéthoscope a duré encore plus longtemps que d’habitude.

Il a fini par me dire ce que je redoutais d’entendre à chaque rhino qu’il a faites cet hiver : c’était une bronchiolite.

Je ne m’attarderai pas sur la façon dont il a été pris en charge aux urgences trois jours avant mais je reste persuadée qu’il y a été mal diagnostiqué (On a quand même dû insister auprès de l’urgentiste pour qu’il lui ausculte les poumons. Vous comprenez comme l’infirmière lui avait donné un corticoïde qui lui avait calmé sa toux pendant nos deux heures d’attente, il n’avait plus rien à faire…).

Son pédiatre, au contraire, a pris le temps de tout m’expliquer, de me dire les signes à surveiller pour détecter une dégradation. Il m’a aussi expliqué comment lui administrer la ventoline.

Et hier matin, quand je me suis inquiétée d’entendre à nouveau un sifflement et que je l’ai appelé pour le lui dire, il m’a aussitôt répondu de venir à son cabinet !

Après la dernière visite avec le troisième pédiatre, j’étais sortie dégoûtée. Je ne voulais plus entendre parler de cette profession.

Je n’admets pas que quelqu’un dont la spécialité est de soigner les enfants n’ait aucune empathie pour eux et se permette de balancer des jugements de valeur, alors qu’il ne prend même pas la peine d’écouter les parents.

On dit toujours « jamais deux sans trois » et avec eux, ça s’était confirmé et je ne voulais pas retenter l’expérience.

J’étais donc allée voir ce quatrième pédiatre en étant plus que sur mes gardes, prête a réagir à la première remarque désobligeante qu’il ne m’a jamais faite (sinon, j’aurais tout de suite pris mes clics et mes clacs !).

Au lieu de ça, nous avons désormais une personne attentive à notre enfant qui, avant chaque auscultation, me demande si des choses ont changé depuis la dernière fois et qui prend le temps de lui parler et de le faire rigoler avant de lui coller son stéthoscope sur la poitrine ou lui regarder les oreilles et la gorge.

Il y a quelques temps, je vous avais dit « 3, ça suffit ! » Et finalement, c’est le quatrième qui est le bon, et même si je regrette de ne pas l’avoir connu dès le début, je suis contente et soulagée que ce soit lui qui s’occupe maintenant de la santé de Ouistiti !

Macaron FamiliJe participe au concours Famili « Blog Parents 2015″. Si le coeur vous en dit, vous pouvez me soutenir chaque jour en cliquant ici, puis sur le « Je Vote » qui apparait sur l’image du blog et de vous laisser guider. Merci !!!

8 Thoughts on “Et le gagnant est… Le numéro 4 !!!

  1. Quel parcours ! Pas évident tout ça ! Moi j’ai eu de la chance, à chaque fois le médecin généraliste est top !

  2. Quel soulagement ce doit être d avoir trouvé quelqu’un de confiance… ici nous cherchons encore… et le fait de vivre dans un désert médical n arrange pas nos affaires… en attendant c est notre generaliste (qui est loin de nous donner satisfaction…) qui s occupe de notre deuzan.

  3. isabelled on 27 février 2015 at 12 h 22 min said:

    Quel soulagement en effet. C’est tellement important d’être écoutés et entendus !

    Je suis sciée par le remarque « il a une maîtresse, sa mère » ! C’est à la fois insultant, pervers et dégradant.

    • MamanDeOuistiti on 27 février 2015 at 12 h 26 min said:

      Ça m’avait écœurée. J’étais restée sans voix. Par contre quand la fois d’après, il lui a dit qu’il allait avoir une bonne raison de pleurer la nuit à venir comme il allait lui faire son vaccin, là je suis sortie de mes gonds !

  4. Cécile Lefebvre on 27 février 2015 at 12 h 39 min said:

    c’est quand même bien malheureux d’être obligée d’aller voir 4 spécialistes pour en trouver un qui soit correct! c’est dommage!
    comme quoi, parfois, les médecins généralistes sont bien suffisants (j’avais eu du mal à trouver un pédiatre dans mon ancienne ville, mon médecin généraliste était super)

    cécile

  5. Super que tu aies enfin trouvé le bon. Nous on a eu beaucoup plus de chance, mais bon je ne vois en général que des généralistes. Par contre, ma généraliste a une balance pour bébé et une règle spéciale pour les mesurer (moins bien que le généraliste que j’avais pour les grandes mais elle a ce qu’il faut quand même).
    Moi c’est la gyneco (de la maternité quand même) qui m’a fait une sale réflexion puisque j’allaitais Petit K qui avait 1 an à l’époque, en me faisant comprendre que jusque 6 mois c’est bien mais bon après…. ouais OK elle a tout compris elle. D’ailleurs il faut que je reprenne rendez-vous, si elle savait que mon allaitement vient tout juste de se terminer, un peu avant les 26 mois de Petit K 😉 j’imagine sa tête, elle me prendrais pour une martienne encore. Bref, il va bien falloir que je reprenne un rdv (aïe, j’en suis à la dernière plaquette 🙁 mais je ne voulais pas la voir elle, j’irais voir mon doc pour avoir une prolongation jusqu’au prochain rdv avec un autre gyneco)
    Bon courage pour Petit Ouistiti.

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