Source : dolo-soins.fr

Source : dolo-soins.fr

Tout a commencé le 1er week-end de mars. La veille, Ouistiti avait été ronchon l'après-midi. Je me souviens, je l'avais pris en photo car c'est à cette période qu'il cherchait à sucer son pouce et là il avait réussi. Mais en regardant la photo, je me suis rendue compte à quel point il avait le visage marqué, les yeux fatigués. Ce n'était pas mon petit Ouistiti qui nous faisait de grands sourires éclatants depuis plusieurs semaines. Quelque chose le gênait.

J'ai compris le lendemain quand je lui ai mis mon petit doigt dans la bouche à un moment où il pleurait : ses gencives avaient doublé !

Le dimanche a également été très dur. J'ai passé ma journée à harceler ma copine Juliette pour savoir quand donner le doliprane et jusqu'à quelle dose de camilia je pouvais aller. La pauvre a été submergée de textos plus paniqués les uns que les autres (pardon Chouchou !)

Étant donné qu'il s'était beaucoup touché l'oreille, le lundi, je l'ai emmené voir sa pédiatre. Je découvre beaucoup de choses depuis que je suis Maman, mais les otites pendant les poussées dentaires, ça je connaissais et je ne voulais pas prendre le risque d'en voir une s'installer.

Verdict : début d'otite et donc traitement. Elle lui regarde ensuite les gencives et m'annonce qu'une des incisives du bas devrait sortir dans les 48h. Hein, quoi, comment ??? Mais il vient d'avoir 3 mois et je l'allaite !!!!!

Une fois sortie de son cabinet, j'appelle PapaDeOuistiti, ma Maman, ma soeur, je textote mes copines, je "Facebook-ise", je tweet. Bref, je claironne à qui veut l'entendre : Ouistiti va avoir sa première dent !!!!

Seulement voilà, 24h, 36h, 48h, 72h plus tard toujours rien. La semaine a été très dure, on y a cru mais non cette coquine ne voulait pas percer.

Les rendez-vous suivants, la pédiatre m'assurait que ce n'était pas très loin. La dernière fois qu'on l'a vue, elle l'a ausculté et, sans me prévenir, lui a frotté la gencive avec une spatule en bois "pour l'aider à sortir". Cela faisait un mois qu'elle m'avait annoncé la soi-disante percée. Je sais que ça se fait, j'aurais voulu qu'elle me prévienne car je ne l'aurais pas laissé faire, pour moi c'est de la mutilation.

Depuis, vous le savez, nous avons changé de pédiatre. Et la première chose que nous a dit le nouveau en regardant ses gencives a été : "bon les dents, c'est pas pour tout de suite". Et une chose de plus à rajouter aux doléances de l'ancienne pédiatre, une !

D'un point de vue "dentaire", les choses se sont calmées sauf pour nos doigts que Ouistiti mordait avec un peu plus de force chaque jour.

Il y a 3 jours, au moment de la toilette, j'ai remarqué un petit trait blanc sur sa gencive en bas. Ah, ah, ah, cette fois-il se passait quelque chose.

Et aujourd'hui, 10 juillet, en passant mon doigt pour vérifier, j'ai senti une petite pointe saillante. Et hop une nouvelle vague d'émotion qui m'envahit : mon bébé grandit (oui, je sais, j'ai pas fini !)

Une dent qui perce, en général (je connais des exceptions), ça fait mal mais cette filoute a décidé de se pointer en pleine angoisse de la séparation.

Depuis environ 2 semaines, Ouistiti est passé en mode petit pot de glue : dès qu'il ne me voit pas même si je suis dans la même pièce, que je le pose ou que son père le prend, il pleure. Je le laisse dans son lit pour me préparer, il pleure (hurle) aussitôt. Il ne veut que les bras ou si j'arrive à le poser, il faut qu'il me voit et que je fasse la mariole en même temps pour qu'il oublie que ça ne va pas lui plaire et se mette à rigoler.

Mon manduca et son transat qui se trimballe partout sont mes fidèles alliés :

– Le manduca pour faire la vaisselle, étendre et ranger le linge, préparer ses petits pots, faire réchauffer son repas, préparer mes petit dej' et déjeuners,

– et le transat dans la salle de bain pendant que je fais ma toilette.

Voilà donc mes journées depuis 15 jours.

Mais aujourd'hui, à tout ceci, s'est donc ajoutée la dent qui pousse et là autant vous dire que je suis lessivée, ratatinée, sur les rotules. L'angoisse de la séparation couplée à la douleur, j'ai l'impression que je n'ai jamais réussi à l'apaiser de la journée. J'en ai même perdu patience à un moment donné en commençant à lever le ton. C'est la première fois en bientôt 7 mois et demi, et je m'en veux terriblement car j'ai flanché alors qu'il avait mal. Il n'a pas compris ma réaction et je l'ai vu dans ses yeux.

Je m'étais préparée à une période un peu rude où il ne voudrait avoir que moi, je sais que ça fait partie de son développement et quelque part ça me plait qu'il ait autant besoin de moi. En revanche, je ne m'attendais pas à devoir gérer une douleur en plus de tout ça.

