Parmi toutes les choses dont on te parle quand tu annonces ta grossesse, il y a ce mystérieux instinct.

Lorsque j’attendais Ouistiti, plusieurs personnes m’en ont parlé et même si je ne doutais pas l’avoir (je suis de nature ultra protectrice avec les gens que j’aime, alors pour la chair de ma chair, je me doutais bien qu’il se passerait quelque chose), je me demandais comment il se matérialiserait. 

Et puis Ouistiti est né et très vite il a eu des petits soucis de santé (rien de grave mais suffisamment génant pour que la maman que je suis ne veuille pas laisser les choses telles quelles…)

Quand j’étais enceinte, deux choses « d’ordre médical » me turlupinaient : la bronchiolite (Ouistiti étant prévu pour la mi-décembre, on allait être en plein pic, et même sa naissance a J-15 ne changeait pas grand chose) et le RGO (ayant moi-même des soucis de cet ordre depuis des années, que mon bébé puisse endurer la même chose me terrifiait) et malheureusement Ouistiti a été confronté à la première et a eu des symptômes du second.

J’ai tout de suite eu des doutes, oui mais voilà à chaque fois les professionnels de la profession m’ont court-circuitée et leur faisant confiance puisque ce sont eux qui sont censés savoir, les choses ont trainé et la situation a, à chaque fois, dégénéré.

Pour la bronchiolite, j’ai écouté une puéricultrice qui m’a dit que si Ouistiti commençait a tousser c’est parce que c’était un petit goulu qui prenait en grandes quantités et ça l’irritait, d’où la toux…

J’ai donc écouté, l’espace d’une après-midi et d’une soirée, ses conseils d’espacer les tétées. Il en est sorti beaucoup de stress pour Ouistiti que j’étais en train de décaler et pour moi puisque je n’écoutais plus mon bon sens.

Je me suis vite ressaisie, et je suis allée voir mon généraliste puisque la pédiatre de Ouistiti n’était pas là ce jour-là. Je vous passe les détails, mais au final nous avons passés 4 jours à l’hôpital (Noël compris) puisque mon bout de chou d’a peine 3 semaines avait contracté le VRS qui est une infection qui peut se compliquer et devenir une bronchiolite. Et a 3 semaines, on ne se pose pas de questions, vu les risques c’est hospitalisation directe car Ouistiti montrait des signes de détresse respiratoire.

Nous avons eu la chance que tout soit pris a temps mais cette hospitalisation nous a tous perturbé et Ouistiti a eu beaucoup de mal à retrouver les quelques marques qu’il avait commencé a prendre depuis qu’on était rentré de la maternité.

Je m’en suis beaucoup voulu de ne pas avoir suivi mon intuition car depuis ses premières quintes de toux, une petite voix me disait qu’il y avait quelque chose de l’ordre de la bronchiolite qui se préparait… Mais comme plusieurs personnes me l’ont dit (le papa de Ouistiti, ma maman, ma sœur, quelques amies proches), on ne nous donne pas de mode d’emploi a la sortie de la maternité, être maman ça s’apprend au fil des jours avec bébé !

Après tout ça, nous avons repris tout doucement, non sans mal, nos petites habitudes et quelques temps après, de nouvelles perturbations sont intervenues.

Cette fois-ci, il s’agissait des tétées qui n’étaient plus apaisées. Mon petit bout qui, jusque là, s’endormait après manger, pleurait voire hurlait après quasi toutes les tétées.

J’ai commencé par penser que c’était l’hôpital qui l’avait perturbé mais très vite j’ai su que c’était autre chose. Quelque chose se passait pendant les tétées et je n’ai pas mis longtemps a penser au RGO.

Ma mauvaise expérience du VRS m’a tout de suite amenée à consulter sa pédiatre, pour elle tout allait bien, Ouistiti n’a pas trois mois donc il faut que tout se mette en place… Pour me soulager (ce n’est pas moi qu’il fallait soulager mais mon bébé…), elle me donne du debridat sauf que je connais le médicament et que je sais que ça ne soulagera pas ce que je pense le fait souffrir immédiatement après les tétées. L’effet est trop immédiat pour que le problème soit au niveau intestinal, même pour un bébé chez qui ça va plus vite.

Là encore, je me laisse endormir et je tente le traitement. S’en suivent plusieurs jours d’horreur.

Là encore, je me ressaisis, nous sommes dimanche et je décide d’abandonner le debridat pour me retourner vers la polysilane que m’avait conseillée mon généraliste avant que je ne vois la pédiatre qui elle, m’avait dit d’abandonner (tu suis toujours ? Non par ce que moi, j’en ai perdu mon latin a ce moment là). Ouistiti semble aller mieux, je continue sur cette voie toute la journée.

Dès le lendemain, j’appelle l’ostéopathe que nous avions vu à la maternité le surlendemain de sa naissance. Je lui explique la situation et lui demande si il peut me conseiller un autre pédiatre car je ne me sens pas écoutée avec celle que nous avons vue jusque-là. Sa théorie du bébé de moins de 3 mois qui « se construit » ne me convient pas, je suis d’accord sur le fait que tout doit se mettre en place mais pas dans toute cette souffrance, ça non !
Il me conseille quelqu’un et en un jour après l’avoir vue, tout ça n’est plus qu’un mauvais souvenir : une écoute, des conseils et j’ai retrouvé mon bébé-sourire.

