Aller de l'avant...

Lundi, Ouistiti a passé l'examen que nous "attendions" depuis le premier rendez-vous chez la gastro-entérologue. Cette PHmetrie, je l'attendais avec autant d'impatience que d'appréhension.

Impatience car nous espérions enfin avoir des réponses et des solutions.

Appréhension car je savais que cet examen n'allait pas être une partie de plaisir : une sonde nasale, scotchée au visage, à supporter pendant 24h, avec un boîtier prenant les mesures des acidités autour du ventre, ce n'est pas ce que j'avais imaginépour lle jour de ses 7 mois, ni pour aucun autre jour d'ailleurs.

La pose ne s'est pas faite sans pleurs mais malgré tout, elle s'est assez bien passée en comparaison avec la petite fille qui est passée avant Ouistiti (j'en ai eu les larmes aux yeux de l'entendre hurler).

Une fois la pose terminée et les consignes données, nous sommes rentrés avec notre feuille à remplir à chaque repas, chaque pleur, chaque dodo et réveil (j'ai eu l'impression d'être à la maternité où je devais noter chaque heure de tétée, le nombre de pipis et de caca). Ça promettait d'être fastidieux.

La soirée s'est relativement bien passée jusqu'à la tétée : le boîtier autour de sa taille nous a gênés, je n'arrivais pas à le positionner correctement, du coup il prenait mal au sein et donc me faisait mal (bonjour la crevasse qui a menacé de pointer le bout de son nez), j'ai même eu mal au dos…

La nuit a été un vrai calvaire, même si nous l'avons pris avec nous dès le début avec nous. Je ne me souviens même plus du nombre de réveils, juste ses petits "mamaman" tellement significatifs quand il n'est pas bien.

La journée de mardi aurait pu être plus compliquée sans pour autant dire que ça s'est bien passé. Ouistiti a rattrapé un peu sa nuit sur le matin et nous nous sommes baladés avec la poussette quand j'ai vu que la sieste s'annonçait compliquée. Ce jour là, je n'avais aucunement envie de l'embêter à essayer de le faire dormir à la maison. Du coup, il s'est endormi très vite dès que nous sommes sortis après le déjeuner.

J'avais peur qu'il cherche à enlever le scotch qu'il avait sur le visage ou qu'il cherche à attraper le fil qui dépassait de la sacoche qu'il avait sur le ventre, puisqu'en ce moment il attrape tout ce qu'il a à portée de main. Mais non, il n'a jamais touché ni le scotch, ni le fil, heureusement !

Je suis restée en balade jusqu'au moment de partir au rendez-vous. Il dormait, c'était beaucoup plus simple que de gérer l'après-midi à la maison où il aurait forcément fini par ne pas être bien comme la veille au soir.

Vint donc l'heure de retourner chez la gastro et de connaître enfin les résultats. Ces derniers n'ont fait que confirmer ce que je cherche à faire entendre depuis janvier/février : Ouistiti a bien un RGO.

Donc après, l'impatience et l'appréhension pré-examen, je dois maintenant gérer une énorme colère, je peux même appeler ça de la rage.

Depuis le début, je parle de ce RGO aux deux premières pédiatres que nous avons vues, ce qui veut dire que toutes ses souffrances de ces cinq derniers mois auraient pu être évitées si on m'avait simplement écoutée au lieu de me dire que ça allait passé quand il aurait 3 mois puisque c'était soi-disant des coliques ou bien alors que c'était émotionnel parce que j'avais eu des chocs pendant ma grossesse et qu'il fallait qu'il apprenne à se consoler tout seul.

Si ces deux "professionnelles" m'avaient juste prise au sérieux au lieu de me donner l'impression de n'être à leurs yeux qu'une primipare névrosée, mon bébé n'aurait pas eu à endurer tout ça.

Maintenant, en plus du traitement que nous a donné la gastro, ce qui va finir par solutionner tout ça, normalement, c'est l'acquisition de la position assise, puis de la marche. Et là je devrais me "rassurer car ça n'a jamais été aussi proche d'arriver". Sauf que non, je ne suis pas satisfaite car là encore on me demande d'attendre impatiemment que Ouistiti grandisse encore plus vite qu'il ne grandit déjà.

A ceci s'ajoute le fait que pour moi, on lui a volé ses premiers mois. Toute cette souffrance endurée quasi dès le début de sa vie, je trouve ça tellement injuste et là aussi je devrais me consoler car il ne s'en souviendra pas, et bien non désolée mais je ne suis pas d'accord avec ça !

Malgré tout, je ne peux pas, ni pour lui, ni pour moi, continuer indéfiniment à ressasser cette rancœur. Je vais donc après avoir terminé ce billet commencer une lettre bien épicée que je vais adresser aux deux personnes qui ont laissé tout cela arriver.

J'ai besoin de me décharger de toute cette négativité, pas sûre que ça leur fasse quoique ce soit au moment où elles la liront mais au moins moi je vais m'en débarrasser car maintenant il faut aller de l'avant et profiter au maximum de toutes les belles choses qui nous attendent.

Car croyez moi, son beau sourire, je vais tout faire pour qu'il illumine son petit visage aussi souvent que possible !!!

 

Ce billet "Aller de l'avant" est apparu en premier sur MamanDeOuistiti

5 Thoughts on “Aller de l’avant…

  1. gaelle decembrette on 4 juillet 2014 at 0 h 00 min said:

    tu as bien raison de leur envoyer une lettre; il faut que sa sorte,! toi et ouistiti vous avez été courageux et je vous souhaite que le meilleur pr la suite !!
    des gros bisous

  2. C’est normal d’avoir besoin que ça sorte. Exprime-le au max pour que le "deuil" se fasse. Et surtout pour pouvoir vite aller de l’avant et profiter du temps à venir qui va être beaucoup plus riant et chouette.
    Des bisous de réconfort pour appaiser ta colère légitime

  3. Twinsavenue on 4 juillet 2014 at 0 h 00 min said:

    Comme je te comprend… Mes jumeaux sont arrivé moins d’un an après la mort de leur grand frère… Personne ne m’a écouté et a pris le temps de s’arrêter sur les symptomes de mes fils qui hurlaient jours et nuits… Je suis pourtant infirmière en pédiatrie! C’était mon angoisse parait il, on m’a balancé ça à la figure des dizaine de fois sans pour autant me donner des solutions…
    Un jour j’en ai eu marre, j’ai pris rdv avec une pédiatre remplacente et j’ai menti, j’ai dis qu’un de mes bébé avait fait un malaise après la tétée. Résultat, ils ont été sous inexium pendant 3 mois et bien qu’ils ont continuer à pleurer un peu, c’était le jour et la nuit…
    Courage à ton petit bonhomme…

  4. Tu as bien raison, ils doivent savoir et au moins tu n’auras rien à regretter te concernant. C’est aussi pour ça que l’on écrit ce que l’on vit pour se décharger de toute la négativité de certaines situations 😉 entre autre bien sûr. En tout cas bravo pour ta force ! <3

  5. Oooh comme je comprends ta colère ! Ici bébé s’est transformée de bébé dormeur en bébé hurleur en quelques jours à 1 mois et j’ai eu peur de passer pour la mère médecin psychopathe… J’étais persuadée qu’un truc clochait, et j’en pleurais de l’étendre hurler ainsi. Heureusement j’ai été entendue par la pédiatre et le traitement par inexium a été salvateur… Professionnellement j’ai toujours été très très à l’écoute des mamans et mon expérience personnelle renforce encore mon approche ! J’espère qu’à présent tout va aller pour le mieux pour ton pti bout!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Post Navigation