Source MamanNaturelle.com

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Avant même d’être enceinte, je savais que je voulais allaiter.

En fait la question ne s’est jamais posée, pour moi ça tombait sous le sens, je voulais apporter ce qu’il y avait de meilleur a mon bébé, et ce meilleur c’était le lait maternel.

Oui mais voilà aussi naturel que ça puisse être, ce n’est pas ce qu’il y a de plus facile.

Je me suis donc beaucoup renseignée et documentée.

Je suis allée au cours de préparation a l’accouchement dédié a l’allaitement et comme je voulais avoir toutes les chances de mon côté, j’ai choisi le cours de 3h donné par une sage-femme conseillère en lactation. Ça peut paraître long mais comme elle était très pédagogue, c’est ce cours qui m’a paru le plus rapide de tous ceux auxquels j’ai assisté alors que les autres duraient moitié moins de temps !

J’ai aussi lu, plusieurs bouquins, tous ne m’ont pas plu (l’allaitement peut réveiller des instincts extrémistes et ça, très peu pour moi !).

Par contre, j’ai beaucoup aimé « L’allaitement Malin » de Véronique DARMANGEAT, là encore pour le côté très pédagogue de cette sage-femme, elle aussi conseillère en lactation, qui ne culpabilise jamais ses lectrices et essaye de leur donner des pistes pour réussir leur allaitement en fonction de son expérience.

Mais la théorie c’est bien, jusqu’à ce qu’arrive la pratique…

Après la naissance de Ouistiti, il y a eu la tétée de bienvenue, là je ne me suis occupée de rien. Il a cherché lui-même mon sein et la sage-femme a juste corrigé sa position car il l’avait mal pris et j’aurais pu avoir une crevasse dès la première tétée, oups !

Dans ses premières heures de vie, il a beaucoup dormi (faut pas croire, pour lui aussi ça a été une sacrée aventure cet accouchement), donc ses tétées n’ont pas été très nombreuses et comme il est né en fin d’après-midi, on est arrivé dans notre chambre alors que la soirée était bien entamée, c’était donc l’équipe de nuit, moins sollicitée que l’équipe de jour, qui était en place.

Comme je venais d’accoucher, cela faisait deux éléments en ma faveur pour que la puéricultrice de garde soit attentionnée. Elle était donc présente à chaque tétée et m’a bien aidée.

Le lendemain matin, première visite a la pouponnière, c’est là où la nouvelle maman que j’étais, allais apprendre a faire les soins à son bébé.

Une puéricultrice m’a guidée pour le changement de la couche, la toilette de ses yeux, de son nez, du visage, comment donner les vitamines…

Après tout ça est venu le moment de la tétée sauf que question calme et intimité, il fallait repasser.

On se serait cru dans le métro à l’heure de pointe : toutes les mamans étaient là avec leurs bébés, ça parlait fort, ça pleurait même parfois et j’ai dû m’assoir sur un fauteuil au milieu de tout ce monde, pour avoir mes premiers vrais conseils en allaitement.

Il a donc fallu que je me mette mentalement dans ma bulle avec mon bébé et son papa, avec à côté de nous la puéricultrice m’indiquant les différentes positions dans lesquelles je pouvais nous installer.

Je vous avoue que je n’étais pas franchement à l’aise.

Jje comprends qu’on était trop nombreuses pour qu’une puéricultrice passe nous voir individuellement afin de nous épauler dans cette découverte, mais je trouve que le premier jour, il serait plus confortable pour les mamans, et du coup pour leurs bébés, de faire tout ça dans leur chambre et que l’on vienne à la pouponnière les jours suivants.

Il a donc fallu que je passe par dessus ce désagrément et que je ne pense qu’à mon bébé et à ce que je voulais lui apporter.

Les autres tétées de la journée se passaient dans la chambre, mais j’ai pu profiter du calme de l’après midi pour retourner à la pouponnière. Nous y sommes restés jusqu’au changement d’équipe. Cette fois ce fut agréable car il n’y avait que nous et la puéricultrice qui a pu prendre le temps de discuter et bien m’expliquer les positions et les repères à prendre.

Mais si cette première journée et la nuit précédente s’étaient bien passées, la deuxième nuit allait tout remettre en question car, contrairement à la première où la puéricultrice avait été présente et attentionnée, ça n’a plus du tout été le cas à la suivante.

Est-ce parce que je n’étais plus nouvelle arrivante ou juste parce que ce n’était pas la même personne que la veille ? (Je penche pour le choix numéro 2).