Cette seconde fois, j’ai réagi plus vite que la première mais si je m’étais vraiment écoutée, je ne lui aurais pas fait subir ces trois jours sous debridat, j’aurais appelé l’ostéo en sortant du rendez-vous avec la première pédiatre.

Mais ça m’a endurci et quand la semaine dernière, j’ai trouvé mon Ouistiti ronchon, faiblard sur les tétées, avec une selle pas comme d’habitude, j’ai tout de suite pris les devants pour éviter une gastro couplée de une déshydratation.

Malgré cela, les choses ne sont pas arrangées, le lendemain, ni une ni deux, nous avons appelé SOS Médecins (car oui, une fois de plus, nous étions dimanche… Il y a vraiment un truc avec les virus/maladies ce jour-là… Y a un truc a creuser, c’est sur !). Et là le diagnostic tombe : début de déshydratation. L’horreur ! Mais nous allons le prendre a temps et traiter la gastro.

Cette fois, je me dis qu’heureusement que je me suis écoutée tout de suite car une déshydratation chez un bébé, ça peut vite devenir très grave ! 

Aujourd’hui Ouistiti va mieux, il a encore fait face a tout ça avec beaucoup de force et de courage, et moi j’en ressors avec la preuve que mon instinct de maman est là depuis le début, qu’il faut juste que je l’écoute, que je suive mes premières impressions et que peu importe si untel me dit une chose contraire, peu importe son statut, si ça ne me convainc pas, je ne m’arrête pas a ça et je continue jusqu’à ce les réponses que j’attends me semblent cohérentes et surtout dans l’intérêt de mon enfant.

La morale de tout ça et le conseil que je peux donner du haut de mon statut de jeune maman débutante c’est : Écoutez vous ! 

Devenir maman déclenche quelque chose et c’est ce quelque chose qui nous guide dans notre nouveau rôle de maman. Je sais que je vais encore commettre des erreurs, c’est comme ça qu’on apprend mais je vais faire en sorte de ne jamais oublier d’écouter cette petite voix qui me guidera dans mon apprentissage, et cette petite voix c’est mon Instinct de Maman !

L'instinct de Maman

7 Thoughts on “L’instinct de Maman

  1. Ce petit a vraiment pas eu de chance j espère que c est finit pour lui et que tous ira bien:)
    Ça fait peur quand même de pas tomber sur le bon spécialiste

  2. maman de la Bouille on 11 février 2014 at 0 h 00 min said:

    Mon pauvre Oustiti! Mais voila je te l’ai dit, tu le sais, tu es une maman qui déchire! Fais toi confiance! Et compte sur moi pour te mettre une piqure de rappel régulièrement ma bichette! <3

  3. Je dirais même l’instinct de parents ! Ici, la Miss avait 15 jours quand on est passé à la PMI pour prendre son poids. La puéricultrice nous a conseillé des biberons d’eau car elle prenait trop de poids et était en haut des courbes (en même temps, la Miss est née avec un peu plus de 4 kgs, elle était DEJA en haut des courbes ^^). Ca nous a paru suspect mais on a quand même essayé et la Miss était tout déréglée. On a arrêté et une semaine plus tard, on a demandé conseil à notre médecin généraliste (qui est pédiatre de la Miss) et il nous a dit qu’on avait bien fait ! Comme quoi, c’est vraiment notre instinct qui prime !

  4. Il a subi le pauvre Ouïstiti malgré tout… Je suis contente de lire qu’il se remet, même si toutes ces épreuves médicales les mettent à plat, et leurs parents avec… 😉 Mais je confirme, qui mieux que ses parents connaissent le mieux leur bébé… Écoute ton instinct, il sait !

  5. Pauvre ouistiti il en a déjà vu, en tout cas heureusement que tu savais réagir comme il le faut. C’est quand même dingue, on donnerait toute confiance aux médecins et pourtant …. en tout cas je suis bien contente d’avoir lu ta morale et j’essaierai de me faire confiance le plus possible le moment venu
    J’espère que tous les soucis de ouistiti seront derrière lui!

  6. Des fois je crois que c’est l’instinct de la maman qui devrait primer, je connais des docs qui suive ce principe

  7. Voilà un article qui mérite d’être félicité ! Dans mes consultations je passe une première partie de mon temps à écouter la maman et à la rassurer quant à ses bons réflexes. L’instinct maternel tend à vouloir être mis sous silence pour faire place à la médecine uniquement. Et c’est le Uniquement qui me gêne beaucoup.
    Les temps de consultations chez un médecin sont très courts, celui-ci est souvent dérangé par des appels et il est donc là surtout pour traiter la pathologie mais pas ce qui se joue derrière la pathologie.
    Quand à la PMI, pour y avoir emmener ma fille pour la faire peser, j’ai très vite fuit. Les conseils ne sont absolument pas adapté et personnalisé. Les questions sont succintes.
    Vous avez eu les bons réflexes. L’expérience forge la maman que vous êtes.
    Belle continuation,

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