Car calmer cette angoisse, c'est rapide, il suffit qu'il me voit et que je le prenne. Ce n'est pas facile car c'est toute la journée et physiquement je commence à accuser le coup, mais j'ai les éléments pour arranger sa peur. En revanche calmer cette douleur qui doit très certainement irradier dans toute sa mâchoire et sa tête, ça c'est beaucoup moins évident même quand je lui donne ce qu'il faut pour.

Je pense que j'aurais beaucoup mieux géré cette douleur si elle n'était pas arrivée maintenant car encore une fois même si je supportais jusque là tout ce que demande l'angoisse de la séparation, ça ne veut pas dire que je n'y laisse pas des plumes, surtout quand PapaDeOuistiti se bloque le dos et ne peut plus m'aider comme, il le fait habituellement.

Bref, je sais à quoi m'attendre demain et je vais essayer de recharger mes batteries à bloc pour mieux assurer.

Comme je lui ai dit tout à l'heure pour l'apaiser, le plus dur est passé maintenant que la dent a percé. Vous allez me dire "oui mais ce n'est que la première". Mais je suis toujours en train d'espérer quand quelque chose ne se passe pas facilement que la suite sera meilleure, donc j'espère que :

– les suivantes ne seront pas aussi douloureuses,

– que PapaDeOuistiti ne sera pas bloqué du dos,

– que je serai moins fatiguée,

– et que l'angoisse de la séparation sera moins forte ou que j'aurai trouvé d'autres astuces pour être plus libre de mes mouvements.

La positive attitude quoi !!!

 

Et vous, l'arrivée des dents, l'angoisse de la séparation, vous connaissez ? Vous êtes en plein dedans ? Des astuces à me souffler à l'oreille ?

Comme d'habitude, dites moi tout !!!

 

 

Ce billet "La voilà" est apparu en premier sur MamanDeOuistiti

3 Thoughts on “La voilà !

  1. Pour M. on a rien senti, on a repéré la première dent un jour en passant un petit biscuit sur sa gencive. Alors que A. a souffert le martyre à chaque nouvelle petite dent. Pas de règle donc, comme chaque fois avec nos petits bouts. Et donc, pas de solution miracle non plus à te proposer, mais du soutien, ça, oui. Si tu as besoin de souffler, sortir, te changer les idées, hophophop un petit coup de fil ou un texto et on se fait un truc 😉

    Et surtout, je tiens à te rassurer. Je ne sais pas comment tu as fait pour aussi bien tenir le coup jusque là. Ne culpabilise pas pour un cri, même si ça semble difficile. Nous sommes des humains, juste des humains, et cela fait partie des choses que même nos tout petits doivent comprendre. Parfois, on "se perd" un peu à cause de la fatigue qui s’accumule et la pression que l’on se met soi même. Mais tu gères comme une chef, et si tu t’es expliquée ensuite, que tu l’as rassuré, sache bien que ton petit homme ne t’en tiendras pas rigueur. Il doit même être bien fier de sa maman. Gros bisous !

  2. J’ai eu 4 enfants, et chacun a fait ses dents de manière différente!
    Ce qui aidait toujours, c’est les bras ou l’écharpe ou le sein. Un antidouleur sain et naturel, si on est pas trop fatiguée…
    Pour le dernier, je me suis mise à faire la sieste en journée… et j’ai regretté de ne pas l’avoir fait plus tôt, car j’étais plus détendue et avais moins de mal à gérer mes émotions ensuite!
    Le doliprane aidait beaucoup aussi. Je n’aime pas beaucoup donner des médicaments, mais le médecin m’avait fait remarquer qu’il n’y avait pas de raison qu’un bébé souffre alors qu’il existe de bons antidouleurs, et c’est vrai! Mais je n’en donnais qu’une fois par jour, souvent avant la nuit pour que tout le monde se repose, sauf s’ils étaient vraiment mal. Dans ce dernier cas, je pouvais augmenter les doses.
    Les doses de camilia aidaient aussi, en cas de grosse crise quand le sirop rose ne suffisait pas.

    Prends soin de toi et ne culpabilise pas : tu as crié parce que tu gères beaucoup de choses et es fatiguée, tu n’y peux rien toi non plus. Maintenant que tu as senti que c’est trop pour toi, regarde si tu peux changer des petites choses…
    Si tu le peux, fais de micro siestes ou couche toi plus tôt, ou sors… Ce qu’il te faut à toi, le besoin que ton énervement traduit…
    Être maman, c’est aussi apprendre à s’écouter pour mieux gérer ses émotions et être plus dispo aux moments ad hoc pour ses enfants. Ce n’est pas s’oublier ou être un super héros ;).
    Il y a des jours où c’est plus facile que d’autre, ce n’est pas grave : chaque jour est différent et nous permet de cheminer en tant que personne & mère.
    Prends soin de toi!

  3. maman de la Bouille on 11 juillet 2014 at 0 h 00 min said:

    Les dents, je ne connais pas encore, même si je sens une petite pointe sous la gencive depuis quelques semaines (en haut, pour ne pas faire comme tout le monde…)
    L’angoisse de la séparation…..comment dire……au secours!! Mais j’ai l’impression que c’est plus prononcé chez Ouistiti que chez la Bouille. J’arrive à la poser, elle ne dit rien tant qu’elle me voit, et hier j’a

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