Toujours est-il que lorsque je l’ai appelée car je n’y arrivais pas, elle m’a collé un bout de sein et a écrasé la tête de Ouistiti sur mon sein en me disant « il va falloir être autonome maintenant »

Euh, comment dire c’est ma deuxième nuit de Maman, un peu de tolérance, merci !

Et cette unique phrase a failli tout remettre en question. J’ai paniqué, perdu toute confiance en moi. On était en plein milieu de la nuit, j’étais toute seule avec mon bébé qui avait faim et je n’arrivais pas à le nourrir correctement.

Et j’ai eu cette immense chance d’avoir des copines (dont la Maman de la bouille fait partie) futures ou très jeunes mamans comme moi puisque nous devions toutes accoucher au mois de décembre qui. parce qu’elles ont un tout jeune bébé qui réclame la nuit ou parce que les insomnies de fin de grossesse les tiennent éveillées, étaient pour certaines connectées à l’heure où ça s’est passé. J’ai donc pu vider mon sac et elles m’ont rattrapé aux branches et encouragé aussitôt !!!! Et pour ça je n’aurai jamais assez de mercis et de bisous à leur envoyer !!!!

C’est pour cette raison que je reste persuadée que l’allaitement ne peut fonctionner que si l’on est bien entourée.

Et la rencontre avec une autre puéricultrice les deux derniers jours de notre séjour a terminé de m’en convaincre.

J’ai tout de suite accroché avec elle, même si il y avait d’autres mamans dont elle devait s’occuper, elle a pris le temps, quand elle était avec moi, de tout me ré-expliquer : comment m’installer, comment positionner Ouistiti pour éviter les crevasses, les soigner si malgré tout je venais à en avoir, les massages à faire pour me soulager, comment stimuler la lactation…

Et c’est elle qui m’a permis de quitter la maternité sans aucune appréhension, alors que si j’étais restée sur l’impression laissée par la puéricultrice de nuit, je reste presque persuadée que j’aurais arrêté l’allaitement dès mon retour a la maison.

Ouistiti a bientôt 12 semaines et cela fait 12 semaines que nous sommes en allaitement exclusif.

Tout n’est pas toujours facile, il m’arrive encore d’avoir des doutes et des interrogations et là aussi je vais chercher des conseils et du soutien auprès de mes copines décembrettes (Dorothée alias Maman de la Bouille, Jenny, Emily, Clémentine, Jessica, Déborah, Sophie, Sandrine, les deux Adeline, Lucile, Gaëlle, Kétline, Estelle et Nathalie), ma Kopinette Charlotte, Lauriane avec qui je me découvre de plus en plus de points communs en plus de celui d’être très attachée à la région Rochelaise, et bien sur PapadeOuistiti, mon soutien numéro un, qui m’encourage et me soulage énormément à la maison ce qui me permet de me reposer aussi souvent que possible.

Tout ce soutien est absolument primordial pour moi car j’ai tendance à vite perdre confiance, à avoir peur de mal faire, surtout quand de fichues coliques viennent s’ajouter au tableau.

Je ne me suis pas mise de date limite à mon allaitement : nous sommes bien partis pour aller vers les 4 mois recommandés, je me vois bien aller jusqu’à 6 mois mais mon véritable idéal serait d’aller jusqu’au sevrage naturel de Ouistiti. J’aime beaucoup l’idée que ce soit lui qui choisisse le moment où il souhaite s’arrêter.

Le principal pour moi est que Ouistiti profite au maximum de ces moments privilégiés.

Tout ceci est mon vécu, mon ressenti.

L’allaitement reste quelque chose de très personnel et je pense qu’il y a autant d’allaitements que de « couples maman/bébé ».

J’ai la chance que mon allaitement se déroule comme je le souhaitais, mais que se passe-t-il quand tout ne se passe pas comme on l’imaginait ?

C’est ce que je vous laisse découvrir en allant lire l’histoire de ma copine, Dorothée, Maman de Ma Bouille, ici.

3 Thoughts on “Mon allaitement : une belle aventure parfois semée d’embûches

  1. ❤️❤️❤️

  2. cest fou comment une seule personne peut remettre en cause lallaitement dune maman débutante, ça me prépulse ce genre de comportement 🙁
    enfin tu as réussi a passer outre cest super!!!
    si tu as confiance lallaitement durera dans le temps ya pas de raison tu as dejà passé la phase la plus difficile des 3 premières semaines et si pousse jusquau 6 mois recommandé (OMS) cest encore mieux.
    et le sevrage naturelle je trouve ça top perso, dur pour maman mais moins violent pour bébé <3
    bon allaitement!!!

  3. Pingback: En duo avec La Bouille : Bébé des Villes, Bébé des Champs Maman de Ouistiti | Maman de Ouistiti

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